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SimplyMe
00Friday, May 19, 2006 11:27 PM
Da Vinci Code - Sondage avant sa sortie au cinéma
*Sondage BVA pour le numéro de mai de Science et Vie, réalisé les 21 et 22 avril sur un échantillon de 1006 personnes.


Près d’un tiers des personnes interrogées estiment que le best-seller de Dan Brown ne sort pas de son imagination. 24% en sont même tout à fait convaincues.

Le Da Vinci Code n’en finit pas de faire des vagues. Près d'un tiers de ses lecteurs français (31%) sont prêts à croire qu’il s'inspire de faits réels concernant la vie du Christ, selon un sondage * publié mardi par le mensuel Science et Vie. L’adaptation au cinéma du best-seller de Dan Brown sort en France le 17 mai, avant d'envahir les écrans du monde entier.

Mélange de littérature ésotérique et de faits réels

24% des lecteurs interrogés sont même tout à fait convaincus de la véracité des faits rapportés dans le Da Vinci Code, 7% estimant que le roman mélange littérature ésotérique et faits réels. Selon ce même sondage, publié en marge d'un dossier sur Jésus, beaucoup de Français ont sur ce sujet une vision pour le moins approximative des rapports entre fiction et réel. Plus d'un quart (27%) des personnes connaissant la célèbre relique estiment ainsi que le Saint-Suaire a bien recouvert le corps du Christ, seulement 11% sachant que c'est l'œuvre d'un artiste et 18% qu'elle date du Moyen-âge, comme l'ont démontré différentes datations au carbone 14.

Quant à la possibilité de cloner le Christ à partir d'une relique vieille de 2000 ans, une petite moitié (47%) savent que c'est totalement impossible, 5% croyant la chose possible… et même 18% probable.


SimplyMe
00Saturday, May 20, 2006 1:46 AM
LE FONDATEUR DE LA LEGION DU CHRIST SANCTIONNE

Le Vatican sanctionne le fondateur des Légionnaires du Christ, accusé de pédophilie
LEMONDE.FR | 19.05.06 | 13h46 • Mis à jour le 19.05.06 | 13h49


Le Vatican a demandé, vendredi 19 mai, au père mexicain Marcial Maciel, 85 ans, accusé de pédophilie, d'abandonner toutes ses responsabilités au sein des Légionnaires du Christ, la congrégation ultra-conservatrice et proche du Vatican qu'il avait fondée.

"La Congrégation pour la doctrine de la foi (...) a décidé, tenant compte de l'âge avancé de père Maciel et de sa santé fragile, de renoncer à tout procès canonique et d'inviter le père à une vie discrète de prière et de pénitence, renonçant à tout ministère public", indique un communiqué du Vatican. Père Maciel avait cédé la tête de l'organisation au père mexicain Alvaro Corcuera en décembre 2004.

La Congrégation pour la doctrine de la foi a reçu dès 1998 des accusations de pédophilie contre père Maciel. Elle était alors dirigée par le cardinal Joseph Ratzinger, qui allait être élu pape en 2005. Le communiqué du Vatican précise que la décision du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal William Levada, a été "approuvée" par le pape Benoît XVI. "Indépendamment de la personnalité du fondateur", le Vatican "reconnaît avec gratitude l'apostolat des Légionnaires du Christ", assure cependant ce texte.


"LA PATERNELLE AFFECTION"

D'anciens membres ont dénoncé, à partir de 1997, des abus du père Maciel dans les années 1950, quand ils étaient entrés, enfants, dans la congrégation. Il ont expliqué leurs accusations tardives par la difficulté de rompre le silence, règle d'or des légionnaires. Marcial Maciel a toujours démenti.

Jean Paul II gardait une grande estime pour cette organisation. En janvier 2005, quelques mois avant de mourir, le pape avait, dans un message au successeur du père Maciel, rendu hommage à celui-ci : "Vous avez eu la chance de vivre 64 ans sous la conduite de votre fondateur. Ainsi vous avez grandi et vous vous êtes développés. Maintenant vous allez poursuivre votre chemin guidés par votre nouveau directeur général, mais vous allez encore bénéficier de la paternelle affection et de l'expérience du père Maciel."
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Eucharistie, Sacrement de la Miséricorde. 19.05.2006 - BENOÎT XVI


Communiqué de la salle de presse du Saint siège

En référence aux nouvelles répandues sur la personne du Fondateur des Légionnaires du Christ, le Rev. P. Marcial Maciel Degollado, la Salle de Presse du Saint Siège a rendu le communiqué suivant:

À partir de 1998, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi reçut des accusations, déjà en partie rendues publiques, contre le Rev. Marcial Maciel Degollado, fondateur de la Congrégation des Légionnaires du Christ, pour des délits réservés à l'exclusive compétence du Ministère. En 2002, le Rev. Maciel publia une déclaration pour nier les accusations et pour exprimer son chagrin pour l'offense apportée aux quelques ex Légionnaires du Christ. En 2005, pour des raisons d'âge avancé, le Rev. Maciel se retira du bureau Supérieur Général de la Congrégation des Légionnaires du Christ.

Tous ces éléments ont fait l'objet d'un examen profond de la part de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et, aux termes du Motu proprio "Sacramentorum sanctitatis tutela" promulgué le 30 avril 2001 du Serviteur de Dieu Jean Paul II, alors Prefet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Son Éminence le Cardinal Joseph Ratzinger, a autorisé une investigation des accusations. Entretemps, se produisit la mort de Pape Jean Paul II et l'élection du Cardinal Ratzinger nouveau Pontife, devenu pape Benoît XVI.

Après avoir soumis les résultats de l'investigation à une étude attentive, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, sous la direction du nouveau Préfet, Son Éminence le Cardinal William Levada, a décidé - tenant compte de l'âge avancé du Rev. Maciel de santé délicate - de renoncer à un procès canonique et d'inviter le Père à une vie discrète, réservée à la prière et à la pénitence, renonçant à tout ministère. Le Saint Père Benoît XVI a approuvé ces décisions.

Indépendamment de la personne du Fondateur, on reconnaît avec gratitude le bien mérité de l'apostolat des Légionnaires du Christ et de l'Association Regnum Christi .
[Vatican 00749-01,01 ] [ Testo original : Italien ]

Le défunt pape Jean Paul II avait cependant une grande estime pour cette organisation et il avait rendu un hommage appuyé à père Maciel en janvier 2005, dans un message de félicitations à son successeur.

"Vous avez eu la chance de vivre 64 ans sous la conduite de votre fondateur. Ainsi vous avez grandi et vous vous êtes développés. Maintenant vous allez poursuivre votre chemin guidés par votre nouveau directeur général, mais vous allez encore bénéficier de la paternelle affection et de l'expérience du père Maciel", écrivait Jean Paul II dans son message. (AFP)

Le pape Benoît XVI a autorisé le 5 mai 2006 la promulgation du décret qui reconnaît un miracle attribué à l’intercession du bienheureux Rafaël Guízar Valencia, qui fut le cinquième évêque de Veracruz, et évangélisateur au Mexique pendant la cruelle persécution religieuse du siècle passé. Le bienheureux Rafaël Guízar Valencia, qui n'est autre que l'oncle du père Marcial Maciel.

Jean Paul II avait accueilli chaleureusement le 30 novembre 2004 au Vatican, le religieux mexicain Marcial Maciel Degollado, controversé fondateur des Légionnaires du Christ, accusé d'abus sexuels par d'anciens membres de sa congrégation religieuse.
Il est venu au Vatican à l'occasion du 60ème anniversaire de son ordination sacerdotale, accompagné de 4.000 Légionnaires du Christ.

Le pape lui a adressé ses voeux les plus cordiaux pour son ministère sacerdotal "riche des dons du Saint Esprit" lui a-t-il dit.

