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sylvie.france
00Thursday, June 22, 2006 12:35 AM
Faut pas pousser !

Si je puis me permettre ..... on ne va pas en faire un plat comme le Camauro !

"abréger son audience générale"

Il n'avait pas l'air terrassé par la chaleur ; mais en bon chrétien, il pense aussi aux autres. Les pélerins, on le sait, arrivent en avance, sur la place .
Fatigués par une nuit courte et agitée, ils doivent rester au soleil .
En fait , il n'a pas spécialement "abrégé" son discours !
à lire l'AFP, on croirait qu'il a dit 2 mots , la bénédiction, aurevoir et merci .

le texte entier est ici : eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2106062_audience et n'a rien d'un résumé baclé

"aussitôt applaudi par la foule"

la foule , c'était quelques dizaines de personnes qui ont du apprécier son geste charitable et approuvaient son opinion sur la chaleur.
Je regarde la version italienne de l'audience, donc sans bruit de traduction ; j'affirme qu'il n'y a pas eu un hurlement frénétique de joie !

C'est devenu une manie lamentable de réduire tout ce qu'il dit ou fait de bien ; et de pinailler et grossir les petits détails .

pulcherbenedictus
00Thursday, June 22, 2006 6:35 AM
EVIDEMMENT que ce fut par pitié
EVIDEMMENT que ce fut par pitié pour les pauvres gens qui cuisaient sur la place!!!c'est ce que j'ai pensé tout de suite!!!!! moi j'étais à st pierre au printemps et déjà le soleil tapait sur le front je ne vous dis pas! et pourtant j'habite à marseille je sais ce que c'est que la chaleur!
"mais en bon chrétien, il pense aussi aux autres."BIEN SUR! et les gens ont applaudi pour remercier!
comment ne pas comprendre ça de suite!!!!

[Modificato da pulcherbenedictus 22/06/2006 6.38]

pulcherbenedictus
00Thursday, June 22, 2006 6:37 AM
"à lire l'AFP, on "..LA BARBE!
"à lire l'AFP, on "
j'en ai assez q"on" s'échine à lui trouver des défauts; il agit charitablement (j'ai été tres touchée en apprenant la nouvelle) et les médias cherchent encore à l'agonir ;retenez moi!!!
Danielle
beatrice.France
00Friday, June 23, 2006 11:34 AM
Nomination de Mgr Bertone
Un article du FIGARO:

Benoît XVI change les hommes de Jean-Paul II
Hervé Yannou, 23 juin 2006
Le Pape a désigné hier un nouveau «premier ministre». Il va aussi nommer un nouveau ministre des Affaires étrangères.



BENOIT XVI a enfin nommé son «premier ministre» et décidé de changer les hommes de Jean-Paul II en charge des Affaires étrangères du Saint-Siège. C'est la fin d'une ère au Vatican.
Hier, le cardinal archevêque de Gênes, Tarcisio Bertone, a été nommé secrétaire d'État. D'une façon tout à fait inhabituelle, pour permettre un passage de témoin en douceur sans froisser les susceptibilités, ce dernier ne prendra ses fonctions qu'à la mi-septembre. D'ici là, le cardinal Angelo Sodano, 79 ans en novembre et en poste depuis quinze ans, restera aux commandes.

Dans la foulée, le Pape a aussi décidé de se séparer de son «ministre des Affaires étrangères». Mgr Giovanni Lajolo quittera lui aussi, en septembre, le poste qu'il occupe depuis à peine trois ans. Il est appelé à diriger la Cité du Vatican à la place du cardinal Edmund Szoka, 79 ans. Son successeur, encore inconnu, pourrait être l'actuel nonce à Paris, Mgr Fortunato Baldelli.

Le jeu des chaises musicales, tant attendu depuis l'élection de Benoît XVI il y a quatorze mois, a donc débuté. Le Pape place tranquillement ses hommes aux postes clefs. Avec la nomination de son secrétaire d'État, il imprime une marque très personnelle au gouvernement de l'Église.
Le cardinal Bertone le reconnaît lui-même, c'est un fidèle parmi les fidèles de Benoît XVI. Il l'a secondé pendant sept ans à la Congrégation de la doctrine de la foi.

Un conservateur médiatique

Mais il n'est pas issu des rangs de la diplomatie vaticane, ce qui fait grincer quelques dents. En dehors de la parenthèse du cardinal français Jean Villot, secrétaire d'État de 1969 à 1978, il faut remonter cent trente ans en arrière pour trouver un non-diplomate à ce poste, à la fois politique et diplomatique.

Les rapports qui unissent le Pape à son cardinal secrétaire d'État ne vont pas sans rappeler ceux qui existent entre l'Élysée et Matignon. Benoît XVI, Pape plus religieux que politique, a ainsi choisi, à son image, un universitaire, religieux salésien de 71 ans, doctrinalement conservateur, mais souriant et particulièrement tourné vers les jeunes. Il est surtout très médiatique. Il a été le premier à dénoncer le Da Vinci Code. Supporter de la Juventus de Turin (sa région d'origine), il a commenté en direct des matchs de football. C'est avant tout un juriste, auteur d'une thèse sur le gouvernement de l'Église... sous Benoît XIV (1740-1758). Il a ainsi participé à la dernière révision du Code de droit canonique et connaît parfaitement le fonctionnement interne de l'Église.

C'est un point fondamental pour le Pape, soucieux de s'entourer d'hommes de confiance et de terrain. Les nominations effectuées jusqu'à présent concernent avant tout des évêques résidents, non italiens, mais qui sont tous passés par Rome. Mais le sésame pour être désormais appelé à un poste de responsabilités au Vatican semble être un passage réussi par le Saint Office dirigé pendant vingt-quatre ans par le cardinal Ratzinger.


De quoi satisfaire les "vaticanistes" en leur donnant du grain à moudre alors qu'ils piaffent d'impatience depuis 14 mois!
Seul point qui me "chiffonne" danc cet article: pourquoi parler de Saint-Office, alors que cette appellation n'a plus cours depuis longtemps? Pourquoi pas de Sainte Inquisition, tant qu'on y est?
Enfin, comme le dit Teresa, ne boudons pas notre plaisir, et réjouissons-nous de voir, aux côtés du Saint-Père "un fidèle parmi les fidèles", c'est-à-dire un ami véritable.

