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@Nessuna@
00Tuesday, January 10, 2006 6:41 PM
Benoît XVI plaide pour la paix et la démocratie en Terre Sainte

« L’engagement pour la vérité est l’âme de la justice »

ROME, Lundi 9 janvier 2006 (ZENIT.org) – L’État d’Israël doit pouvoir « exister pacifiquement » en Terre Sainte, et « le Peuple palestinien doit également pouvoir y développer sereinement ses institutions démocratiques », affirme Benoît XVI. Il évoquait la « mission commune » du Saint-Siège et des Nations : la « paix ».

Le pape a reçu ce matin, à 11 heures, en la salle Regia du palais apostolique du Vatican les membres du corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, pour la seconde fois, à l’occasion des vœux annuels. Il avait déjà reçu les ambassadeurs au lendemain de son élection, jeudi 12 mai 2005 (cf. Zenit, 12 mai 2005).

Benoît XVI a prononcé son discours, traditionnellement en français, en réponse à celui de M. Giovanni Galassi, ambassadeur de la République de Saint-Marin près le Saint-Siège, doyen du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège.

Illustrant la « Splendeur de la vérité » dans les relations entre les Etats, le discours du pape était structuré autour de quatre énoncés, le premier étant : « L’engagement pour la vérité est l’âme de la justice ».

« Avec une évidence presque exemplaire, ces considérations me semblent applicables, disait le pape, en ce point névralgique de la scène mondiale que reste la Terre Sainte. L’État d’Israël doit pouvoir y exister pacifiquement, conformément aux normes du droit international; le Peuple palestinien doit également pouvoir y développer sereinement ses institutions démocratiques pour un avenir libre et prospère ».

Le pape évoquait la joie de Noël et de la Sainte-Famille, en ajoutant : « la vraie joie ne peut être isolée sans s’affaiblir ni s’éteindre. À vous tous donc, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, aux Peuples et aux Gouvernements que vous représentez dignement, à vos chères familles, à vos Collaborateurs, j’adresse mes vœux de joie chrétienne. Qu’elle soit la joie de la fraternité universelle apportée par le Christ, une joie riche des vraies valeurs et ouverte au partage généreux. Qu’elle vous accompagne et qu’elle grandisse chaque jour de l’année qui vient de commencer ».

« Nous nous sentons ainsi comme unis dans une mission commune, qui nous place toujours face à de nouveaux et formidables défis, disait le pape. Toutefois, nous les affrontons avec confiance, dans la volonté de nous soutenir mutuellement – chacun selon sa propre tâche –, tournés vers de grands buts communs ».

Il soulignait : « J’ai dit «notre mission commune». Et quelle est-elle sinon la paix? L’Église ne fait rien d’autre que de répandre le message du Christ, venu – comme l’écrit l’Apôtre Paul dans la Lettre aux Éphésiens – pour annoncer la paix à ceux qui étaient loin et à ceux qui étaient proches (cf. 2, 17). Et vous, éminents représentants diplomatiques de vos peuples, en raison de votre statut (cf. Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, 18 avril 1961, art. 3, 1, e), vous avez entre autres la noble tâche suivante: promouvoir des relations internationales amicales. C’est bien d’elles en réalité que la paix se nourrit ».

Benoît XVI citait son Message pour la journée mondiale de la Paix, le 1er janvier dernier en disant : « La paix – nous le constatons douloureusement – reste en de nombreuses parties du monde entravée, blessée ou menacée. Quel est le chemin vers la paix? Dans le message que j’ai adressé pour la célébration de la Journée mondiale de la Paix de cette année, j’ai estimé pouvoir affirmer: «Là où l’homme se laisse éclairer par la splendeur de la vérité, il entreprend presque naturellement le chemin de la paix» (n. 3). Dans la vérité, la paix ».

Le pape se réjouissait de constater, dans le monde actuel ,« un effort courageux et tenace en faveur de la paix de la part de beaucoup d’hommes et de nombreuses institutions ».

Développant sa première considération – « l’engagement pour la vérité est l’âme de la justice », le pape faisait observer : « Celui qui est engagé pour la vérité ne peut pas ne pas refuser la loi du plus fort, qui vit de mensonge et qui, au niveau national et international, a tant de fois émaillé de tragédies l’histoire des hommes ».

Ce thème de la vérité est en effet cher au pape qui a pour devise, depuis son épiscopat : « Coopérateurs de la vérité ».

« Le mensonge, soulignait le pape, se revêt souvent d’une apparente vérité, mais en réalité il est toujours sélectif et tendancieux, orienté de manière égoïste vers une instrumentalisation de l’homme et, en définitive, vers sa soumission. Des systèmes politiques du passé, mais non seulement du passé, en sont une preuve amère ».

Benoît XVI expliquait encore à ce propos : « À l’opposé se situent la vérité et la véracité, qui portent à la rencontre d’autrui, à sa reconnaissance et à l’entente: par la splendeur qui lui est propre – la splendor veritatis –, la vérité ne peut pas ne pas se répandre; et l’amour du vrai est, par son dynamisme intrinsèque, tout tourné vers une compréhension impartiale et équitable, et vers le partage, en dépit de toutes sortes de difficultés ».

« Même dans les relations internationales, la recherche de la vérité réussit à faire apparaître les diversités jusque dans leurs plus subtiles nuances, et les exigences qui s’ensuivent, et pour cela même aussi les limites à respecter et à ne pas dépasser, pour la protection de tous les intérêts légitimes des parties », ajoutait le pape.

« Cette même recherche de la vérité vous porte également à affirmer avec force ce que tous ont en commun, qui appartient à la nature même des personnes, de tout peuple et de toute culture, et qui doit être pareillement respecté », faisait observer le pape.