Jean Paul II avait demandé aux légionnaires du Christ de proclamer l'évangile en "témoins intrépides" et "d'annoncer la vérité sur Dieu, sur l'homme et sur le monde avec courage et profondeur intellectuelle, en écartant toute forme de peur pouvant paralyser" leur action.
La congrégation des légionnaires du Christ a été fondée par le père Maciel Degollado en 1941. Elle compte aujourd'hui quelques 500 prêtres et 2500 séminaristes et elle est active dans 20 pays.

Elle a ordonné 59 nouveaux prêtres le 26 novembre lors d'une cérémonie en la basilique Santa Maria Maggiore de Rome présidée par le cardinal Franc Rodé, préfet de la Congrégation pour les religieux.

Les Légionnaires du Christ ont également financé la création de "l'Université européenne de Rome", un centre universitaire catholique qui ouvrira ses portes en octobre 2005 et pourra accueillir 7.000 étudiants en philosophie, histoire, psychologie et sciences juridiques. La congrégation gère 12 universités, pour la plupart en Amérique latine. Celle de Rome est la seconde en Europe, après l'Université Francisco de Vitoria à Madrid.


Pendant l’audience du mercredi 29 décembre 2005, le pape Benoît XVI a salué les pèlerins présents. Parmi eux se trouvaient quelques 900 légionnaires du Christ présents à Rome (et parmi eux, 27 nouveaux prêtres), des membres consacrés du Regnum Christi, de nombreux étudiants, élèves des collèges et académies dirigés par la Légion du Christ, ainsi que les familles des prêtres récemment ordonnés.


[Modificato da SimplyMe 20/05/2006 21.58]

SimplyMe
00Sunday, May 21, 2006 1:57 AM
La sanction au P. Marciel - les victimes parlent
La sanction du Vatican ne répare pas le mal, selon les victimes
AFP 21.05.06 | 00h18


Deux des victimes qui ont accusé d'abus sexuels le fondateur des "Légionnaires du Christ", Marcial Maciel, ont estimé ce week-end que la sanction annoncée par le Vatican ne répare pas le mal infligé durant des dizaines d'années à quelques 200 enfants.

Le Vatican a demandé vendredi au père mexicain Marcial Maciel, 85 ans, fondateur de la congrégation ultra-conservatrice, et accusé de pédophilie, d'abandonner toutes ses responsabilités dans cette congrégation proche du Vatican. Le Vatican renonce "à tout procès canonique et invite le père à une vie discrète de prière et de pénitence, renonçant à tout ministère public", selon un communiqué.


"D'une part la sanction est très grave, et de l'autre trop faible, car, en lui interdisant de célébrer la messe, on ne répare en rien les maux incroyables infligés", a déclaré à l'AFP José Barba, un ex-légionnaire qui avait porté l'affaire à Rome.

Selon lui, "il importe beaucoup plus à l'Eglise l'opinion de beaucoup de gens qui envoient beaucoup d'argent au Vatican et qui sont très puissants".

Jose Barba, âgé aujourd'hui de 69 ans et professeur de politique internationale, est l'une des dix victimes qui ont décidé en 1998 de révéler les abus sexuels qu'ils avaient subis alors qu'ils étudiaient dans les années 50 dans un séminaire en Italie dirigé par Marcial Maciel.

Marcial Maciel a toujours récusé ces accusations.

Pour Jose Barba, le prêtre aurait dû être excommunié. "L'ex-communication aurait eu une conséquence de type pastorale impressionnante, car les gens auraient retiré leurs enfants des collèges de la congrégation" touchant ainsi à la puissance économique des "légionnaires", explique-t-il.

Il reconnaît toutefois que la mesure est "un pas nécessaire pour donner certaine crédibilité au pontificat" du pape Benoît XVI. Il accuse le pape Jean Paul II "d'avoir couvert Maciel alors qu'il avait les informations depuis des dizaines d'années".

Saul Barrales, qui a passé 13 ans dans la Congrégation, considère que la décision du Vatican est "tiède". Il aurait aussi souhaité que Maciel soit excommunié;

"Je n'ai pas été ordonné prêtre, dit-il, car un jour j'ai refusé de continuer de faire des piqûres de morphine à Marcial Maciel". "Après les injections, il était dans un état de joie et nous disait: touche-moi", raconte-t-il.

"Je crois qu'il y a eu environ 200 victimes, abusés de toutes les formes possibles", affirme Jose Barba qui conclut que rien ne justifie "l'homosexualité, les penchants maladifs pour le sexe et les abus sur les mineurs" du fondateur de la congrégation.

[SimplyMe: Evidemment, on ne peut pas plaire à tout le monde, quelque soit la décision prise par le Saint Père]


beatrice.France
00Monday, May 22, 2006 5:44 PM
Re: La sanction au P. Marciel - les victimes parlent

Scritto da: SimplyMe 21/05/2006 1.57
La sanction du Vatican ne répare pas le mal, selon les victimes
AFP ...



Cher SimplyMe,

Je ne cherche nullement à engager ici une polémique, mais... est-ce vraiment notre rôle, dans ces pages, de nous faire l'écho de ce navrant fait divers? Les ennemis de l'Eglise sont bien assez nombreux, et surtout suffisamment implantés dans les media, pour s'en charger... Nous ne sommes pas une agence de presse, et, ici, je revendique le droit à la partialité, voire à la mauvaise foi, s'il le faut, comme eux les pratiquent sans vergogne. Nous ne nions pas les faits, en nous abstenant de les colporter.
Comment ne pas remarquer que la première allusion à Benoît XVI dans les media grand public depuis plusieurs semaines... est constituée par la soi-disant révélation de ce "scandale", alors qu'IL s'exprime presque chaque jour avec force sur les graves dérives morales de nos sociétés... dans la plus parfaite indifférence de leur part.

Pour mémoire, voici ce que disait le cardinal Ratzinger des "révélations" sur la pédophilie des prêtres (source: "Il dizionario di Papa Ratzinger", Marco Tosatti):

Même les prêtres sont aussi des pécheurs, mais je suis personnellement convaincu que la présence continuelle dans la presse des péchés des prêtres catholiques, surtout aux Etats-Unis, est une campagne construite, parce que le pourcentage de ces délits dans cette catégorie de la population, n'est pas plus élevé qu'ailleurs, sinon plus basse. ...
Cette présence ne correspond pas à l'objectivité de l'information, ni à l'objectivité statistique des faits. On en arrive à la conclusion qu'elle est voulue, manipulée, que l'on cherche à discréditer l'Eglise. Cette conclusion est à tous points de vue logique, et fondée.



[Modificato da beatrice.France 22/05/2006 22.17]

beatrice.France
00Tuesday, May 30, 2006 10:20 AM
Voyage apostolique en Pologne
En vrac...

1. Compte-rendu complet du voyage dans ce site:
http://www.generation-benoitxvi.com/

2. La traduction intégrale en français de son discours à Birkenau (information transmise par le Salon beige, je recopie la traduction ici, au cas où l'autre lien disparaîtrait):
xantrailles.blogspot.com/.
Un grand merci au traducteur.

3. Toujours sur le Salon Beige, cet article réconfortant:


[Modificato da beatrice.France 30/05/2006 10.32]

beatrice.France
00Tuesday, May 30, 2006 12:42 PM
La grande honte des journaux français
Je mets ici (j'hésitais sur la rubrique), à titre informatif, le lien (et pas le contenu...) vers un article du quotidien Libération ramassis des pires lieux-communs anti catholiques, qui exploite la fausse polémique montée de toutes pièces autour du discours de Benoît à Birkenau.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=385996

J'ai aussi hésité avant d'y faire allusion, et si je le fais finalement , c'est en me disant que c'est tellement excessif que cela pourrait bien se retourner contres les auteurs.