Voir à ce sujet:
1. Le site Eucharistie Sacrement de la Miséricorde: http://eucharistiemisericor.free.fr
2. Le site www.cardinalrating.com

[Modificato da beatrice.France 23/06/2006 16.07]

beatrice.France
00Friday, June 23, 2006 1:24 PM
Nomination de Mgr Bertone(2)
Dans LA LIBRE BELGIQUE, l'article de Christian Laporte

Le cardinal Bertone, nouveau "Premier ministre"
CHRISTIAN LAPORTE



La Libre Belgique» l'avait déjà laissé entendre il y a quinze jours: c'est bel et bien l'archevêque de Gênes, le cardinal Tarcisio Bertone qui succédera au cardinal Angelo Sodano comme Secrétaire d'Etat, en fait, le «premier ministre» du gouvernement du Vatican. Un choix qui confirme qu'après s'être installé en douceur dans sa nouvelle fonction, le pape Benoît XVI s'apprête, dans les prochaines semaines, à passer à la vitesse supérieure dans la désignation de ses collaborateurs plus proches.

Non point parce que l'équipe en place sous Jean-Paul II aurait démérité mais à la place Saint-Pierre aussi, le choix d'un nouveau chef, ici plus spirituel que d'Etat, s'accompagne aussi d'un renouvellement des cadres de l'entourage proche. L'on sait que devant parer au plus pressé, le cardinal Levada avait été porté à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi mais les autres changements demeurèrent en veilleuse. A noter que le cardinal Angelo Sodano ne cédera son poste que le 15 septembre. Une date choisie pour procéder à un autre changement: le cardinal américain Edmund Casimir Szoka, 79 ans, quittera en effet le gouvernorat de la Cité du Vatican où il sera remplacé par Mgr Giovanni Lajolo, 71 ans, actuel ministre des Affaires étrangères du Saint-Siège. Il faudra donc aussi trouver un successeur à ce dernier qui aura finalement occupé son poste - c'est plutôt rare - pendant moins de trois ans. Jeudi, il se susurrait au Vatican que Mgr Fortunato Baldelli, actuel nonce apostolique à Paris tient la corde.
Parmi les autres changements attendus, il y aura aussi celui d'un des personnages les plus médiatiques de l'Eglise: celui du porte-parole. En l'occurrence, Joaquin Navarro-Valls qui a récemment exprimé son désir de partir après 21 ans de bons et loyaux services. Une personnalité forte dont on rappelait sans cesse l'appartenance à l'Opus Dei mais qui, il faut bien le dire, oeuvra surtout pour l'ensemble des «chapelles» de l'institution. Lui aussi sera à jamais identifié à Jean-Paul II dont il accompagna le pontificat.
Bref, l'équipe mise en place par Jean-Paul II s'efface au profit des hommes de Benoît XVI qui n'entend pas se laisser imposer de choix et prend encore tout son temps.
Le choix du cardinal Bertone n'étonne guère à l'ombre de la basilique Saint-Pierre: Benoît XVI connaît parfaitement l'archevêque de Gênes qui fut de 1995 à 2002 son secrétaire à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Contre le «Da Vinci Code»

En ces temps de Mondial, on rappelle volontiers que le futur Secrétaire d'Etat n'est pas porté uniquement sur la rigueur des dogmes mais est aussi un passionné de football extraverti.
Un prélat qui ne passe pas pour garder sa langue dans sa poche. Son franc parler l'est sans doute parfois un peu trop. C'est lui qui en mars 2005, alors que Jean-Paul II vivait ses dernières semaines terrestres, était parti résolument en guerre contre le «Da Vinci Code» qu'il qualifia de «tissu de mensonges de mauvais goût». de quoi rameuter la presse dans sa bonne ville de Gênes.

L'effet espéré ne se produisit pas; au contraire, le roman de Dan Brown serait resté inconnu d'une bonne frange de l'opinion. Dans ses nouvelles fonctions, il devra, pour le moins, se montrer un peu plus réservé et, surtout, plus diplomate.


[Modificato da beatrice.France 23/06/2006 13.44]

beatrice.France
00Friday, June 23, 2006 1:31 PM
Nomination de Mgr Bertone (3)
Dans LA CROIX, l'article d'Isabelle de Gaulmyn, bien documenté, avec une description du rôle de la Curie, et un portrait de Mgr Bertone.
Et également, pour l'Histoire, une liste des secrétaires d'état depuis 1914:

La tête de la curie romaine renouvelée

Le pape a désigné jeudi 22 juin un nouveau secrétaire d’État : le cardinal italien Tarcisio Bertone, jusqu’ici archevêque de Gênes, succédera le 15 septembre au cardinal Angelo Sodano

Avec la nomination « annoncée » jeudi 22 juin – puisqu’elle ne sera effective que le 15 septembre –, Benoît XVI envoie un double signe. D’une part, en nommant secrétaire d’État un de ses fidèles, le cardinal Tarcisio Bertone, jusqu’ici archevêque de Gênes (lire son portrait ci-dessous), qui n’a pas de passé direct au sein de cette instance de la curie, le pape montre sa volonté de mieux contrôler cette puissante structure de gouvernement.

D’autre part, en annonçant de la même manière le départ de Mgr Giovanni Lajolo, secrétaire de la section pour les rapports avec les États, il clôt définitivement «l’ère Sodano» dont le « ministre des affaires étrangères du Saint-Siège », piémontais lui aussi, était un proche. Car, si le cardinal Bertone est lui-même un Piémontais, il n’appartient pas aux réseaux de son prédécesseur, dont le cardinal Ratzinger s’était toujours aussi tenu éloigné.
...


La suite ICI, au format PDF.

[Modificato da beatrice.France 23/06/2006 13.43]

beatrice.France
00Friday, June 23, 2006 5:25 PM
Nomination de Mgr Bertone(4)
Au tour du MONDE et d'Henri Tincq, de commenter la nouvelle...

Le cardinal italien Tarcisio Bertone devient secrétaire d'Etat du Vatican



Benoît XVI a nommé, jeudi 22 juin au Vatican, un nouveau secrétaire d'Etat, le cardinal Tarcisio Bertone, 71 ans, actuel archevêque de Gênes. Celui-ci devient le "numéro 2" de l'Eglise catholique, en charge de la diplomatie autant que des questions internes au gouvernement de l'Eglise. Il prendra ses fonctions à la tête de la Curie en septembre.

Le pape a aussi promu Mgr Giovanni Lajolo, actuel sous-secrétaire d'Etat chargé des affaires étrangères, comme gouverneur de la Cité du Vatican, succédant au cardinal américain Edmund Szoka, atteint par la limite d'âge. Mgr Lajolo n'a pour le moment pas de successeur, mais le nom du nonce à Paris, Mgr Fortunato Baldelli, est souvent cité.