Il affirmait cette espérance que « quand ces aspects, distincts et complémentaires – la diversité et l’égalité –, sont connus et reconnus, alors les problèmes peuvent se résoudre et les dissensions s’apaiser selon la justice; des ententes profondes et durables sont possibles ».

« Tandis que, lorsque l’un de ces aspects est méconnu ou que l’on n’en tient pas compte, c’est alors que se font jour l’incompréhension, le conflit, la tentation de la violence et des abus de pouvoir », déclarait le pape.
sylvie.france
00Wednesday, January 11, 2006 12:28 AM
JMJ de 2006 à 2008.
Sur cet excellent site, eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1001062_jmj

une information de ZENIT ( www.zenit.org/ )


Benoît XVI a choisi les thèmes des JMJ de 2006 à 2008.


Les journées 2006 et 2007 seront célébrées au niveau des diocèses, le dimanche des Rameaux.

En 2006 , le thème sera la Parole de Dieu (« Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route », Psaume 119 (118), 105).

En 2007 , le thème choisi est le commandement de l’Amour (« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres », Jn 13, 34).
ZF06010909 (ZENIT.org)

beatrice.France
00Wednesday, January 11, 2006 3:43 PM
Audience du 11 janvier

Le Pape: Dieu a penché le ciel et nous a pris sur ses épaules.

"Remercions Dieu, car il a penché le ciel vers nous, et il est descendu, et il a porté notre chair sur ses épaules"


C'est ce qu'a dit Benoît XVI, durant l'audience générale qui s'est tenue à la Salle Paul VI, au Vatican.

Etait présent un groupe d'enfants de Beslan, la ville tchétchène frappée en 2004 par un très grave attentat terroriste dans une école, ou plus de 340 personnes parmi les élèves, les enseignants et les parents, perdirent la vie.


Comment ne pas évoquer l'expression d'Ulisse Sartini "une lumière qui se déplace", en voyant ces belles photos?


REUTERS/Max Rossi


REUTERS/Max Rossi


AP Photo/Plinio Lepri

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Avec les enfants de Beslan, on retrouve la même attitude paisible qu'avec les enfants de Rome, le 15 octobre dernier:


REUTERS/Plinio Lepri/Pool
sylvie.france
00Saturday, January 14, 2006 8:37 PM
Des jeunes rescapés rencontrent Benoît XVI
(voir photo précédente)
De nos amis Canadiens:

lcn.canoe.com/lcn/infos/lemonde/archives/2006/01/20060111-220...


Mise à jour: 11/01/2006 22h03

Tragédie de Beslan

Des jeunes rescapés rencontrent Benoît XVI

Trente jeunes survivants de la prise d'otages de septembre 2004 à Beslan, en Russie, ont fait une rencontre bien spéciale mercredi.
Ils ont pu parler avec le pape Benoît XVI après avoir assisté à l'audience publique de 90 minutes du souverain pontife.

Les jeunes Russes sont en visite pour la semaine en Italie.

Ils ont visité Rome et Venise, en plus d'avoir rencontré mardi les joueurs de soccer du prestigieux AC Milan.

C'est le gouvernement italien qui a organisé le voyage.

Rome avait envoyé des secouristes à Beslan durant la prise d'otages.

En tout, 331 personnes, dont 186 enfants, ont péri dans la tragédie.
sylvie.france
00Sunday, January 15, 2006 1:01 AM
Des homosexuels et des femmes manifestent contre le Vatican
www.liberation.fr/page.php?Article=351386

Des homosexuels et des femmes manifestent contre le Vatican

samedi 14 janvier 2006 (Reuters - 20:24)

par Rachel Sanderson et Roberto Bonzio

ROME/MILAN - Plusieurs dizaines de milliers d'Italiens ont manifesté pour réclamer la reconnaissances des unions d'homosexuels et le droit à l'avortement, deux jours après la condamnation par le pape Benoît XVI du mariage homosexuels et de la pilule abortive.

Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "On ne nous fera plus taire", les manifestants, dont de nombreuses femmes et des couples homosexuels, se sont rassemblés sur des places de Rome et de Milan.

"Nous pensions que l'Eglise avait cessé de s'ingérer dans la politique italienne (...) mais au contraire, il y a une terrible résurgence. Ce sont de mauvais signes pour la liberté d'expression", a déclaré à des journalistes, lors de la manifestation de Milan, le Prix Nobel de littérature Dario Fo.

La participation à la manifestation de Milan a été estimée à 50.000 personnes par la police, à 100.000 par les organisateurs.

Des ministres de la coalition de centre-droit de Silvio Berlusconi ont abondé samedi dans le sens de la condamnation papale.

"Ces manifestations m'ont totalement écoeuré", a déclaré le ministre des Réformes Roberto Calderoli, membre de la Ligue du Nord, un parti populiste.

"Ces choses dégoûtantes ont revendiqué de manière absurde des privilèges sur la base d'un sexe improductif (...) C'est révoltant".

Le ministre de la Culture, Rocco Buttiglione, a affirmé que l'Italie avait pour responsabilité de protéger les jeunes couples hétérosexuels afin de leur permettre d'avoir des enfants, pas de s'occuper des couples homosexuels.

Les élections législatives du 9 avril opposeront le centre-gauche, conduit par l'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, au centre-droit de Berlusconi.

L'Eglise catholique italienne a déjà fait savoir au centre-gauche qu'elle combattrait toute velléité de reconnaissance de partenariat civil pour les couples hétérosexuels non mariés et les couples homosexuels.