L'invective ne peut tenir lieu d'argumentation, mais je ne peux m'empêcher de citer (en me faisant violence pour ne pas commenter, sinon par des procédés typographiques) trois passages particulièrement révoltants:

Le souverain pontife a attribué la responsabilité des crimes nazis à un «groupe de criminels» ayant «abusé» le peuple allemand et a interprété les crimes de l'Allemagne hitlérienne contre les Juifs comme une «attaque contre le christianisme», se gardant bien d'évoquer le rôle peu reluisant du Vatican durant le IIIe Reich.



En Allemagne aussi, les intellectuels ont accueilli le discours du pape avec réprobation. L'historien Peter Schöttler s'étonne du fait que le cardinal Ratzinger n'ait même pas fait allusion à sa participation, même forcée, aux jeunesses hitlériennes. «Le pape a tenu un discours d'absolution tout à fait typique des années 50, qui ne reflète pas du tout les débats contemporains», s'insurge Peter Schöttler.



L'absence de référence à «l'antisémitisme» a aussi choqué. «Des paroles claires auraient été nécessaires, affirme Winkler. Il aurait dû évoquer la haine des Juifs très ancrée dans la tradition de l'Eglise.."



Pour être complet sur ce sujet, le Monde n'est pas en reste, lui non plus, et les réactions de certains lecteurs sur son forum (mais là, ceux que cela intéresse pourront les trouver sans mon aide) sont propres à donner des frissons. Le forum catholique signale d'ailleurs à juste titre: "Article fielleux du Monde. ... On trouve les mêmes commentaires dans Il Corriere della Sera....".

Je n'ai même plus envie de consulter le FIGARO, mais un autre liseur du forum catholique signale: "commentaires perfides lus dans le figaro hier. Une phrase toute en sous-entendus vicieux: le pape s'est exprimé durant ce voyage en polonais, italien, latin ET A AUSCHWITZ en allemand la langue des tortionnaires nazis! Du genre il fallait quand même oser… "

Conclusion de cette navrante manipulation médiatique: en France, au moins, l'évènement grandiose du voyage de Benoît en Pologne a été scandaleusement boycotté par les media grand public (essentiellement audiovisuels). Il fallait donc en quelque sorte lui voler son triomphe auprès de la fraction la "mieux" informée (c'est-à-dire celle qui lit).


Et dire que ce sont ces gens qui prêchent la tolérance à longueur de colonnes!!!! [SM=g27812] [SM=g27812]

En ce qui me concerne, fin de l'épisode. Je ne référencerai plus les articles de cette presse-là!


[Modificato da beatrice.France 30/05/2006 16.54]

pulcherbenedictus
00Tuesday, May 30, 2006 4:13 PM
Je ne suis pas encore redescendue sur terre
mais pourquoi tu les lis, ces médias pourris?notre cher pape a tant de qualités qu'ils en sont verts de rage!
moi je me suis contentée de rester plus de 8 h en DIRECT (j'ai confisqué notre unique télé) pendant ces 4 jours, et j'en sors avec une impression de paix, de bonheur; je suis comme sur un nuage, transpôrtée; alors pourquoi encore reporter les yeux vers la pourriture de ce monde? laissons nous emporter par la foi pure de cet immense Souverain pontife.

[Modificato da pulcherbenedictus 30/05/2006 16.18]

pulcherbenedictus
00Tuesday, May 30, 2006 4:17 PM
Qui ?
"......"

[Modificato da pulcherbenedictus 30/05/2006 17.27]

beatrice.France
00Tuesday, May 30, 2006 8:20 PM
Pour conclure cette polémique sur une note d'apaisement...
Le titre de l'article du quotidien Présent, et le dessin qui l'illustre, où tout est dit





Et le message plein de bon sens de Vallifra- qui m'excusera de ne la traduire qu'en partie, faute de temps- et qui dit en substance qu'il ne pouvait pas satisfaire tout le monde, que les critiques étaient prévisibles et sont finalement dérisoires:


Du reste, à quoi pouvait-on s'attendre? A ce qu'il soit loué unanimement par tout le monde? Mais cela vous semble-t'il possible?
Chacun avait son mot à dire...
[...et de citer les différents groupes, tous en opposition, qui ont ou auraient trouvé des raisons de se plaindre...]

... en conclusion, chères amies du forum, même si cette levée de boucliers de beaucoup d'entre vous, qui témoigne d'un amour infini et taillé dans le roc, est belle et émouvante, je ne me sens pour ma part nullement troublée par les voix qui s'élèvent contre Benoît: IL est l'or qui ne se tache pas, IL est la montagne, qui, de là-haut regarde les souris alors qu'ells s'essoufflent à le contester, IL est Pierre, qui chemine, et derrière lequel tous les autres peuvent seulement tenter, humblement, de le suivre.


[Modificato da beatrice.France 30/05/2006 20.22]

pulcherbenedictus
00Wednesday, May 31, 2006 9:50 AM
Bravo!
BRAVO!!!!!tres bien dit!et j'aime bien le petit dessin!

[Modificato da pulcherbenedictus 31/05/2006 9.50]

beatrice.France
00Wednesday, May 31, 2006 5:10 PM
La vraie raison du voyage apostolique en Pologne?
Et si on recentrait le voyage sur ce qui est peut-être le plus important, loin du brouhaha -et brouillage- médiatique?


http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article.php?id=1589






beatrice.France
00Thursday, June 1, 2006 6:33 PM
Paris-Match

En grand format ICI

beatrice.France
00Friday, June 2, 2006 8:13 AM
Paris-Match (suite)
Un entretien avec Caroline Pigozzi (n° du 1er juin 2006)

Cardinal Jean-Marie LUSTIGER: "La mémoire des drames ou des massacres doit servir d'enseignement et nous permettre d'identifier le Mal et la Racine du Mal

Dimanche dernier, ce n'est pas le prince de l'Eglise ni l'académicien en habit vert qui est venu se reccueillir en silence, mais un témoin bouleversé.
Aaron Jean-Marie Lustiger a passé son enfance à Montmartre, où ses parents juifs polonais naturalisés français tenaient un magasin de bonneterie.
Converti au catholicisme à 14 ans, archevêque de Paris de 1981 à 2005, il vient de rentrer de ce lieu de souffrance où périt sa mère en février 1943, et où aujourd'hui un pape allemand, son ami, est allé prier.
Depuis longtemps les cordes vocales du cardinal le trahissent. Mais à mesure qu'il se laisse entraîner par l'émotion, l'inlassable défenseur du dialogue judéo-chrétien retrouve sa voix. Symbole de la réconciliation en marche, il est porté par la force intérieure qui fait de ce charismatique prélat un homme de combat et de compassion à la fois. A l'aube de ses 80 ans, il ne baisse pas les bras. Au sein du Collège des cardinaux, Benoît XVI a trouvé en lui le soutien le plus efficace et le plus emblématique de cette démarche auprès du peuple juif que Jean-Paul II avait déjà largement entamée. Jean-Marie Lustiger disait, au lendemain de l'attentat de la rue Copernic: « Je suis juif et le resterai, n'en déplaise à certains.» Le douloureux pèlerinage à Auschwitz est pour lui l'occasion de tirer, au nom de la foi, une leçon chrétienne du passé.


Paris Match.
Le camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau lieu de recueillement d'un souverain pontife allemand, n'est-ce pas dérangeant?