Ainsi le nouveau pape aura-t-il mis quatorze mois avant de se séparer du cardinal Angelo Sodano, qui avait exercé la fonction de secrétaire d'Etat pendant quinze ans auprès de Jean Paul II et qui, à près de 79 ans, avait dépassé la limite d'âge (75 ans).
Cette lenteur ne s'explique pas par la confiance - qui n'a jamais été excessive - entre ces deux plus proches collaborateurs du pape polonais jusqu'à sa mort. Elle est typique du style de Benoît XVI, qui prend son temps pour constituer son équipe, s'entourer d'hommes de confiance qui ne cherchent pas à se substituer à son autorité, et pour réformer une Curie souvent décriée pour ses méthodes bureaucratiques et son hypertrophie.

A cet égard, le choix du cardinal Bertone n'est pas une surprise. Il fut pendant sept ans le bras droit du cardinal Ratzinger à la congrégation pour la doctrine de la foi. Il n'est pas issu de la diplomatie pontificale, traditionnel vivier de secrétaires d'Etat (Pacelli, futur Pie XII ; Tardini pour Jean XXIII ; Casaroli et Sodano pour Jean Paul II). Son profil est celui d'un "pasteur" plus que d'un haut fonctionnaire formé au moule de la Curie.

Il a une expérience d'évêque résidentiel (Gênes), comme les deux autres promus à la Curie depuis un an par Benoît XVI : les cardinaux William Levada, nouveau préfet de la congrégation de la doctrine, venu de San Francisco, et Ivan Dias, nouveau préfet de la congrégation de l'évangélisation des peuples, venu de Bombay. Ainsi se dessine, à petites touches, une réforme de la Curie dont les axes sont l'internationalisation, l'expérience de terrain et la simplification des structures. L'ex-cardinal Ratzinger fut le témoin attristé sous Jean Paul II de l'alourdissement de la bureaucratie, érigée en quasi-gouvernement autonome face à un pape souvent en voyage. Aujourd'hui, Benoît XVI regroupe des conseils pontificaux créés après le concile Vatican II (1962-1965).

Dès le mois de mars, il a réuni, à titre provisoire, le conseil pour les migrants et celui de Justice et Paix, le conseil de la culture et celui du dialogue interreligieux. Le conseil de la famille devrait fusionner avec ceux de la santé et des laïcs. Tous les organes de communication (salle de presse, Osservatore Romano, Radio Vatican, centre de télévision CTV) pourraient également être regroupés dans un "ministère" unique de la communication.

EXERCICE MINIMAL DU POUVOIR

Cette réforme de la Curie romaine obéit à des principes chers à ce pape, qui est un théologien avant d'être un politique : l'allégement des structures et le retour à un exercice minimal du pouvoir pontifical. Elle est à rapprocher de la réduction du nombre de ses audiences (accordées à des chefs d'Etat, jamais à des chefs de gouvernement), à la diminution du nombre des voyages, à son respect absolu des règles - par exemple dans sa promotion de cardinaux de mars, qui n'a pas dépassé le plafond de 120 électeurs pour un éventuel conclave.

La mise à la retraite du cardinal secrétaire d'Etat Angelo Sodano qui, sous Jean Paul II, avait incarné cette frénésie d'audiences, de voyages, ainsi qu'une diplomatie active dans les Balkans, au Proche-Orient et contre la guerre en Irak, marque sans doute la fin d'une époque vaticane où la géopolitique et la centralisation semblaient des priorités.
Peu de temps après son élection, Benoît XVI avait prévenu :
"Le pape n'est pas un souverain absolu. Son pouvoir n'est pas au-dessus, mais au service de la parole de Dieu."

Henri Tincq

sylvie.france
00Friday, June 23, 2006 5:54 PM
messe en latin ?

Moins bruyante que les changements de personnes, mais tout aussi intéressante, une petite information

***************

www.lefigaro.fr/international/20060623.FIG000000008_un_proche_du_pape_prone_le_retour_de_la_messe_en_la...

23 juin 2006, (Rubrique International)

Le numéro deux du «ministère» du culte au Saint-Siège estime qu'il faut redonner de la solennité à la liturgie. Un nouveau geste en direction des traditionalistes.

LA MESSE en latin revient en grâce au Vatican.
Rétablir certains aspects de la messe d'avant le concile Vatican II «est une urgence».

Quarante ans après, il faut une véritable réforme de la réforme, redonner sa solennité à la messe et rappeler que le rôle des laïcs n'est pas celui des prêtres.

Telle est la substance des propos de Mgr Malcom Ranjith Patabendig à l'agence 1. MEDIA. Ils feront plaisir aux catholiques traditionalistes et aux Lefebvristes.

Ce diplomate sri-lankais, numéro deux du «ministère» du culte et de la discipline des sacrements, est dans la droite ligne de Benoît XVI qui l'a volontairement placé à ce poste.

Après le Concile Vatican II, «certains changements peu réfléchis ont été faits, dans la rapidité et l'enthousiasme», ce qui a débouché sur «une situation opposée à celle que l'on souhaitait», estime l'ancien nonce en Indonésie.
Une trahison de l'esprit des réformes, en quelque sorte.

La messe «dos au peuple»

Reprenant la croisade contre les abus liturgiques, il ne mâche pas ses mots contre ces «directions erronées comme l'abandon du sacré, la confusion des rôles entre les laïcs et les prêtres, ou encore certains changements qui ont vidé les églises en les protestantisant.
Ces changements de mentalité ont affaibli le rôle de la liturgie plutôt que de le renforcer» et favorisé «le sécularisme».

L'Église aurait ainsi beaucoup perdu aux yeux de nombreux jeunes et de nombreux prêtres.
Pour Mgr Malcom Ranjith, «elle doit être sensible à ces urgences que les gens sentent et retrouver certains aspects de la liturgie du passé».

Le Saint-Siège appelle ainsi les évêques à «renforcer les acquis du passé» tout en conservant les gains du concile en matière liturgique (l'utilisation de la langue vernaculaire, en particulier).
En effet, «l'ancien missel de la messe dite de saint Pie V n'a jamais été aboli». Une affirmation qui n'est pas neuve.

Pour l'ancien nonce, il est injuste de donner une image négative de la messe revendiquée par les traditionalistes. Il faut au contraire perfectionner le missel actuel.

Ces paroles reflètent la pensée du Pape.