Prodi a promis une forme de pacs à l'italienne pour les couples non mariés, mais il s'est gardé d'apporter son soutien au mariage homosexuel. Son refus de participer aux manifestations de samedi a indisposé certains petits partis de la coalition de gauche.



beatrice.France
00Sunday, January 15, 2006 5:58 PM
Benoît XVI et la famille menacée
Dans le prolongement de l'article ci-dessus, un article publié dans le qotidien Présent du 14 Janvier

Benoît XVI et la famille menacée

Jeudi, Benoît XVI a appelé les élus romains à soutenir le plan pastoral lancé par le diocèse de Rome il y a trois ans afin d'aider les familles « à surmonter les moments de crise ou de découragement si communs dans notre société, et à mieux prendre conscience de leur nature propre comme de leurs devoirs spécifiques ».
L'occasion pour le Saint-Père de réaffirmer ce qu'il disait, en juin dernier, devant le synode diocésain de Rome : « Le mariage et la famille ne sont pas en réalité une construction sociologique due au hasard, et fruit de situations historiques et économiques particulières. Au contraire, la question du juste rapport entre l'homme et la femme plonge ses racines dans l'essence la plus profonde de l'être humain et ne peut trouver sa réponse qu'à partir de là... Le mariage comme institution n'est donc pas une ingérence indue de la société ou de l'autorité, l'imposition d'une forme extérieure dans
la réalité la plus privée de la vie. II s'agit au contraire d'une exigence intrinsèque du pacte de l'amour conjugal. »

« Il ne s'agit pas, ajoutait le Pape, de simples normes de la morale catholique, mais de vérités élémentaires relatives à notre humanité commune.
Et il est essentiel de la respecter pour le bien des personnes comme de la société. Cela doit donc interpeller aussi la responsabilité des responsables que vous êtes, et intéresser doublement vos compétences réglementaires. »
Voilà donc les politiques replacés devant une réalité qui, non contente de mettre à mal le rousseauisme, rappelle l'inadéquation fondamentale de lois la foulant au pied, telles celles sur le PACS ou sur les unions homosexuelles.

On mesure là toute la différence de hauteur de vue entre le chef de la Chrétienté et le groupe de parlementaires français opposés à toute législation sur les unions homosexuelles, ou l'adoption par ces couples. Là où nos politiques réagissent, en négatif, face au danger d'une dérive, et en contradiction avec leur appartenance à une famille politique qui a voté le Pacs et la répression des propos homophobes, le Saint-Père réaffirme posément la réalité de la nature humaine et de la constitution de la société.
Ce qui ne l'empêche pas de rappeler, tout aussi posément, et logiquement, l'impossibilité naturelle qu'il y a à considérer la possibilité d'une reconnaissance, politique ou sociale, de toute autre forme d'union.
« Ce serait une grave erreur, souligne ainsi le Saint-Père, de négliger la valeur et la place de la famille légitime, fondée sur le mariage, en attribuant à d'autres formes d'unions une reconnaissance juridique impropre, alors qu'aucune exigence sociale réelle n'apparaît. »
Et, pour être complet, Benoît XVI a rappelé aux élus romains la nécessité de défendre la vie naissante, et de soutenir « les femmes enceintes en difficulté, en évitant l'usage de médicaments qui, en quelque sorte, masquent la gravité de l'avortement, qui reste un choix contraire à la vie ».
La principale association homosexuelle italienne, Arcigay, s'en est étranglée.
Il est vrai que Benoît XVI, par ses rappels de la vérité humaine et chrétienne, ne cesse d'être la cible d'une communauté, dont le principal organe de presse américain l'a désigné personnalité anti-gay pour l'année écoulée.

La communauté homosexuelle italienne est d'autant plus furieuse que ces rappels interviennent à la veille, samedi, d'une manifestation, à Rome, en faveur d'un Pacs à la française.
« Quel dommage que le pape n'ait pas profité de l'occasion pour affirmer que le christianisme témoigne amour et accueil à toutes les personnes », affirme un communiqué d'Arcigay.
Un propos ironique (?) qui tombe à plat. L'Eglise manifeste amour et accueil à toutes personnes, à tout pécheur... mais pas au péché.
« Les termes utilisés par le pape résultent d'une vision rétrograde de la société moderne, continue Arcigay, qui d'ailleurs n'est pas partagée par tous les évêques et par la grande partie du "peuple de Dieu".
Le pape a fermé la porte, mais l'histoire ne s'arrête pas de toute façon à la porte de Saint-Pierre. »
Un propos qui est la preuve d'une incompréhension double. De ce qu'est l'Eglise : le catholique ne l'est que par son appartenance à la communauté des baptisés, sa reconnaissance d'une foi et sa participation à la vie d'une communauté. Il ne s'agit pas de sentimentalisme sociologico-philosophique !
Et de ce qu'est une société. Car quelle société la communauté homosexuelle, à elle seule, peut-elle espérer construire ?

OLIVIER FIGUERAS

[Modificato da beatrice.France 15/01/2006 17.59]

@Nessuna@
00Monday, January 16, 2006 4:52 AM
ROME, Dimanche 15 janvier 2006 (ZENIT.org) – Lors de l’inauguration, mardi 10 janvier, de la première Année académique de l’Université européenne de Rome (UER), le cardinal Camillo Ruini, Vicaire pour le diocèse de Rome, a affirmé que le catholicisme a une « vocation internationale » qui le rend valable pour tous les peuples.

La foi chrétienne est en effet « en mesure de s’incarner dans les cultures les plus diverses, pour leur transmettre sa sève de vérité et valoriser ce qu’elle contient de vrai, de bon et de beau », a affirmé le prélat après avoir béni les personnes présentes ainsi que les infrastructures, et après avoir présidé la cérémonie de dédicace de l’auditorium à Jean-Paul II.