Cardinal Jean-Marie Lustiger.
Dérangeant serait le retour d'un bourreau allemand à Auschwitz-Birkenau, où il aurait contribué à anéantir 1 million de Juifs. C'est pousser loin la polarisation des mémoires. En tout cas, ceux qui ont choisi le cardinal Ratzinger pour succéder à Jean-Paul II ne l'ont pas élu parce qu'allemand. Qu'il soit allemand n'a joué ni pour, ni contre sa désignation. Chacun des cardinaux électeurs avait, sous le regard de Dieu, le devoir de choisir celui qu'il jugeait le plus capable de porter le fardeau. L'Eglise du Christ n'est la propriété d'aucune nation. Bien qu'il existe un conflit permanent entre le sacerdoce et l'empire... quels que soient les époques et les régimes politiques. L'Eglise catholique a été durement éprouvée par cette lutte séculaire. Elle a su, avec plus ou moins de bonheur au cours de l'Histoire, trouver des solutions originales. Sa position de principe est aujourd'hui clairement formulée: liberté de l'Eglise, liberté religieuse, liberté de conscience, autant de formes corrélatives d'un droit fondamental au respect de toute personne humaine.


P .M.
Certains ne pouvaient-ils pas y voir de la provocation?

Cardinal J.-M.L.
Tout se mêle: peuple allemand et nazisme; les Juifs et leurs citoyennetés; l'antisémitisme et le dessein nazi d'anéantissement des Juifs; l'Eglise et les Juifs; le Pape né bavarois, sa nation et sa mission... Que signifie devenir le successeur de Simon Pierre, l'apôtre juif de Jésus-Christ, juif ? La situation paradoxale de Benoît XVI lui fait porter à la fois toutes les contradictions et les violences du passé et du présent. Son amour de la vérité, son amitié pour le peuple juif enracinée dans la foi font sa force face à cette rencontre imprévisible, il y a un peu plus d'un an.


P .M.
Vous, seul cardinal dont la mère est morte en déportation à Auschwitz en 1943, comment réagissez-vous?

Cardinal J.-M.L.
Je connais Joseph Ratzinger depuis 1953. A quel titre le considérerait-on comme responsable ou même complice du crime et des bourreaux? Suffit-il qu'il soit né allemand? Bien des Français et des Allemands se jugeaient de la sorte il y a plus d'un demi-siècle. Bien des guerres naissent de cette caricature qui nourrit les nationalismes et leurs violences, l'implacable rigidité des idéologies, non seulement nazies mais aussi, aujourd'hui, gravement raciales. Tout cela devrait être maintenant largement dépassé. A Auschwitz, il y avait aussi des Juifs qui considéraient l'Allemagne comme leur patrie. Il y avait - et il y a encore - des Juifs patriotes français. Ainsi, les Juifs d'Europe qui n'avaient pas fui vers les Nouveaux Mondes ont en grand nombre succombé aux persécutions. En fait, la nationalité n'a pas joué un rôle déterminant. Ce qui a compté, c'est l'idéologie totalitaire nazie puis soviétique. Pour l'Occident et la conscience allemande, une terrible interrogation : comment une telle idéologie a-t-elle pu s'imposer à des esprits réputés "civilisés" et conduire à de tels crimes? Il ne suffisait pas d'être allemand pour devenir nazi, ni de naître français pour être démocrate...


P.M.
Le cardinal Ratzinger a-t-il souffert qu'on le traite de "Panzerkardinal" ?

Cardinal J. M.L
C'est un costume qu'on lui a taillé, à tort. On l'a caricaturé en raison de la mission que le pape Jean-Paul II lui avait confiée. Comme responsable de la Congrégation pour la doctrine de la foi, sa tâche la plus visible était celle de "correcteur de copies". Et, en général, on lui soumettait les mauvaises copies plutôt que les bonnes. Homme de vaste culture, d'une intelligence à la fois sensible et profonde, son respect bienveillant de son interlocuteur, fût-il un contradicteur, est proverbial. Au sein de sa génération, il appartient au très petit nombre non seulement des érudits mais aussi des grands penseurs de la théologie chrétienne et catholique. Je ne sais si ce surnom de "Panzerkardinal" lui a été donné par des Français ou des Allemands; c'est en tout cas, à mon avis, ne pas le connaître, et ça correspond à une idée tout à fait absurde. Les évêques du monde entier l'ont rencontré tous les cinq ans au cours de ce quart de siècle. La conversation se déroulait généralement de façon vivante, cordiale et utile. Jamais il ne faisait la leçon à ses interlocuteurs. Très clair et précis dans ses explications, il savait et osait dire, quand il le pensait, qu'il ne voyait pas encore de solution. Nous n'avions guère l'impression d'être face à un "Panzerkardinal"... Cependant, bien qu'il ne m'en ait jamais fait la confidence, je crois qu'il regrettait surtout de ne pas pouvoir poursuivre véritablement son oeuvre de théologien, puisqu'une grande part de son temps était consacrée à sa mission, que je vous ai décrite en la caricaturant à mon tour, de "correcteur de copies". Il ne faut pas pour autant oublier que le cardinal Ratzinger a fait vivre, au titre de sa mission, une institution conçue au moment du concile: la Commission théologique internationale, à laquelle il a associé des théologiens du monde entier. P M. Vous êtes allé à plusieurs reprises à Auschwitz? [Le cardinal s'arrête de parler et reprend son souffle.]

Cardinal J.-M.L.
J'y suis allé plusieurs fois, toujours par devoir. Par devoir moral et spirituel. Qui pourrait se complaire dans ces lieux non des morts mais du plus grand crime des temps modernes? Puissent ceux qui y vont avec un encadrement averti, là, je pense aux scolaires et aux étudiants, prendre à leur tour la mesure de l'horreur dans laquelle des êtres humains ont précipité d'autres êtres humains. Sans autre motif qu'ils étaient juifs, porteurs du message biblique. Qu'ils apprennent à découvrir en euxmêmes les signes de leur complicité au Mal. Qu'ils découvrent la beauté et la joie du Bien.


PM.
Les Polonais n'ont peut-être pas tous votre esprit de compassion...

Cardinal J.-M.L.
La foi chrétienne, la simple humanité nous demandent de dépasser, de surpasser les sentiments de haine ou de rejet à l'égard d'une nationalité - l'Allemagne dans ce cas précis -, d'une ethnie ou d'un groupe social sans autre motif que leur identité, et cela quels que soient les actes commis par les générations précédentes. Comment, de nos jours, l'Europe et le monde pourraient-ils se priver de la culture allemande, pensant à ce qu'elle a produit au fil des siècles ? L'espèce humaine est-elle condamnée à s'entredévorer? Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on pouvait alors toujours se dire : "Ces Allemands que je rencontre, que faisaient-ils il y a dix, quinze, vingt ans, de quel côté étaient-ils ?" Ce soupçon est le signe du drame d'une génération, celle des victimes et de leurs contemporains Mais il ne suffit pas de se demander si l'idéologie hitlérienne a été spécifiquement allemande. Quelles leçons tirer du marxisme-léninisme et du stalinisme ? Les hommes ne se sont-ils pas rendus coupables de beaucoup de crimes au cours des siècles ?'La mémoire des conflits, des drames ou des massacres doit nous servir d'enseignement et nous permettre d'en tirer des leçons afin d'identifier le Mal et la racine du Mal. Pour ne plus jamais y replonger ni céder à ses démons, pour démontrer la nécessité vitale de choisir le Bien. Voilà le premier trésor d'humanité à transmettre aux générations suivantes.


P M.
L'Eglise polonaise continue-t-elle de peser de tout son poids sur la vie publique ?