En avril dernier, une réédition en italien d'un livre de celui qui était alors le cardinal Ratzinger a exhumé ses positions favorables à la célébration de la messe en latin, «dos au peuple», selon l'ancien missel.

Il y a trois ans déjà, le futur pape exprimait son désir de rouvrir ces questions, regrettant «les fanatismes» du débat post-conciliaire sur la liturgie.

Benoît XVI y travaille et ses directives sont attendues, alors qu'il a multiplié les gestes à l'égard de la frange traditionaliste de l'Église catholique et de la Fraternité Saint Pie X.
Mais si avec cette dernière, la «querelle des rites» n'est qu'un point de controverse, l'enseignement doctrinal du Concile Vatican II en est un autre qui semble plus difficilement surmontable.

Mais Benoît XVI, en remettant au goût du jour l'ancien missel, ouvre une brèche dans laquelle de nombreux fidèles, en délicatesse avec Rome, pourront s'engouffrer.

beatrice.France
00Friday, June 23, 2006 9:07 PM
Un souffle d'air frais!!!
C'est vraiment ce qu'IL est, notre cher Benoît!
Comme c'est beau et vrai, bon à entendre, bien dit!!

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[Modificato da beatrice.France 24/06/2006 10.27]

beatrice.France
00Saturday, June 24, 2006 12:35 PM
Dans Présent du 24 juin, un abbé proche du milieu traditionaliste commente la nomination de Mgr Bertone:



Lire l'article en entier ici: Bertone_Present.pdf
beatrice.France
00Monday, June 26, 2006 9:12 PM
Re: messe en latin ?
Article dans LA CROIX du 26 juin:

La réforme Vatican II n'a jamais décollé
Pour le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, il faut retrouver le véritable esprit de la réforme conciliaire

Entretien avec Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige Don, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements

- La Croix : On a le sentiment que, pour Benoît XVI, la liturgie est une priorité.
- Mgr Albert Ranjith : À juste titre. Lorsque l’on remonte l’histoire de la liturgie à travers les siècles, on voit combien est important pour tout homme le besoin d’écoute de Dieu et de contact avec l’au-delà. L’Église a toujours été consciente que sa vie liturgique doit être orientée vers Dieu et comporter une atmosphère profondément mystique. Or, depuis quelques années, on a tendance à l’oublier, pour y substituer un esprit de liberté totale qui laisse tout l’espace à l’invention, sans enracinement, ni approfondissement.

– Serait-ce que la liturgie est devenue l’objet de polémiques, de débats dans l’Église, voire un facteur de graves divisions ?
– Je pense que c’est là un phénomène proprement occidental. La sécularisation en Occident a entraîné une forte division entre ceux qui se réfugient dans le mysticisme, en oubliant la vie, et ceux qui banalisent la liturgie, en la privant de sa fonction de médiatrice vers l’au-delà.
En Asie – par exemple au Sri Lanka, mon pays –, chacun, quelle que soit sa religion, est très conscient du besoin de l’homme d’être porté vers l’au-delà. Et cela doit se traduire dans la vie concrète.
Je pense qu’il ne faut pas abaisser le sens du divin au niveau de l’homme, mais au contraire chercher à hisser l’homme vers le niveau supra-naturel, là où nous pouvons approcher le Mystère divin. Or, la tentation de devenir protagoniste de ce Mystère divin, de chercher à le contrôler est forte dans une société qui divinise l’homme, comme le fait la société occidentale. La prière est don : la liturgie n’est pas déterminée par l’homme, mais par ce que Dieu fait naître en lui. Elle implique une attitude d’adoration vers le Dieu créateur.

– Avez-vous le sentiment que la réforme conciliaire est allée trop loin ?
Il ne s’agit pas d’être anti-conciliaire ou post-conciliaire, ni conservateur ou progressiste !
Je crois que la réforme liturgique de Vatican II n’a jamais décollé. D’ailleurs, cette réforme ne date pas de Vatican II : elle a en réalité précédé le Concile, elle est née avec le mouvement liturgique au début du XXe siècle. Si l’on s’en tient au décret Sacrosanctum Concilium de Vatican II, il s’agissait de faire de la liturgie la voie d’accès à la foi, et les changements en la matière devaient émerger de manière organique, en tenant compte de la tradition, et non de manière précipitée. Il y eut de nombreuses dérives, qui ont fait perdre de vue le véritable sens de la liturgie. On peut dire que l’orientation de la prière liturgique dans la réforme postconciliaire n’a pas été toujours le reflet des textes de Vatican II, et en ce sens, on peut parler d’une correction nécessaire, d’une réforme dans la réforme. Il faut regagner la liturgie, dans l’esprit du Concile.

– Concrètement, par quoi cela passe-t-il ?
– Aujourd’hui, les problèmes de la liturgie tournent autour de la langue (vernaculaire ou latin), et de la position du prêtre, tourné vers l’assistance ou tourné vers Dieu.
Je vais vous surprendre : nulle part, dans le décret conciliaire, on n’indique qu’il faut que le prêtre désormais se tourne vers l’assistance, ni qu’il est interdit d’utiliser le latin !
Si l’usage de la langue courante est consenti, notamment pour la liturgie de la Parole, le décret précise bien que l’usage de la langue latine sera conservé dans le rite latin. Sur ces sujets, nous attendons que le pape nous donne ses indications.

– Faut-il dire à tous ceux qui ont suivi, avec un grand sens de l’obéissance, les réformes post-conciliaires qu’ils se sont trompés ?
– Non, il ne faut pas en faire un problème idéologique. Je remarque combien les jeunes prêtres, ici, aiment à célébrer en rite tridentin. Il faut bien préciser que ce rite, celui du missel de saint Pie V, n’est pas « hors la loi ». Faut-il l’encourager davantage ? C’est le pape qui décidera. Mais il est certain qu’une nouvelle génération est en demande d’une plus grande orientation vers le mystère. Ce n’est pas une question de forme, mais de substance. Pour parler de liturgie, il ne faut pas seulement un esprit scientifique, ou historico-théologique, mais surtout une attitude de méditation, de prière et de silence.

Encore une fois, il ne s’agit pas d’être progressiste ou conservateur, mais simplement de permettre à l’homme de prier, d’écouter la voix du Seigneur. Ce qui se passe dans la célébration de la gloire du Seigneur n’est pas une réalité seulement humaine. Si on oublie cet aspect mystique, tout se brouille, et devient confus. Si la liturgie perd sa dimension mystique et céleste, qui, alors, aidera l’homme à se libérer de l’égoïsme et de son propre esclavage ? La liturgie doit avant tout être une voie de libération, en ouvrant l’homme à la dimension de l’infini.