Si « la vocation internationale est naturelle pour le catholicisme », a-t-il observé, cela est vrai « aussi et de manière spécifique pour le milieu universitaire ».

« L’Eglise catholique, et en particulier l’Eglise qui est en Italie, regarde avec une grande attention et beaucoup d’intérêt le monde de la culture et de la recherche, tout comme l’engagement à la formation des personnes », a rappelé le cardinal, expliquant que pour cette raison la naissance d’une nouvelle université « qui se réfère aux grands principes de la foi et de la culture d’inspiration chrétienne » est un événement « positif et encourageant ».

Constatant que « dans le contexte culturel actuel sont à l’œuvre de puissants courants qui poussent dans le sens de la sécularisation, et aussi de la christianisation », le cardinal Vicaire de Rome a observé qu’« une recherche et un enseignement qui se réfèrent à l’héritage chrétien, pour en démontrer la véracité et l’actualiser dans le présent comme dans le futur, doivent affronter un difficile défi ».

Malgré la difficulté de ce devoir, l’on peut avoir confiance « non seulement dans le grand patrimoine de vérité et de beauté qui nous vient de notre passé, mais également dans la lumière de l’Esprit Saint, qui guide les pas de l’Eglise, et dans les énergies positives que ce même Esprit continue toujours de susciter, pour répondre aux devoirs qui se présentent petit à petit ».

« Face à ce détachement du christianisme qui s’est malheureusement vérifié dans de nombreux milieux culturels européens », le cardinal Ruini – qui est également Président de la Conférence épiscopale italienne – a ensuite cité les paroles « très fortes, mais aussi chargées d’espérance », prononcées à Subiaco par celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger, quelques jours avant son élection au pontificat.

« Ce dont nous avons surtout besoin en ce moment de l’histoire, ce sont des hommes qui, à travers une foi éclairée et vécue, rendent Dieu crédible en ce monde, affirmait le futur pape Benoît XVI. (…) C’est seulement à travers des hommes touchés par Dieu, que Dieu peut revenir auprès des hommes ».

« Mon vœu le plus fervent est que cette nouvelle Université contribue à former un tel type d’hommes », a affirmé le cardinal Ruini, exprimant le souhait « que la jeune plante de cette Université, à peine sortie de terre, puisse croître rapidement et devenir un arbre robuste et riche de fruits de bien ».

L’Université européenne de Rome est née de l’engagement de la Congrégation des Légionnaires du Christ, fondée en 1941 au Mexique par le père Marcial Maciel et qui compte actuellement 23 universités et près de 300 centres de formation.

En présentant l’Université, le recteur, le père Paolo Scarafoni, L.C., a souligné qu’« il s’agit d’un laboratoire qui prépare à la vie concrète », enseignant à s’engager à la recherche « du vrai, du beau, du bien, au-delà des profits immédiats ».

Lors de la cérémonie d’inauguration de la première Année académique de la nouvelle université étaient également présents le Directeur général des Légionnaires du Christ, le père Alvaro Corcuera, qui a souhaité à l’UER un « long et fructueux chemin », ainsi que de nombreuses autorités.

Le sous-secrétaire à la présidence du Conseil italien, Gianni Letta, a rappelé les trois paroles qui « représentent ensemble l’identité de cette Université et la finalité de cette initiative » : « laboratoire », c’est-à-dire « petit cénacle et non pas grande usine », qui « porte en lui les valeurs de la tradition artisanale qui rendent plus fortes la recherche de la vérité » qui est l’objectif de l’UER – « communauté » et « catholique », qui signifie « recherche désintéressée ».

« Nous consacrons aujourd’hui une communauté d’étude et de travail et nous lui souhaitons un parcours lumineux », a-t-il affirmé, formant le vœu que « parte de ce nouvel Athénée romain un voyage à la découverte d’une nouvelle Europe que nous voulons fortement ancrée aux racines antiques ».

Rappelant ces racines, le président du Sénat italien, Marcello Pera, a évoqué les deux devoirs d’une Université chrétienne : la « conscience de la valeur et du rôle de la civilisation chrétienne » et la « détermination à diffuser et à promouvoir les principes et les valeurs de la civilisation chrétienne ».

A l’image de Jean-Paul II qui « a su maintenir unies l’identité et l’ouverture », aujourd’hui, en effet, il faut réunir « curiosité et valeur », a affirmé le maire de Rome, Walter Veltroni, rappelant que cela constitue le grand défi de notre civilisation.

Un concert de l’orchestre du Corps des carabiniers, dirigé par le Lieutenant-Colonel Massimo Martinelli a suivi les interventions des personnalités présentes à l’inauguration de cette première année académique de l’UER.

Jean-Paul II a béni l’Université européenne de Rome le 14 décembre 2004 lors de sa dernière apparition dans la Basilique Saint-Pierre, à l’occasion de la rencontre avec les étudiants universitaires. L’UER a été présentée au pape Benoît XVI le 15 décembre dernier, lors de la dernière rencontre avec les universitaires
beatrice.France
00Monday, January 16, 2006 7:51 AM
Un chiffre extraordinaire au Vatican

Zéro : c'est le nombre de délit commis au Vatican entre le 2 avril 2005 (mort de Jean-Paul II) et le 24 avril 2005 (élection de Benoît XVI) alors que plus de 6 millions de personnes sont allées à Rome entre ces deux dates en particulier pour l'enterrement de Jean-Paul II et le Conclave.