Cardinal J.-M.L.
Comme dans tous les anciens pays de l'Empire soviétique, en Pologne les catholiques ont été soumis au rouleau compresseur communiste et athée. Ils y ont résisté en arrivant à rassembler toutes les bonnes volontés, catholiques, non catholiques ou non croyantes. Mais cela est déjà du passé, même s'il faut se souvenir de Solidarnosc, période très significative de cette situation. Actuellement, leur Eglise, qui a subi le terrible choc de l'occupation allemande et de la guerre, celui du communisme et de son oppression, s'en tire plutôt honorablement dans ce considérable changement qui entraîne la Pologne à s'intégrer dans notre civilisation marchande et de communication. Un pari et une mutation difficiles à la lumière desquels il faut sans doute comprendre le résultat des dernières élections. Pour le moment, l'inquiétude de beaucoup se porte sur les jeunes qui sortent des études, et souvent de l'université, sans pour autant trouver d'emploi. Alors, ils émigrent. L'Irlande semble en accueillir un certain nombre. Reviendront-ils ? Que peut faire une nation privée de ses élites? Le pèlerinage que vient d'accomplir Benoît XVI n'est pas seulement significatif de l'accueil du nouveau pape par la patrie de JeanPaul II. Il a aussi permis que, dans cette nouvelle situation, les catholiques polonais se révèlent à eux-mêmes et aux autres nations. Il faudrait pour cela recueillir les témoignages significatifs du rapport profond entre les Polonais et l'Eglise catholique. Les tensions existent. Elles sont l'expression du travail intérieur de la conscience chrétienne dans le grand bouleversement de la liberté si longtemps désirée. Le diagnostic me semble devoir être optimiste.


P M.
Etes-vous heureux d'avoir accompagné Sa Sainteté Benoît XVI en Pologne?

Cardinal J: M.L
Oui, car j'ai eu le sentiment d'être témoin d'un événement décisif de la vie de l'Eglise. Etonnante Pologne ! En dépit de ses péchés et de ses faiblesses, elle retombe sur ses pieds. Je n'étais présent que le dimanche. Le matin, à Cracovie, dans la grande prairie, la foule immense, rassemblée pour la messe que présidait Benoît XVI, donnait l'impression de prier autrement que lorsque Jean-Paul II, dans le même lieu, la célébrait. Ciel gris? Nostalgie? Non. Benoît XVI ouvrait, à ce peuple que Jean-Paul II avait évangélisé, le progrès d'une nouvelle intériorité silencieuse. La grâce que Dieu accorde à Benoît XVI arrive à temps pour ceux à qui il est envoyé.
A Auschwitz, l'après-midi, autre événement fortuit qui a frappé tous les gens présents, en particulier ceux qui sont familiers avec la Bible pendant qu'un chantre juif chantait la terrible épreuve en psalmodiant les noms des camps d'extermination où furent assassinés le plus grand nombre des Juifs d'Europe, un arc-en-ciel apparut. Le livre de la Genèse nous dit qu'après avoir tout détruit par le déluge à cause des péchés des hommes et avoir sauvé Noé, le juste, et les siens Dieu posa ce signe d'alliance dans le ciel en jurant que, désormais, il ne détruirait plus la terre, appelant les hommes à respecter la loi de leur conscience. Benoît XVI a voulu montrer la continuité de son action avec celle de son prédécesseur. Karol Wojtyla et Joseph Ratzinger étaient amis, le second a été le compagnon, l'aide attentif et fidèle du premier. Les croyants sauront reconnaître dans ces événements sans précédent de la vie de l'Eglise la conduite de l'Esprit.


[Modificato da beatrice.France 02/06/2006 21.21]

beatrice.France
00Friday, June 2, 2006 8:17 AM
Editorial de Jean Madiran, dans "Présent"
beatrice.France
00Friday, June 2, 2006 5:42 PM
Analyse sur "Liberté Politique"
C'est une polonaise, apparemment, qui donne sur ce site
( www.libertepolitique.com) un éclairage inhabituel et magnifique sur la visite de Benoît en Pologne.



C'est très différent des comptes-rendus répétitifs recopiés par la presse hostile sur les dépêches d'agence.

Non, le Pape, s'adressant au clergé polonais n'a pas "fustigé" (mot aberrant se rapportant à lui, avec une connotation de violence totalement étrangère à son tempérament, et à son ministère) les "dérives" de la station de radio catholique "très controversée, ultra-conservatrie, raciste et xénophobe" (sic) du Père rédemptoriste Tadeusz Rydzyk, "Radio Maryja" (Radio Maria). Ce n'était pas ce qu'il avait de plus important à leur dire. L'essentiel, pour lui, était d'ordre spirituel. Sa visite était une visite pastorale .

De chacune de ses interventions, il resort douceur, encouragements, sollicitude paternelle... Il se place tout naturellement à un autre niveau, à des années-lumières au- dessus des préoccupations que ces esprits mesquins lui prêtent. Il sait que la Pologne peut être le porte-flambeau d'une ré-évangélisation de l'Europe, mais que cela reste fragile, que la menace existe d'une plongée dans le matérialisme généralisé en Occident .

L'épisode de la rencontre avec les malades au Sanctuaire de la Miéricorde est particulièrement beau, et ses propos sont très émouvants: on l'y retouve tout entier.

[Modificato da beatrice.France 02/06/2006 18.16]

beatrice.France
00Saturday, June 3, 2006 9:57 AM
Rencontre avec la presse catholique italienne: Une grande leçon de communication (L'AVVENIRE)
Benoît demande aux représentants de la presse catholique italienne, d'être des missionnaires inlassables "du bon, du vrai et du beau... au service de l'homme", et de construire des ponts pour permettre le dialogue avec toutes les idéologies, même les plus éloignées.
L'important, selon lui est de ne pas laisser le terrain libre à ceux qui veulent ériger des murs, en particulier et, c'est une idée qui lui est chère, le mur en forme de cordon sanitaire, derrière lequel un certain laïcisme voudrait enfermer l'Eglise.




La chaleur de l'accueil qu'il a reçu est un démenti éclatant (un de plus!!) à ceux qui le prétendent "dépourvu de charisme" -et confirme en tous points le récit enthousiaste que m'en avait fait Sylvie, qui a la chance de capter CTV par le satellite...

Dans le journal L'AVVENIRE, l'auteur de l'éditorial évoque "une grande leçon de communication", une communication manifestement spontanée, et qui ne doit rien aux techniques modernes de manipulation des esprits que nous connaissons.


Rien de convenu, dans l'étreinte d'hier

Dans la culture du pays, ouvrons de nouveaux passages
Dino Boffo, Avvenire, 2 juin 2006

Il y a ceux qui aspirent à une "culture" des murs, qui repoussent volontiers ceux qui ne se laissent pas absorber par le système. Et puis ceux qui, au contraire, voudraient une culture enrichie par une multitude de contacts, et même traversée de ponts qui permettraient le dialogue entre les idéologies les plus éloignées.
La première attitude est un cauchemar, la seconde, un but, une aspiration, un rêve. Depuis hier, pour nous, c'est aussi une mission, et c'est le Pape qui nous l'a confiée lors de l'audience extraordinaire qu'il a accordée aux journalistes et aux techniciens d'Avvenire, Sat2000, InBlu, et SIR, et à leurs familles.

Extraordinaire est un adjectif banal, mais où en trouver un qui soit mieux adapté?
Même qui est totalement étranger au Palais Apostolique, ne pouvait pas ne pas être ému et stupéfait en réalisant combien était peu routinière cette rencontre.
Papa Benedetto ne semblait pas pressé. Il s'arrêtait à chaque pas pour serrer le plus de mains possibles, rencontrer les yeux ,écouter les prières sussurées ou à peine murmurées, et les faires siennes, les porter avec lui.
C'éatait déjà là une formidable leçon de communication.