Recueilli par Isabelle de GAULMYN à Rome

***
Un fidèle de Benoît XVI

Âgé de 58 ans, Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige Don est l’un des premiers responsables de la curie nommés par Benoît XVI. Originaire du Sri Lanka, il fut évêque auxiliaire de Colombo en 1991, avant de recevoir la charge du diocèse de Ratnapura en 1995. Cet homme brillant et cultivé, d’un grand classicisme doctrinal, fut appelé à Rome en 2001 comme sous-secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Mais il dut en repartir, nommé en 2004 nonce en Indonésie, ce qui fut considéré comme une sanction liée aux différends qu’il avait eus avec le cardinal Sepe, alors préfet de ce dicastère et récemment muté à Naples. Sa nomination à la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, remplaçant Mgr Sorrentino comme bras droit du cardinal Arinze, a signifié le retour en grâce de ce fidèle de Benoît XVI.

beatrice.France
00Tuesday, June 27, 2006 9:16 AM
Concert en l'honneur du Saint-Père à la Chapelle Sixtine
Du site Eucharistie Sacrement de la Miséricorde:

Vers l'article
Cliquez sur l'image pour lire l'article sur le site



Voir aussi ICI les captures d'écran de paparaxvi en meilleure définition.

[Modificato da beatrice.France 27/06/2006 9.16]

beatrice.France
00Tuesday, June 27, 2006 9:26 AM
Vers l'article
beatrice.France
00Wednesday, June 28, 2006 5:07 PM
Dans l'hebdomadaire MINUTE, cette semaine

GRANDES MANOEUVRES AU VATICAN

Le nouvel état-major de Benoît XVI

Les mutations se multiplient au Vatican. Elles obéissent manifestement à une logique nouvelle et constituent un premier tournant du pontificat de Benoît XVI. Le Saint Père s'entoure d'une équipe de fidèles. Décryptage de cette nouvelle donne.
Suite de l'article en cliquant sur l'image.


Article ici

C'est un point de vue un peu "décalé" et très intéressant, issu d'un journal en marge de la grande presse. L'auteur, Joël Prieur, est proche du milieu traditionaliste, et son sentiment personnel est donc à l'opposé de celui des "vaticanistes" institutionnels qui s'expriment habituellement.
L'éclairage sur la réorientation subtile de la Curie, et, plus largement, de son entourage, opérée -avec délicatesse- par Benoît XVI, a reçu encore récemment une confirmation avec le concert donné en son honneur par Mgr Bartolucci, et le discours prononcé alors par le Saint-Père.
Evidemment, tout cela relève de la conjecture et de l'interprétation, mais celles-ci sont au moins aussi crédibles que ce que l'on a l'habitude de lire sur le sujet.

[Modificato da beatrice.France 28/06/2006 17.28]

TERESA BENEDETTA
00Wednesday, June 28, 2006 6:44 PM
Merci pour cet article. Voir ce phrase:
"A Rome, où Jean-Paul II, très semblable en cela à la reine d’Angleterre, régnait avec faste sans forcément gouverner avec rigueur, le moins que l’on puisse dire est qu’il y a du changement en perspective!"
beatrice.France
00Wednesday, June 28, 2006 9:37 PM
Cet article de Présent, revenant sur les propos de Mgr Ranjith dans l'entretien qu'il a accordé à La Croix, prolonge et confirme l'analyse de Joël Prieur sur les aménagements au sein de la Curie.

Mgr Malcolm Ranjith et «la réforme de la réforme»

Le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige Don a tenu, dans une interview publiée lundi par la Croix, ces propos importants : « Je remarque combien les jeunes prêtres, ici, aiment à célébrer en rite tridentin. Il faut bien préciser que ce rite, celui du missel de saint Pie V, n'est pas "hors la loi". Faut-il l'encourager davantage ? C'est le Pape qui décidera.»
Ces propos revêtent une importance supplémentaire dans la mesure où le prélat, bras droit du cardinal Arinze dans cette Congrégation, a été rappelé à la Curie romaine par Benoît XVI (dont ce fut l'une des premières nominations à la Curie) après une mise à l'écart à la nonciature en Indonésie à la suite de différends avec le cardinal Sepe en 2004. Le Cardinal a été depuis lors déplacé vers Naples : un vrai limogeage.
Mieux : ces propos font l'effet d'une insistance appuyée. Mgr Ranjith venait d'accorder à l'agence I.media un entretien sur le même sujet, parlant de « certains changements qui ont vidé les églises en les protestantisant » .
Plus frappant encore : c'est au sein de la Congrégation pour le culte divin, et non dans le cadre d'une commission ad hoc, que ces fortes paroles se font entendre. Voyez plutôt : rappelant que l'Eglise a toujours été consciente que la vie liturgique doit être orientée vers Dieu et comporter une atmosphère profondément mystique », Mgr Ranjith dénonce l'actuelle « tendance à l'oublier », et «l'esprit de liberté totale qui laisse tout l'espace à l'invention, sans enracinement ni approfondissement ».
« La tentation de devenir protagoniste de ce Mystère divin, de chercher à le contrôler est forte dans une société qui divinise l'homme, comme le fait la société occidentale. La prière est don : la liturgie n'est pas déterminée par l'homme, mais par ce que Dieu fait naître en lui.Elle implique une attitude d'adoration envers le Dieu créateur », dit-il.
La Croix demande alors si Mgr Ranjith a le sentiment que la réforme conciliaire est allée trop loin. Réponse : « Il ne s'agit pas d'être anti-conciliaire ou postconciliaire, ni conservateur ou progressiste. Je crois que la réforme liturgique de Vatican II n'a jamais décollé. D'ailleurs, cette réforme ne date pas de Vatican II : elle a en réalité précédé le Concile, elle est née avec le mouvement liturgique au début du XXe siècle. » Et plus loin : « Il y eut de nombreuses dérives, qui ont fait perdre de vue le véritable sens de la liturgie. »
Mgr Ranjith voudrait un retour au véritable « esprit du Concile », « une correction nécessaire », « une réforme de la réforme ».
On peut considérer cela insatisfaisant, ou ambigu - mais ces propos s'inscrivent clairement dans le sens de la relecture du Concile souhaitée par Benoît XVI dans son discours à la Curie, le 22 décembre dernier.
Pour Mgr Ranjith, les problèmes aujourd'hui « tournent autour de la langue (...) et de la position du prêtre, tourné vers l'assistance ou tourné vers Dieu.»
« Je vais vous surprendre : nulle part, dans le décret conciliaire, on n'indique qu'il faut que le prêtre désormais se tourne vers l'assistance, ni qu'il est interdit d'utiliser le latin ! Si l'usage de la langue courante est consenti, notamment pour la liturgie de la Parole, le décret précise bien que l'usage de la langue latine sera conservé dans le rite latin.
La plus grande «orientation vers le mystère » qu'« une nouvelle génération » demande, selon Mgr Ranjith, irrite fortement la Croix (a-t-elle était surprise, comme le prévoyait le prélat romain ?).
Au point qu'elle assortit l'entretien d'un « Commentaire » où son éditorialiste Michel Kubler, considérant que Mgr Rajah a lancé un «ballon d'essai » en vue des annonces « que pourrait bientôt faire » Benoît XVI, avertit : « Une pareille "orientation" ne manquerait pas de "désorienter" bien plus de communautés que celles, nostalgiques d'une prétendue "messe de toujours", qui verraient ainsi leur combat entériné par Rome. Une telle (r)évolution est-elle à envisager? Il semble que oui.
Plût au ciel...
Jeanne Smits