"La circonstance est encore plus exceptionnelle parce que l’expérience nous a enseigné que le nombre des plaintes déposées et donc des rapports de la police judiciaire augmentent en progression géométrique dans les périodes de plus grande affluence des pèlerins et des touristes, et, dans les deux circonstances citées, il y a eu une affluence extraordinaire estimée à au moins six millions de personnes" explique maître Picardi, avocat au Vatican.

Une aide de Jean-Paul II du haut de la fenêtre du Ciel?

Source: Le Salon beige

beatrice.France
00Monday, January 16, 2006 8:29 AM
En attendant l'encyclique...
Du très beau blog de Patrice de Plunkett:
http://plunkett.hautetfort.com/



Les "vaticanistes" disent qu'elle sera... "très religieuse" !

En attendant la première encyclique de Benoît XVI, les divers "correspondants à Rome" de nos quotidiens tournent en rond autour d'une seule idée qu'ils ressassent ad nauseam, et qui consiste à dire ceci : "Avec l'encyclique, les catholiques vont enfin savoir qui est ce pape".

Qui est le pape Ratzinger, seuls les journalistes semblent encore l'ignorer. (Les catholiques - pour leur part - en ont une idée ; notamment depuis les JMJ de Cologne).

Mention spéciale à l'un de mes confrères : interviewé à titre d'expert par une radio française, il a révélé que l'encyclique serait "très religieuse". Décidément les grands médias sont un flambeau sur le chemin du savoir.


beatrice.France
00Monday, January 16, 2006 1:33 PM
Vers une régularisation de la Fraternité Saint-Pie X ?
Cf post ci-dessus "L'esprit du concile" (n°270)

Article dans LA CROIX du 16 janvier;
Le texte intégral de l'article est ICI

Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X, a accueilli le discours du pape à la Curie, prononcé le 22 décembre 2005, avec intérêt.

Depuis la rencontre, le 29 août 2005 à Castel Gandolfo, entre Benoît XVI et Mgr Fellay, le dialogue continue entre Rome et les «lefebvristes».
«Les discussions sont longues, mais elles sont probablement les plus fructueuses de celles que nous avons eues jusqu’ici», a-t'il déclaré vendredi 13 janvier aux journalistes de l’Association des journalistes d’information religieuse (Ajir).

Le chef de file intégriste, qui a rencontré le 15 décembre le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei, affirme même sentir du côté du Vatican une volonté de résoudre le problème le plus rapidement possible.
Au-delà de la satisfaction de voir se profiler une réforme liturgique, il reste cependant un certain nombre de tensions portant sur des points du concile Vatican II : liberté religieuse et acceptation de la laïcité de l’État, œcuménisme, dialogue interreligieux et « esprit d’Assise »

Mgr Fellay a accueilli avec intérêt le discours de Benoît XVI à la curie, le 22 décembre, dans lequel le pape opposait deux interprétations du Concile : d’une part « l’herméneutique de la discontinuité et de la rupture », d’autre part « l’herméneutique de la réforme, du renouvellement dans la continuité », qui a sa préférence. Il le voit comme un texte capital, qui recadre le Concile dans une nouvelle lumière.

«On se dirige ainsi vers une “régularisation“ de la Fraternité», se félicite Mgr Fellay.
Cette régularisation pourrait prendre la forme d'un statut d’autonomie, par exemple une administration apostolique personnelle comme celle créée en 2001 à Campos (Brésil) pour les fidèles de Mgr Antonio de Castro Mayer, autre évêque intégriste, co-consécrateur lors des ordinations illicites de 1988.



Un autre article paru dans le quotidien belge LA LIBRE BELGIQUE se fait écho de la même rumeur.
Texte complet ICI

Le dirigeant de la Fraternité Saint-Pie X est «certain» d'un rapprochement à terme entre Ecône et Rome. Mais convient qu'une «méfiance» demeure encore.

«Je pense qu'on avance, mais on avance lentement. Un des éléments qui freinent, est un élément psychologique: la méfiance. Il y a tout un travail à faire pour dépasser cette méfiance. Cela demande du temps. Mais je suis très optimiste. Je suis absolument certain qu'un jour, il n'y aura plus de problème entre la Fraternité et Rome».
[...]
Sur des questions sensibles comme la messe, de véritables négociations seraient en cours entre Ecône et Rome pour redonner vie au protocole d'accord signé en mai 1988 entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre, finalement dénoncé par ce dernier.



Méfiance, pour nous aussi, car en étalant publiquement, par des indiscrétions sciemment distillées, des négociations qui devraient rester secrètes, avant qu'elles n'aient abouti, on prend le risque (calculé?) de les faire échouer. Et de décevoir les uns tout en exaspérant les autres

[Modificato da beatrice.France 16/01/2006 13.35]

sylvie.france
00Wednesday, January 18, 2006 1:32 AM
Les "trois 500e" du Vatican
Excellentes informations, sur notre fameux site "apic" --merci à eux--

Rome: Les "trois 500e" du Vatican, dont Jules II est à l'origine

La Garde, mais aussi la basilique Saint-Pierre et les Musées

Rome, 17 janvier 2006 (Apic) En 2006, le Vatican fêtera trois 500e anniversaires. Le plus connu et le plus médiatisé est sans aucun doute celui de la Garde suisse pontificale, dont les manifestations commenceront dès le 22 janvier. Anniversaire encore: les 500e de la basilique Saint-Pierre, mais aussi des Musées du Vatican, qui fêteront les deux un demi- millénaire.

C’est également au printemps que se dérouleront les festivités du 500e anniversaire de la pose symbolique de la première pierre de l’actuelle basilique Saint-Pierre. En effet, si les travaux de la basilique constantinienne ont débuté le 18 novembre 326, c’est encore une fois le pape Jules II qui posa symboliquement la première pierre du nouvel édifice, le 18 avril 1506, même si les travaux du nouveau monument avaient déjà commencé.