Pourtant, nous expliquait-il, il vous revient de faire cela, suivre les faits, les idées, et les personnes, pour les regarder avec les yeux-mêmes du Seigneur, sans vous arrêter aux apparences. Chaque personne revêt un caractère unique. Et vous êtes tous mandatés, a-t'il précisé, pour continuer l'engagement des catholiques italiens vers l'ensemble de la nation.

Oui, car ce qu'il y a de beau dans le discours d'hier, c'est qu'il s'insère dans dans le discours plus vaste que Benoît XVI développe sur le catholicisme dans notre pays, "dont les signes de vitalité renouvelée sont visibles à tous". Pour amplifier ces signes, ils faut des communiquants capables d'un constant discernement "vers tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, aimable, dans la culture des peuples."
Un indication qui n'est pas inédite, si l'on veut, puisqu'elle nous vient de Saint-Paul. Et pourtant, à répéter encore et toujours, parce que les murs peuvent surgir, presque seuls, en l'espace d'une mattinée, et même à l'intérieur de la communauté écclésiale.
D'où l'invite à "faire prendre conscience, par les nouvelles expériences chrétiennes, de leurs racines écclésiales", et du rôle qu'elles sont appelées à jouer dans la société et la culture italienne.
Nul n'est indépendant, nul ne peut se satisfaire du mur de "référence à soi-même" construit autour de soi. Là sont les limites d'une écclésialité infantile, et une saine communication peut faire office d'antidote valable.

Mais le murs les plus solides, les plus pénibles, sont ceux avec lesquels un certain laïcisme entend entourer l'Eglise, une sorte de cordon sanitaire, que parfois les catholiques eux-mêmes finissent par accepter, et même désirer. Et puis les murs, même s'ils sont érigés au nom de la liberté, finissent par rendre prisonniers ceux qui sont derrière. "Ne vous lassez pas -nous rappelle le Papa- de construire des ponts de compréhension et de communication entre l'expérience ecclésiale et l'opinion publique. En nous rencontrant sur ces ponts, il arrivera parfois que nous soyions en désaccord. L'important, pourtant, est que cette rencontre laisse ouvert le passage à la contagion du bien, du vrai et du beau. "Au service de l'homme"- nous rappelle Benoît XVI- "Non d'un pouvoir, ou d'un intérêt, ni même d'une idée abstraite. Mais de la personne".

Padre Santo, l'émotion et la joie d'hier resteront scellées dans notre coeur. Dans ce journal, nous sommes déjà au travail, sur le pont, si seulement nous pouvions en projeter d'autres vers ceux qui comme nous en ressentent le besoin.


Sylvie a fait un reportage-photo de l'évènemnt à la rubrique "photos": ICI

[Modificato da beatrice.France 03/06/2006 12.16]

beatrice.France
00Sunday, June 4, 2006 11:24 AM
Un bilan de la 1ère année du Pontificat
Bel hommage, et bonne analyse dans "Le Libre Journal de la France Courtoise", la lettre décadaire d'informations de Serge de Beketch:

Habemus Papam
Benoît XVI: Une année de surprises


L'election du "panzerkardinal" fut si rapide que peu de personnes y étaient préparées. Premier des cardinaux, il était pourtant distingué par JeanPaul Il entre tous. Les premiers mois furent en France ceux d'un rejet : "Il" ne devait pas être élu.
La Croix en fit même le premier clou de son édition...
Les journées mondiales de la jeunesse ont démontré que l'ancien professeur d'université avait gardé le contact avec les nouvelles générations.
La simplicité de ses rencontres dans les montagnes, qu'il aime autant que son prédécesseur, a séduit, comme les audiences sans protocole à Castel Gandolfo.
Le nouveau pape laisse parler, écoute et entend. Il a reçu les rebelles, de Hans Küng à Mgr Fellay, successeur de Mgr Lefebvre. Ce dernier l'a déçu par des tergiversations sans grandeur.
Le pape a beaucoup consulté sur l'islam, Oriana Fallaci entre autres, c'est l'une des significations de la nomination du cardinal ghanéen Déry, ancien archevêque de Tamale, à la frontière de cette conquête des espaces vidés parle Coran.
...

Le pape a reçu ses fidèles amis, comme le jésuite américain Fessio. Son intérêt pour les Etats-Unis est celui d'un homme attentif à la crise de ce clergé, comme le montre l'appel à Rome de Mgr Levada, venu de la côte Ouest de l'Amérique, celle de tous les excès. ....

C'est un pontificat recentré sur le "ministère de Pierre" qui a commencé. Il se veut romain, avec une nouvelle importance pour le collège des cardinaux, qualifié de "Sénat". La Curie est déjà simplifiée, avec une hiérarchie plus claire pour les "Conseils", qui perdent leur autonomie, source de confusion, avec des nominations enlevées à la secrétairerie d'Etat et rendues à d'autres dicastères. C'est aussi un gouvernement sans rumeur, où les gestes sont rares et expliqués par le pape en personne. Les usages classiques sont la règle. La canonisation de Jean-Paul II suivra le chemin des procédures indiscutables. Un premier miracle a été reconnu, entre beaucoup d'autres : il a eu lieu en France, comme pour faire une leçon à Mgr Perrier qui promulgue à Lourdes : "Défense à Marie de faire miracle en ce lieu."

Benoît XVI est investi dans la mission qu'il a acceptée comme un geste d'amour et de miséricorde, telle que son encyclique le décrit.
En affirmant son identité, par les insignes particuliers du pallium et de la mitre fermée, il lui donne aussi des bornes qui rendent le pape plus acceptable. Alexis II l'a vite compris et approuvé à Moscou. Le discours de voeux de bonne année aux cardinaux a éclairé ce qui reste à faire du dernier concile, dont tout n'a pas été entendu, ni compris.

La bonté n'exclut pas la lucidité chez un Germain, un Haut-Bavarois venu de l'intérieur du limes romain. C'est l'Europe que le pape veut aimer, peut-être plaindre, en choisissant le nom de Benoît, celui « d'un pape plus grand que ses fidèles », disait Romain Rolland.

Pierre Cincinnat

beatrice.France
00Sunday, June 4, 2006 3:17 PM
Rencontre avec les mouvements ecclésiaux, veille de la ¨Pentecôte
Place Sain-Pierre, 123 mouvements et associations écclésiaux, avec au moins 300 000 de leurs représentants, pour la veillée de Pentecôte avec le Pape
(agence ANSA)

"Dans ce monde rempli de libertés fictives qui détruisent l'homme et l'environnement, nous voulons, ,avec la force de l'Esprit Saint, apprendre ensemble la liberté vraie, construire des écoles de liberté, démontrer aux autres par notre vie que nous sommes libres, et comme il est beau d'être libres de la liberté des enfants de Dieu"

Plus de 300 000 personnes ont rempli la place Saint Pierre, se préparant à la veillée avec le Pape. L'ambiance de fête, évoquant le pique-nique, s'est d'abord transformée en silence, puis en prière.
Tous ensemble, guidés depuis la tribune, ont commencé à réciter des "je vous salue Marie".
Puis, accompagnant le choeur multi-ethnique qui se trouvait à côté de l'autel, ils ont chanté un cantique dédié à Marie. Benoît XVI est arrivé Place Saint-Pierre à bord de la Papamobile. Après avoir fait un tour complet de la Place, le Pape a tenu à saluer les milliers de personnes qui se trouvaient Via della Conciliazione. Bénissant de la main, Benoît XVI a voulu s'approcher de ceux qui ne pouvaient le voir qu'à travers les écrans géants placés Via della Conciliazione. Au passage du Pape, on voyait s'agiter chapeaux, foulards, banderoles et mains, pour le saluer, tandis qu'éclataient applaudissements et les cris de "viva il Papa, viva il Papa".