[Modificato da beatrice.France 28/06/2006 21.40]

sylvie.france
00Thursday, June 29, 2006 7:40 PM
ANGELUS

Aujourd'hui était un jour férié , au Vatican.

Le Pape a remis les palliums aux archevêques métropolitains qui ont été nommés par lui au cours de l'année.
Après la messe en la basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a enchaîné avec la prière de l'Angelus .

Il a remercié la délégation orthodoxe envoyée par le patriarcat de Constantinople et évoqué les récents évènements en Terre Sainte :


permanent.nouvelobs.com/etranger/20060629.FAP6066.html?1316

Benoît XVI appelle à la libération des personnes enlevées en Terre Sainte

AP | 29.06.06 | 15:07

CITE DU VATICAN (AP) -- Le pape Benoît XVI a appelé jeudi à la libération de toutes les personnes enlevées en Terre Sainte et a exhorté Israéliens et Palestiniens à rechercher une solution négociée au conflit qui les oppose.
"Je suis avec inquiétude ce qui se passe en Terre Sainte et je prie pour que chaque personne enlevée" puisse retrouver "rapidement" sa famille, a déclaré le souverain pontife sans citer nommément les personnes prises en otages.
Les soldats israéliens ont lancé une opération militaire dans la Bande de Gaza pour récupérer le caporal Gilad Shalit enlevé dimanche.
Benoît XVI a estimé que seule une solution négociée pouvait assurer la paix et a appelé les responsables israéliens et palestiniens à en rechercher une, avec l'aide de la communauté internationale. AP
beatrice.France
00Friday, June 30, 2006 4:06 PM
"La réforme de la réforme" (suite)
Benoît XVI, un Pape d'une culture universelle, qui a vraiment une vue d'ensemble de tous les problèmes de l'Eglise

Analyse de Sandro Magister, vaticaniste (pas au sens caricatural du terme!!) de l'hebdomadaire italien L'ESPRESSO.

Version italienne ici: http://www.chiesa.espressonline.it/dettaglio.jsp?id=67801

Musique nouvelle au Vatican -pas seulement au Secrétariat d'Etat

Bertone prend la place de Sodano. Mais un tournant important se profile également dans la musique liturgique. Un concert avec le Pape dans la Chapelle Sixtine, dirigé par le maestro Bartolucci, indique le chemin.

Pas après pas, Benoît XVI imprime une nouvelle forme, et un nouveau style, au gouvernement de l'Eglise Universelle.
Les jours précédents, l'annonce du changement de secrétaire d'Etat fut un grand coup: d'Angelo Sodano à Tarcisio Bertone.
Mais un signal non moins important de changement fut un acte voulu par le Pape Joseph Ratzinger: le concert dirigé dans la chapelle Sixtine, samedi 24 juin, par le maestro Mgr Domenico Bartolucci.
Avec ce concert, Benoît XVI a restitué symboliquement la chapelle Sixtine à son véritable titulaire. Car la célèbre chapelle n'est pas uniquement le lieu sacré décoré des fresques de Michel-Ange, c'est aussi celui du choeur qui, depuis des siècles accompagne la liturgie pontificale.
Le maestro Domenico Bartolucci fut nommé directeur "à vie" de la Chapelle Sixtine en 1956 par Pie XII. Avec ce Pape, et ceux qui lui ont succédé, il fut le migistral interprète de la musique liturgique orientée vers le chant grégorien et la polyphonie sacrée. Mais après avoir longuement été attaqué, il fut démis, et remplacé par un maître de choeur considéré comme plus proche de la "musique populaire" chère à Jean-Paul II.
La substitution de Bartolucci fut la conclusion de la quasi élimination du grégorien et de la polyphonie voulu par les artisans de la réforme liturgique post-concilaire.