Une série de manifestations et d’expositions sont prévues autour de cet anniversaire. C’est le 18 novembre 1626 que le pape Urbain VIII consacra la nouvelle basilique.

Enfin, c’est toujours au pape Jules II que l’on doit officiellement la création des Musées du Vatican. Le noyau initial des Musées est constitué par la collection de sculptures antiques commencée par ce pape. Mais c’est le 14 janvier 1506 qui est considéré comme la date de fondation des Musées. En effet, ce jour-là, le groupe de marbre antique du Laocoon fut découvert à côté du Colisée. Sur les conseils de Michel-Ange, Jules II s'en porta immédiatement acquéreur. Cependant, le groupe trouvé à l'époque était incomplet. Ce n'est qu'en 1905 que Ludwig Pollak retrouve le bras droit du sujet principal, qui fut recollé à la statue lors d'une restauration en 1957–1960.

Ce groupe de marbre était déjà très célèbre dans l’Antiquité. Il raconte un passage de la légende du cheval de Troie. Laocoon, prêtre troyen de Poséidon, avait mis en garde ses concitoyens contre le cheval de bois offert par les Grecs. Deux monstrueux serpents le tuèrent, ainsi que ses fils. Les Troyens attribuèrent leur mort à un châtiment divin. Ils firent entrer le cheval géant dans leur ville. C'est alors que de ses flancs, les Grecs sortirent pour détruire la cité.

Pour marquer ce 500e anniversaire des Musées, plusieurs manifestations seront organisées. Une exposition, en particulier, réunira des copies du groupe de Laocoon exposées dans d’autres musées du monde, dont celle de la Galerie des Offices à Florence, réalisée pour le pape Léon X en 1525.

Sans oublier la Garde suisse

La Garde suisse pontificale fêtera ainsi, le 22 janvier 2006, le 5e centenaire de sa fondation sous le pape Jules II (1503-1513). C'est en effet le 22 janvier 1506 qu'entrèrent dans Rome quelque 150 recrues helvètes réclamées par le pape. Cet anniversaire sera marqué par une messe célébrée dans la Chapelle Sixtine par le cardinal secrétaire d'Etat Angelo Sodano, avec une bénédiction spéciale de Benoît XVI aux gardes réunis place Saint-Pierre lors de la prière de l'Angélus, mais aussi par une autre messe célébrée à Fribourg, en Suisse, par le cardinal Georges Cottier pour les anciens gardes. (apic/imedia/hy/pr)

17.01.2006 - Apic
@Nessuna@
00Wednesday, January 18, 2006 4:33 AM
Message au card. Pappalardo pour ses 40 ans d’ordination épiscopale


ROME, Mardi 17 janvier 2006 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a fait parvenir un message au cardinal Salvatore Pappalardo, archevêque émérite de Palerme, à l’occasion du 40e anniversaire de son ordination épiscopale, le 16 janvier 1966.

Le cardinal Pappalardo a célébré cet anniversaire au cours d’une messe solennelle qu’il a présidée en la cathédrale de Palerme, lundi après-midi, en présence de son successeur, le cardinal Salvatore De Giorgi, du nonce apostolique en Italie, Mgr Paolo Romeo, des évêques de Sicile, du presbyterium et des fidèles.

Les vœux du pape ont été communiqués dans un télégramme du cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano.

Le pape « s’associe à l’Eglise palermitaine, pour rendre grâce au seigneur pour le généreux ministère pastoral du zélé cardinal », et il « invoque une nouvelle effusion des grâces et des consolations divines » sur le cardinal Pappalardo.

Le pape étend également sa bénédiction au cardinal de Giorgi, aux évêques, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux personnes présentes à la célébration.
@Nessuna@
00Wednesday, January 18, 2006 4:35 AM
L’unité des chrétiens, « priorité du pontificat »
L’unité des chrétiens, « priorité du pontificat »

Benoît XVI à Saint-Paul le 25 janvier

ROME, Mardi 17 janvier 2006 (ZENIT.org) – La promotion de l’unité des chrétiens est une des « priorités » indiquées par Benoît XVI dès le début de son pontificat : c’est lui qui conclura, le 25 janvier, à Saint-Paul-hors-les-Murs la semaine de prière pour l’unité à Rome (18-25 janvier).

Ce sera sa seconde visite à la basilique qui renferme le tombeau de l’apôtre, et ceci à l’occasion des secondes vêpres de la fête de la Conversion de saint Paul, qu’il présidera à 17 h 30.

Cette grande semaine de prière pour l’unité a pour thème cette année : « Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d\'eux », et les méditations quotidiennes ont été préparées par un groupe œcuménique irlandais de Dublin, en collaboration avec le conseil pontifical pour la Promotion de l\'unité des chrétiens et la commission Foi et constitution du Conseil œcuménique des Eglises (COE).

Le thème du premier jour de cette semaine sera, demain, 18 janvier : « Unis par la présence du Christ. Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ».

Le pape Benoît XVI aura l’occasion de mentionner l’unité des chrétiens lors des audiences générales des 18 et 25 janvier et lors de l’angélus du dimanche, le 22 janvier.

Sa première encyclique, sur le thème de l’Amour de Dieu, d’après la première épître de saint Jean, pourrait être symboliquement publiée au cours de cette semaine, selon ce qui a filtré dans les colonnes de l’agence italienne Ansa. La publication est annoncée pour janvier, officiellement, depuis le 23 décembre.

Dès le début de son pontificat, le 19 avril dernier, Benoît XVI a pour sa part indiqué sa volonté de poursuivre le dialogue en vue de la pleine unité de l’Eglise, le lors de son homélie-programme.