AP Photo/Riccardo De Luca

[Modificato da beatrice.France 04/06/2006 15.24]

beatrice.France
00Sunday, June 4, 2006 9:11 PM
Point de vue: édito de Jean Madiran dans "Présent" du samedi 3 juin 2006
Les pressions médiatiques sur le pape Benoît XVI

A lire les journaux dont l'antipapisme circonstanciel et intermittent (comme La Croix) ou fondamental (comme Le Figaro) est cependant modéré, le Pape fait figure d'un écolier en plein effort de rattrapage, qui repasse plusieurs fois une épreuve nommée « Auschwitz », et qui n'obtient jamais que la mention « pourrait mieux faire ».

Le rattrapage c'est, pour commencer, par rapport au pauvre Jean-Paul II, qui avait fait de son mieux, on le reconnaît volontiers, mais qui demeure sévèrement jugé par les examinateurs, comme Henri Tincq dans Le Monde : il n'avait « pas une seule fois » employé le terme « Shoah » ni, paraît-il, « souligné la spécificité de l'extermination des juifs par les nazis ».
Le rattrapage opéré par Benoît XVI est noté à son actif, mais non point sans réserve : Le Figaro a froncé les sourcils, sous la signature de l'examinateur Hervé Yannou, parce que « le terme de Shoah fut introduit in extremis en plein coeur du texte » prononcé par le Pape, afin, précise-t-il, d'« éviter le scandale » - oui : le scandale - qu'aurait provoqué son omission. L'examinateur Hervé Yannou trouve que l'élève Benoît XVI reste un mauvais élève, son discours d'Auschwitz « ne manquait, juge-t-il, ni de lacunes ni d'ambiguïtés ».
L'examinateur Henri Tincq, qui a l'ceil, nous révèle qu'au cours de l'examen, Benoît XVI a bénéficié en douce d'une aide extérieure : « le mot Shoah n'existait pas dans la première version du texte distribué aux invités et aux journalistes ».
C'est pourquoi l'examinatrice de La Croix - c'est Isabelle de Gaulmyn que nous retrouvons là - se met à susurrer : « Le mot "Shoah" finalement utilisé par le Pape pouvait sembler arriver tard en milieu de texte. » Il ne suffisait donc pas de le prononcer. Pour obtenir une bonne note des examinateurs, il fallait le prononcer au début, et puis -peut-être ne rien ajouter.

Quatre (sic) jours après, Benoît XVI a « rectifié le tir », dit Le Figaro, tandis que Le Monde affirme vaillamment : « Le Pape rectifie son discours d'Auschwitz. » Pour La Croix, il a simplement « précisé ses propos », il a même « corrigé » son discours concernant les Polonais. Il avait en effet parlé des « six millions... de Polonais » qui ont perdu la vie durant la seconde guerre mondiale. Les médias ont unanimement protesté que sur ces six millions, il y avait trois millions de juifs, et que le Pape avait coupablement omis de faire explicitement la discrimination ethnique qui en ce cas est paraît-il obligatoire.
Le plus grave pourtant est ailleurs, à moins qu'il ne soit la raison profonde de tout le reste. Jean-Paul II avait commis l'erreur coupable, rappelée par tous et même par La Croix, de parler de « Golgotha » à propos d'Auschwitz. Les examinateurs sont unanimes à féliciter Benoît XVI d'avoir évité de réitérer un tel impair. Mais que n'a-t-il pas dit à la place ! Voici l'objet du nouveau délit
« Face à l'horreur d'Auschwitz, a dit Benoît XVI, il n'y a pas d'autre réponse que la Croix du Christ, c'est-à-dire l'amour descendu jusqu'au fond de l'abîme du mal pour sauver l'homme à sa racine, là où sa liberté peut se rebeller contre Dieu. »
Ce passage, La Croix l'avait prudemment coupé dans sa reproduction du discours, espérant peut-être qu'il ne serait pas trop remarqué. Elle a dû le citer trois jours plus tard, en raison de la bronca médiatique qui y dénonce une « annexion chrétienne de la Shoah ». Alors Isabelle de Gaulmyn a risqué ce commentaire explicatif
« Cela est à comprendre dans une vision théologique, et non historique, [sinon] ce serait faire peu de cas des nombreux non-croyants ou juifs, qui ont eux aussi résisté. »
Une telle distinction entre le « théologique » et l'« historique », est comme calquée sur celle que fait l'idéologie dominante dans les médias et dans l'enseignement public. L'historique, c'est le scientifique, prouvé, démontré, objectivement établi, publiquement reconnu ; le théologique est autre chose, donc opinion subjective, croyance personnelle, conviction privée. Autrement dit, le Pape, c'est sa particularité personnelle, et si l'on veut sa fonction, peut prêcher le Christ et sa Croix à l'intérieur de sa « théologie », à l'intérieur de son Eglise, mais quand il est en visite dans le monde, il est prié de prendre exemple sur le cardinal-précurseur que l'on sait, et de glisser furtivement sa croix pectorale dans son gilet.

JEAN MADIRAN
sylvie.france
00Thursday, June 8, 2006 12:40 AM
liberté chérie

www.ncr-iran.org/fr/content/view/1460/1/

Le Vatican s’élève contre le régime iranien

mercredi, 07 juin 2006

CNRI – Le Vatican a protesté contre la décision du régime iranien d’interdire la publication du livre du Pape Benoît XVI en Iran.

Cet ouvrage, avec un autre portant sur feu le Pape Jean Paul II, aurait dû normalement être publié en Iran, mais le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique d’Ahmadinejad en a interdit la publication.

Le ministère de l’Orientation a qualifié le livre de propagande en faveur du christianisme en Iran et a stoppé la traduction en persan de ces ouvrages.

beatrice.France
00Saturday, June 10, 2006 1:44 PM
Benoît XVI suit la Coupe du monde de football....
Du site de la télévision suisse romande ( www.tsr.ch/ ):



On retiendra que "Son intérêt pour le football est celui d'un pasteur universel" ...

[Modificato da beatrice.France 10/06/2006 13.56]

beatrice.France
00Saturday, June 10, 2006 1:46 PM
Opinion: un article de "Présent"...
...dans le prolongement de l'éditorial de Jean Madiran (cf ci-dessus)



[Modificato da beatrice.France 10/06/2006 16.15]

TERESA BENEDETTA
00Saturday, June 10, 2006 8:05 PM
MALHEUREUSEMENT, ETRE UN RABBIN NE VEUT DIRE PAS TOUJOURS ETRE SAGE ET SENSIBLE AUSSI! QUEL DOMMAGE ET TANT PIS POUR LUI!
beatrice.France
00Sunday, June 11, 2006 2:47 PM
Re:

Scritto da: TERESA BENEDETTA 10/06/2006 20.05
MALHEUREUSEMENT, ETRE UN RABBIN NE VEUT DIRE PAS TOUJOURS ETRE SAGE ET SENSIBLE AUSSI! QUEL DOMMAGE ET TANT PIS POUR LUI!



En effet!!
Le plus ennuyeux, c'est que ses propos, comme les propos de ceux qui partagent ce point de vue, soient sur-médiatisés...

Ces gens devraient relire la déclaration de l'Eglise sur les relations avec les religions non chrétiennes - Nostra Aetate, version française ici:
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html
TERESA BENEDETTA
00Sunday, June 11, 2006 5:41 PM
GENIALE, BEA, DE NOUS RAPPELER 'NOSTRA AETATE' COMME TEXTE DES BASES...J'ai fait le meme dans la section anglophone (rubrique APOSTOLIC VOYAGE TO POLAND, ou se trouvent tous les articles et commentaires sur la visite a Auschwitz-Birkenau). Merci!
beatrice.France
00Saturday, June 17, 2006 11:16 AM
Célébration de la Fête-Dieu
Une belle analyse de l'homélie du Saint-Père dans Présent du 17 juin



[Modificato da beatrice.France 17/06/2006 11.17]

sylvie.france
00Sunday, June 18, 2006 3:07 PM
exemple à suivre
une belle histoire ......