En 1997, l'initiateur de la mise à l'écart de Bartolucci fut le Maître des cérémonies pontificales, Piero Marini, toujours en exercice avec Benoît XVI même s'il est désormais proche du départ. A la direction de la Chapelle Sixtine, Marini nomma Mgr Giuseppe Liberto, qu'il avit remarqué et apprécié comme directeur des choeurs lors des voyages en Sicile de Jean-PaulI. Il lui fut alors facile d'obtenir l'accord du Pape Wojtyla.
A cette époque, le seul parmi les dirigeants de la Curie Romaine à prendre la défense de Bartoluci fut Ratzinger, pour des raisons à la fois théologiques et liturgiques qu'il a exposées dans des essais et des livres.
Ses positions étaient alors isolées. Mais, quand il est devenu Pape, Ratzinger a tout de suite montré sa volonté de vouloir procéder, dans le champ liturgique et musical, à la "réforme de la réforme".
On l'a compris, à l'issue de la messe d'inauguration de son pontificat, Place Saint-Pierre, empreinte dans sa célébration, d'un clacissisme qui avait connu une éclipse lors les rites de masse de son prédecesseur.
On l'a compris avec la rééducation des évêques, prêtres et fidèles, au vrai mystère de l'Eucharistie, à laquelle Benoît XVI s'est consacré en plusieurs occasions.
On l'a compris lors d'une des premières modifications survenues dans la Curie Romaine, lorqu'il a changé le secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin.
Dans la liturgie, et dans la musique liturgique, Benoît XVI sait que les décrets d'autorité ne suffisent pas. Son intention est de rééduquer, plus que d'émettre des ordres. Le concert du maestro Bartolucci dans la chapelle Sixtine est l'un de ces actes de magistère dont le pape veut laisser le signe.
Dans ce concert, Bartolucci a magistralement exécuté un offertoire, deux mottets et un "Credo" de Giovani Pierluigi da Palestrina, prince de la musique sacrée polyphonique romaine et maître de choeur de la chapelle Sixtine à la fin du XVIème siècle.
Mais il a également exécuté ses propres oeuvres: trois mottets, une litanie, un hymne et un "Oremus pro Pontefice nostro Benedicto" composé en 2005 après l'élection de Ratzinger comme Pape.
L'association entre polyphonie antique et moderne n'est pas un hasard. Prenant la parole à l'issue du concert, Benoît XVI l'a fait observer:
"Tous les morceaux que nous avons entendus -et surtout dans leur ensemble, où viennent en parallèle le XVIème et le XXème siècle - concourent à renforcer la conviction que la polyphonie sacrée, en particulier celle de ce que l'on nomme 'Ecole Romaine' , constitue un patrimoine à conserver avec soin, à tenir vivante, à faire connaître, non seulement au bénéfice des étudiants et des religieux, mais aussi de la communauté écclésiale dans son ensemble.
Une autenthique mise à jour de la musique sacrée ne peut prendre place que dans le cadre de la grande tradition du passé, du chant grégorien, et de la polyphonie sacrée
"

Auparavant, voici comment le maesto Bartolucci s'était adressé à Benoît XVI/
"Très Saint-Père, tout le monde connaît le grand amour que Votre Sainteté porte à la liturgie, et donc à la musique sacrée. L'art musical est celui qui, plus que tous les autres, a bénéficié de la liturgie de l'Eglise; les cantiques furent son berceau, grâce auquel à pu se former le langage que nous admirons aujourd'hui. Les exemples les plus beaux que la foi des siècles passés nous a confiés, et que nous devons conserver, sont justement le chant grégorien et la polyphonie; d'eux, nous apprenons par une pratique constante à vivifier et animer dignement le culte divin".

Parmi les prélats de la Curie Romaine présents au Concert, il y avait aussi Marini et Liberto. Mais l'attention de Benoît XVI ne s'adressait qu'au maestro Bartolucci -89 ans accomplis, et en pleine vigueur- pour son choeur et la très grande qualité de leur exécution.
Que le Pape a qualifié de "véhicule d'évangélisation", et qui ne doit pas être réservé aux seuls concerts, mais servir à animer et embellir les liturgies. A commencer par la liturgie pontificale.

Tel est le chemin à suivre. En rendant la Chapelle Sixtine au maestro Bartolucci, Benoît XVI l'a indiqué sans équivoque.


[Modificato da beatrice.France 30/06/2006 18.05]

sylvie.france
00Saturday, July 1, 2006 3:17 AM
Décryptage
www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php...
Décryptage
30 juin 2006




*Editorial à paraître dans le prochain n° de France catholique
beatrice.France
00Sunday, July 2, 2006 5:01 PM
Benoît et la Coupe du Monde de football
Il s'agit certes d'une anecdote, mais elle montre la gentillesse du Saint-Père, qui porte vraiment sur tout ce qui concerne l'homme le regard attentif d'un pasteur bienveillant .



Source ICI
beatrice.France
00Monday, July 3, 2006 5:34 PM
Catastrophe à Valence.
J'étais en voiture lorsque j'ai entendu la nouvelle à la radio. J'imagine l'angoisse et la peine du Saint-Père, à 5 jours de son déplacement, et je pense très fort à lui...Il semble qu'il y avait beaucoup de pélerins.




(ASCA) - Citta' del Vaticano, 3 luglio
''Il Santo Padre e' stato immediatamente informato del tragico incidente accaduto a Valencia ed ha seguito con dolore e partecipazione le drammatiche notizie che arrivavano da quella citta''' . E' quanto si legge in una dichiarazione del Direttore della Sala Stampa della Santa Sede, Joaquin Navarro-Valls. Il Papa, continua la dichiarazione, ''Ha pregato per le vittime, per le loro famiglie, per tutti i cittadini coinvolti in questo terribile evento''.

[Modificato da beatrice.France 03/07/2006 20.09]

sylvie.france
00Tuesday, July 4, 2006 2:40 AM
Benoît et la Coupe du Monde de football

beatrice.France : Benoît et la Coupe du Monde de football

Il s'agit certes d'une anecdote, mais elle montre la gentillesse du Saint-Père, qui porte vraiment sur tout ce qui concerne l'homme le regard attentif d'un pasteur bienveillant



oui ! mais là, je crois qu'il y porte un intérêt certain ....



permanent.nouvelobs.com/sport/20060703.FAP6863.html?1503
www.linternaute.com/actualite/depeche/629/187564/allemagne-italie_pour_une_place_en_finale_et_pour_l_honne...



[Modificato da sylvie.france 04/07/2006 2.47]

pulcherbenedictus
00Tuesday, July 4, 2006 5:12 AM
il ira se recueillir deavnt la station de métro; vous verrez!
passionnantes infos béatrice; j'aime beaucoup savoir ce que fait et pense de l'actualité notre très cher pape; pour l'accident, je l'ai su par un bandeau passant en boucle en bas d'image alors que je zappais mes chaines du cable et étais sur la BBC; c'est épouvantable; je pense que le Pape ira se recueillir deavnt la station de métro; vous verrez!
beatrice.France
00Tuesday, July 4, 2006 5:27 PM
Accident à Valence

Scritto da: pulcherbenedictus 04/07/2006 5.12
... c'est épouvantable; je pense que le Pape ira se recueillir deavnt la station de métro; vous verrez!


Oui, c'est épouvantable! Et c'est aussi très rare (heureusement!).


Un graphique montre les accidents de métro majeurs dans le monde.

Les autorités ont retrouvé la boîte noire qui pourrait déterminer si la vitesse excessive a pu causer l'accident mortel dans le métro de Valence, alors qu'un million de pélerins sont en train d'affluer 4 jours avant la visite du Pape Benoît XVI.
(AFP/Graphic/Montevideo)


La coïncidence entre les deux évènements me trouble...
[SM=g27833] [SM=g27833] [SM=g27816] [SM=g27816]

[Modificato da beatrice.France 04/07/2006 21.08]

beatrice.France
00Tuesday, July 4, 2006 5:37 PM
La 5ème Rencontre mondiale des Familles
Un excellent article de Jeanne Smits dans Présent, qui met le doigt sur les enjeux de ce déplacement du Saint-Père.