Il disait y voir un « devoir pressant », il confiait se laisser « interpeller personnellement par cette question » et sa volonté de s’inscrire dans le « sillage » de ses prédécesseurs.

« C’est (…) en toute conscience, au début de son ministère dans l’Eglise de Rome que Pierre a baignée de son sang, que l’actuel successeur prend comme premier engagement celui de travailler sans épargner ses forces, à la reconstruction de l’unité pleine et visible de tous les disciples du Christ », a-t-il affirmé.

Il insistait sur les gestes concrets en disant: « Telle est son ambition, tel est son devoir pressant. Il est conscient que pour cela les manifestations de bons sentiments ne suffisent pas. L’on a besoin de gestes concrets qui pénètrent les âmes et secouent les consciences, incitant chacun à cette conversion intérieure qui est la condition nécessaire à tout progrès sur le chemin de l’œcuménisme ».

Il mettait surtout en évidence la nécessité d’une « purification de la mémoire », selon l’expression de Jean-Paul II : « Le dialogue théologique est nécessaire, l’approfondissement des motivations historiques de choix faits dans le passé est même indispensable. Mais le plus urgent est cette « purification de la mémoire », évoquée si souvent par Jean-Paul II, qui seule peut disposer les âmes à accueillir la pleine vérité du Christ. C’est devant Lui, Juge suprême de tout être vivant, que chacun de nous doit se placer, conscient de devoir un jour Lui rendre compte de ce qu’il a fait ou n’a pas fait pour le grand bien de l’unité pleine et visible de tous ses disciples ».

« L’actuel successeur de Pierre se laisse interpeller personnellement par cette question, insistait le pape, et il est disposé à faire ce qui est en son pouvoir pour promouvoir la cause fondamentale de l’œcuménisme. Dans le sillage de ses prédécesseurs, il est pleinement déterminé à exploiter toute initiative pouvant apparaître opportune pour promouvoir les contacts et l’entente avec les représentants des différentes Eglises et Communautés ecclésiales. Il leur adresse d’ailleurs, également à cette occasion, le salut le plus cordial, dans le Christ, unique Seigneur de tous ».

beatrice.France
00Wednesday, January 18, 2006 11:50 AM
Audience du 18 janvier 2006
Encyclique: voilà qui met fin aux conjectures stériles....



Le Pape: Eros et Agape transforment le Monde et les Eglises.
(agence ASCA)

Benoît XVI en personne a annnoncé aujourd'hui la publication de sa 1ère encyclique le 25 janvier prochain, sur le thème de l'amour.
Le Pape a confirmé le titre, "Deus caritas est", mais parlant sans note (a braccio) aujourd'hui lors de l'audience générale , avec une grande ferveur, il a dissipé les équivoques entretenues jusqu'alors par des "fuites", disant que l'amour de Dieu, dont il est question dans l'encyclique, va au coeur du thème, et qu'il est vital pour transformer le monde et l'église....



Il voit un signe de la Providence dans le fait que les problèmes de traduction aient retardé la sortie de cette encyclique au dernier jour de prière pour l'unité des chrétiens.



L'audience d'aujourd'hui était particulèrement belle et riche en émotions, puisque, après sa cathéchèse inspirée, Benoît XVI a salué avec chaleur des artistes de cirque italiens qui lui ont donné une petite représentation, traditionnelle, paraît-il, en ce début d'année.



AP Photo/Andrew Medichini)
[SM=x40799]

[Modificato da beatrice.France 18/01/2006 14.40]

sylvie.france
00Saturday, January 21, 2006 2:29 AM
L'oecuménisme au pays de Benoît XVI
Un excellent article de la-croix.com

www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2256360&rubId=11641
_________________

20-01-2006
L'oecuménisme au pays de Benoît XVI

Du 18 au 25 janvier, toutes les Églises du monde prient pour l’unité des chrétiens. Une cause chère au cœur du nouveau pape. En Allemagne, terre natale de Benoît XVI, l'oecuménisme est une réalité quotidienne ; les gestes qu’il a annoncés y sont particulièrement attendus

Il était une fois un pays où les protestants n’étaient pas minoritaires. Un pays où l’histoire tumultueuse avait produit un équilibre démographique entre protestants et catholiques. Juste une frontière à traverser, nous sommes en Allemagne. Ici, les protestants ne représentent pas 2,2 % de la population comme en France, mais plus de 30 %, une présence équivalente à celle des catholiques.

Au pays de la Réforme, protestants et catholiques se rencontrent sans se chercher : dans les écoles, les cercles d’amis, le travail et les loisirs. Dans les paroisses, il est fréquent que les communautés des deux confessions se réunissent pour des formations bibliques communes, des chorales, des actions sociales ou à l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens (du 18 au 25 janvier), qui donne fréquemment lieu à un échange de chaires entre le pasteur et le curé.