Si l'information est vraie , elle mérite d'être répandue
Viendra-t-il en audience privée au Vatican ? Ce serait une belle revanche, pour lui, tellement critiqué, envié, jalousé.

www.lefigaro.fr/eco/20060617.FIG000000790_bill_gates_lache_les_renes_de_micros...



Marie-Cécile Renault
17 juin 2006, (Rubrique L'actualité économique)

L'homme le plus riche de la planète va progressivement prendre du champ pour se consacrer, avec sa femme, à sa fondation caritative.

QU'UN PATRON multimilliardaire, dont le groupe est à son apogée, décide de lui-même d'abandonner son poste est rare.

Qu'il le fasse pour voler au secours des plus démunis l'est encore plus.

C'est pourtant le choix de Bill Gates, qui va réduire progressivement d'ici à 2008 son rôle à la tête de Microsoft, pour se consacrer à sa fondation caritative.

A 50 ans, père de trois enfants, le créateur du leader mondial du logiciel devenu en trente ans l'homme le plus riche du monde, a décidé d'accorder 95% de sa fortune à l'éducation et à la lutte contre les maladies dans le tiers-monde – une manière aux Etats-Unis de réduire ses impôts. «Il ne s'agit pas d'un départ en retraite», a déclaré Bill Gates «mais d'une réorganisation de mes priorités.»

A partir de juillet 2008, Bill Gates assurera une fonction de conseiller tout en conservant son poste de président.
L'actuel responsable technique Ray Ozzie va prendre immédiatement le titre d'architecte en chef des logiciels et Craig Mundie, autre responsable technique, s'est vu confier le département de la recherche et de la stratégie. Le groupe n'a pas dévoilé le nom du successeur au poste de président, mais il est fortement probable que ce soit l'actuel directeur général, Steve Ballmer, entré chez Microsoft en 1980 et DG depuis 2000.
«L'équipe continuera notre travail.
Nous avons plusieurs produits clés leaders sur leur marché, notre talent technique est le meilleur du monde, nos activités sont solides et ont de claires perspectives de succès. Moi, je réalise un rêve», a indiqué Bill Gates.

«Quand nous nous sommes mariés, Bill et moi avions déjà pensé qu'un jour nous donnerions notre fortune», raconte sa femme, Melinda, souvent présentée comme son «bon ange».

Une femme a changé sa vie

Elle a, c'est certain, changé sa vie. Bill Gates l'a rencontrée chez Microsoft, où elle travaillait comme ingénieur, et l'a épousée en 1994 dans la plus stricte intimité sur un terrain de golf d'Hawaii.
Six ans plus tard, il crée la fondation qui porte leurs deux noms «Bill and Melinda Gates».

Le patron qui a si longtemps conservé une allure d'éternel adolescent ne s'est jamais fait remarquer par son élégance ou ses démonstrations ostentatoires de richesse.
Le seul luxe qu'on lui connaisse est son immense demeure high-tech dominant un lac à Medina, non loin du siège du groupe à Redmond, dans l'Etat de Washington. Le prix avec les terrains l'entourant est évalué à 125 millions de dollars.

Il a aussi acheté en 1994 un ouvrage de Leonard de Vinci, le Codex Leicester, pour 30 millions de dollars et possède un rare exemplaire d'une bible de Gutenberg.

En trois décennies, Bill Gates sera ainsi passé du garage où il bricolait ses premiers ordinateurs à celui d'homme le plus riche du monde, avec une fortune évaluée à 50 milliards de dollars dans le classement des personnalités les plus riches du monde réalisé chaque année par le magazine américain Forbes.

Il se prend d'intérêt pour les ordinateurs en 1973, alors que ceux-ci étaient encore loin de passionner les foules.
Ses parents, un avocat et une institutrice, le laissent «bidouiller» dans le garage familial ses premiers appareils et programmes informatiques.
Il intègre la même année la prestigieuse université Harvard, mais n'y restera que deux ans, préférant fonder sa propre entreprise en 1975 avec son ami Paul Allen.
Microsoft est né.

Les deux hommes rachètent un logiciel d'exploitation, le modifient un peu tout en le rebaptisant MS-DOS.
Ils le proposent au géant du secteur, IBM, mais gardent leurs droits de propriété intellectuelle, une décision qui va assurer leur fortune.

Un bienfaiteur de l'humanité

Très vite, Microsoft équipera un nombre grandissant d'ordinateurs, sa part de marché dépassant aujourd'hui 95%.
Le groupe entre en Bourse en 1986 et devient la vedette de l'explosion des valeurs technologiques dans les années 1990. S'il est tenu compte de toutes les divisions de titres intervenues et du versement de dividendes, sa valeur est passée de 9 cents en 1986 à près de 22 dollars aujourd'hui.

Son immense fortune permet désormais à Bill Gates de se consacrer, à l'image des illustres capitaines d'industrie américains du siècle dernier comme Ford et Carnegie, à la philanthropie.
Au final, quel incroyable retournement d'image ! Pendant des années, lors des procès antitrust, Mr Gates était présenté comme un être froid, manipulateur et arrogant, écrasant la concurrence.
Aujourd'hui, Mr Bill souriant fait la une des magazines, des bébés indiens et africains dans les bras. En bienfaiteur de l'humanité.



TERESA BENEDETTA
00Monday, June 19, 2006 2:03 AM
Sylvie, c'est tout vrai! J'ai justement d'un journal new yorkais aujourd'hui des chiffres paragonant les fonds que Bill Gates et sa femme a deja donne pour la philanthropie - plus de
$22-billions (je ne sais pas comment se traduit en francais le 'billion' anglophone - plus que toutes autres fondations philanthropiques americaines depuis les Carnegie, Rockefeller et Ford datant du 19eme siecle!

Je vais poster l'article en traduction bientot.
beatrice.France
00Wednesday, June 21, 2006 12:59 PM
Salon Beige
... la suite ICI
pulcherbenedictus
00Wednesday, June 21, 2006 7:42 PM
petite nouvelle (audience)
évidemment ce n'est point tres important à coté de tes articles si denses et passionnants, beatrice; mais voici:
La chaleur incite le pape à abréger son audience générale
2006-06-21 12:28:41
CITE DU VATICAN (AFP)


Les fortes chaleurs qui sévissent sur Rome depuis le début de la semaine ont incité mercredi le pape à abréger son audience générale hebdomadaire place Saint-Pierre au Vatican.

"Puisqu'il fait trop chaud, je voudrais abréger et ne citer que deux extraits" du texte écrit, a annoncé le souverain pontife, aussitôt applaudi par la foule rassemblée devant la basilique Saint-Pierre dans une atmosphère étouffante.

25.000 fidèles, dont tous n'avaient pas eu la prudence de s'équiper de parasols et de chapeaux, ont suivi mercredi la catéchèse du pape consacrée depuis plusieurs semaines aux disciples du Christ.

Benoît XVI, parfois protégé du soleil ardent par un ample parasol blanc tenu par un garde du corps, a également un peu écourté la séance des salutations au hôtes de marques, hauts prélats, délégations d'autres religions, handicapés et jeunes mariés qui conclut traditionnellement ses audiences générales.

La température a dépassé les 35 degrés mardi à Rome et n'est pas descendue au dessous de 20 degrés dans la nuit de mardi à mercredi.

L'été s'est installé brutalement dans la capitale italienne après un printemps considéré comme plutôt frais par les Romains.

© AFP.
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