A lire ICI au format pdf.

[Modificato da beatrice.France 04/07/2006 17.38]

beatrice.France
00Tuesday, July 4, 2006 8:30 PM
Accident à Valence (suite)
Vers l'article
Cliquez sur l'image pour lire l'article
beatrice.France
00Wednesday, July 5, 2006 11:37 AM
Du blog de Patrice de Plunkett
Vers le site de P. de Plunkett

Cliquez pour lire l'article en entier
pulcherbenedictus
00Wednesday, July 5, 2006 5:50 PM
Valkence; hommage de Benoit XVI
je l'avais prévu, j'en étais sure: (et vous aussi)
5/07/2006 17:03
MADRID, 5 juil 2006 (AFP) - Accident: le pape se rendra à la station de métro de Valence

Le pape Benoît XVI se rendra lors de sa visite en Espagne à la station de métro Jésus de Valence (est) pour rendre hommage aux victimes du déraillement d'une rame qui a tué lundi 41 personnes, dont cinq étrangers, a indiqué mercredi à l'AFP une source de l'archevêché de Valence.

Le pape doit arriver samedi à 11H30 locales (09H30 GMT) à Valence pour clôturer les Rencontres mondiales de la Famille (RMF) qui se sont ouvertes samedi dernier, et ont été endeuillées par l'accident de métro, attribué à un excès de vitesse dû à une défaillance humaine.

"La papamobile s'arrêtera samedi en face de la station de Jésus (au sud-est de Valence), le pape en descendra et il priera" à la mémoire des victimes de la tragédie de lundi, a dit à l'AFP un porte-parole de l'agence de presse de l'archevêché de Valence (Avan).

L'hommage aura lieu au début de son programme à Valence, "vers 12H00 (10H00 GMT) ou 12H30", avant de se rendre à la Cathédrale, selon cette source.

Benoît XVI fera les 8 et 9 juillet sa première visite en Espagne depuis le début de son pontificat, le 19 avril 2005.

Parmi les 41 morts du déraillement de la rame de métro, figurent cinq étrangers, un Argentin, une Bulgare, une Colombienne, un Paraguayen et un Vénézuélien.
beatrice.France
00Wednesday, July 5, 2006 10:30 PM
Navarro-Valls parle de Benoît XVI...
C'est donc l'opinion de quelqu'un qui connaît bien le Saint-Père.
Soulignons que rien ne l'oblige à tenir de tels propos (d'autant plus qu'il va se retirer) sinon une admiration sincère et profonde, justifiée par une proximité quotidienne.



Article en entier ICI, sur le site Eucharistie...

[Modificato da beatrice.France 05/07/2006 22.30]

beatrice.France
00Thursday, July 6, 2006 9:27 AM
A propos du dialogue inter-religieux et de l'Islam
Interview du Cardinal Poupard, dans LA CROIX du 3 juillet 2006 (Recueilli par Isabelle DE GAULMYN)
Extraits:


- Le rapprochement opéré par Benoît XVI entre le Conseil pontifical de la culture et celui du dialogue interreligieux signifie-t-il que l’essentiel du dialogue se joue, dans l’esprit du pape, sur le plan des cultures ?

Attention aux phrases réductrices, elles risquent de provoquer des malentendus ! La décision du Saint-Père est seulement d’unir pour le moment la présidence du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux à la présidence du Conseil pontifical de la culture, avec une motivation claire et toute positive : « afin de favoriser un dialogue plus intense entre les hommes de culture et les représentants des différentes religions ». Les deux conseils sont autonomes, et continuent leur travail comme toujours. C’est bien clair : la religion ne peut être ni séparée, ni identifiée à la culture. Elle en est comme l’âme, en son cœur, tout en la transcendant. ...

Favoriser le dialogue interreligieux au plan culturel, ce n’est pas en réduire l’importance ! Bien au contraire ! Par exemple, si nous dialoguons – comme récemment à Bruxelles – avec des musulmans et à leur demande, sur les défis écologiques et de l’environnement, nous nous référons à la Création de Dieu, objet de foi mais aussi domaine de réflexion philosophique. Or, la philosophie fait partie de la culture.


Y a-t-il des conditions à ce dialogue ?

Il ne peut y avoir de dialogue qu’entre des êtres libres. Il faut donc être clair : qui est à la source de certaines privations de liberté pour nos frères chrétiens en certaines régions du monde ? Est-ce le fait des politiques, de tel ou tel religieux, ou d’une certaine culture ? Nul ne gagnerait à refuser le dialogue dans la liberté religieuse et la réciprocité. La réciprocité signifie que nous devons faire en sorte de pouvoir vivre dans le respect mutuel de nos convictions, des lieux où nous pratiquons, des rites que nous célébrons, des symboles qui les expriment.

À quelle condition acceptez-vous de dialoguer avec l’islam ?

Il ne faudrait pas s’imaginer l’islam comme un bloc monolithique. Entre les sunnites et les chiites, ce sont déjà des mondes musulmans qui chacun prend des visages différents selon les pays et les régions du monde. L’exemple de l’Irak montre malheureusement combien les fractures internes peuvent être importantes…
Surtout, le dialogue n’est pas une abstraction : il se fait avec des personnes, et non avec des religions. Ces personnes relèvent d’institutions différentes et de milieux de vie différents : l’islam vécu en Afrique du Nord est culturellement très différent de l’islam vécu en Indonésie ou dans les banlieues françaises. Nos interlocuteurs appartiennent au monde universitaire, au monde politique ou à la sphère des autorités religieuses. La rencontre se fait toujours à la demande et en accord avec l’Église locale.


Comment juger de l’authenticité du dialogue ?

L’authenticité demande une spiritualité du dialogue et le désir d’une vraie rencontre. L’extrémiste musulman n’est pas un musulman authentique : je ne dialogue pas avec lui. Ce qui m’amène à préciser que le dialogue politique relève de la Secrétairerie d’État, avec laquelle je suis du reste en liaison constante, à la demande du Saint-Père. Normalement, les religieux sont animés d’une spiritualité, parfois d’une mystique qui ouvre un cadre spirituel favorable à la rencontre.


Texte intégral ICI

[Modificato da beatrice.France 06/07/2006 17.34]

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