« Ce qui me semble le plus représentatif de l’œcuménisme en Allemagne, c’est la fête de Pâques, estime la théologienne Dorothea Sattler (lire page suivante). Elle est souvent fêtée par une célébration commune, à l’issue de laquelle chaque communauté reçoit de l’autre le cierge pascal qui vient d’être béni. Au matin de Pâques, protestants et catholiques se rendent ensemble au cimetière pour la bénédiction des tombes. »

Dans la société civile, catholiques et protestants partagent aussi des tâches communes : les soins et l’accompagnement des malades en fin de vie dans les Hospize (centres de soins palliatifs), l’aide spirituelle aux victimes d’accidents (Notfallseelsorge), l’animation commune des Kirchenkaffee (café d’Église), lieux d’accueil ouverts à tous dans les grandes villes…

« Nous continuons à travailler ensemble dans les consultations pour les femmes désirant avorter, avec des organisations catholiques privées (1), explique l’évêque protestant Rudolf Koppe, chargé des relations œcuméniques. Nous avons d’énormes champs à travailler ensemble : les cours de religion dans les écoles, la diaconie, les questions de bioéthique… Nous avons aussi un travail de lobbying à faire auprès de l’État qui nous soutient financièrement, car il y a aussi en Allemagne une tendance à la privatisation du religieux. »
200.000 catholiques et protestants rassemblés

L’ampleur de la vie œcuménique en Allemagne s’est manifestée en mai 2003, à l’occasion du Kirchentag œcuménique, événement sans précédent qui a rassemblé à Berlin 200 000 catholiques et protestants pour cinq jours de rencontres. « Ce fut un grand rassemblement, très impressionnant, se souvient le théologien Peter Neuner. Un grand événement spirituel, et non un marché comme l’ont parfois dit ceux qui l’ont critiqué. »

Le prochain Kirchentag œcuménique est déjà prévu, à Munich en 2010. En attendant, catholiques et protestants s’accueillent mutuellement lors des rassemblements organisés, une année sur deux en alternance, par chacune des deux Églises. « Dans les “Katholikentage” et les “Kirchentage” (leur équivalent protestant), il y a beaucoup de participants des deux Églises, notamment des jeunes, se réjouit le professeur Neuner. Dans les deux cas, ils se sentent chez eux et ils sont chez eux. »

L’Allemagne est-elle donc le meilleur des mondes œcuméniques ? Peut-être. Mais la scène interconfessionnelle germanique connaît aussi des heures de troubles. « Aujourd’hui, les difficultés sont plutôt du côté des Églises officielles, à la recherche de leur propre identité, explique le professeur Hilberath, directeur de l’Institut de recherche œcuménique à l’université de Tübingen. Chacun se demande : Qu’est-ce qu’être protestant ? Qu’est-ce qu’être catholique ? Et la tendance est à répondre : un catholique n’est pas un protestant, et un protestant n’est pas un catholique. Ce fonctionnement par alternative et par opposition fait marquer le pas au mouvement œcuménique. »

« Par peur de la sécularisation, chacun essaie de sauver de son côté ce qui peut l’être, au lieu de se demander ce qui peut être fait ensemble », regrette le professeur Neuner. Pour Klaus Nientiedt, rédacteur en chef du Konradsblatt, l’hebdomadaire diocésain de Fribourg-en-Brisgau, la « crise œcuménique » est avant tout née des « succès » de ces dernières années, notamment la signature en octobre 1999 à Augsbourg, entre l’Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale, de la Déclaration commune sur la doctrine de la justification : « On ne réalise plus trop ce que l’on a réussi. Mais si l’on a été capable de traiter de la justification et de régler ce problème majeur posé par la Réforme, cela doit créer un dynamisme œcuménique », plaide-t-il, relativement confiant. Un avis partagé par Rudolf Koppe : « On ne peut pas vraiment parler de crise, mais d’une évolution qui n’est plus si progressive. Nous ne voyons plus les étapes suivantes », regrette l’évêque protestant.

La question de l'intercommunion

Des idées pour Benoît XVI, catholiques et protestants allemands en ont. Depuis plusieurs décennies, nombreux sont ceux qui souhaiteraient communier ensemble, tout particulièrement les couples biconfessionnels qui représentent près de la moitié des couples mariés. « Sur la question de l’intercommunion, les évêques allemands ne peuvent apparemment rien faire. Le cardinal Ratzinger avait toujours répondu aux demandes en disant que cette question devait se régler au niveau de l’Église universelle, rappelle Klaus Nientiedt. Mais c’est une plaie dans le catholicisme allemand qu’il faudra bien soigner. »

«Dans la pratique, les prêtres de paroisse ne refusent pas la communion à un protestant, reconnaît Peter Neuner. Mais les Allemands connaissent la position de Rome et cela les blesse.» Sur ce dossier, le théologien catholique souhaiterait au moins une plus grande bienveillance à l’égard des protestants : «Les efforts des protestants ne sont pas assez considérés, regrette-t-il. Ils ont été très généreux lors de l’organisation du “Kirchentag” œcuménique. Ce n’était pas facile pour eux d’accepter les exigences catholiques (le refus catholique de l’hospitalité eucharistique). Je ne pense pas que nous ayons mesuré combien c’était difficile pour eux.»

Le nouveau pape adressera-t-il un signe fort à ses compatriotes ? Les théologiens allemands s’accordent à lui reconnaître une très bonne expertise du dossier œcuménique. « On a souvent l’idée que la Bavière d’où est originaire Benoît XVI est complètement catholique, mais il y a aussi une partie de la Bavière très protestante », souligne Klaus Nientiedt.

« La vie œcuménique est intense dans le diocèse de Munich, qui compte l’un des trois instituts œcuméniques d’Allemagne », note de son côté le professeur Hilberath. « Benoît XVI est bien informé, il connaît la situation. Et il faut rappeler que, sans ses efforts, la déclaration commune sur la justification n’aurait pas eu lieu », explique encore Peter Neuner. Prudent, le théologien se déclare « pas sans espoir » : « Je pense que le premier amour de Benoît XVI est pour les orthodoxes. Mais si des choses bougent du côté des orthodoxes, cela aidera aussi du côté protestant. »

Elodie MAUROT

(1) En 1999, Jean-Paul II avait demandé à l’Église catholique d’Allemagne de se retirer des centres de consultation où ses représentants assuraient des entretiens pré-IVG. Depuis 2001, de nouveaux centres, qui ne dépendent plus des diocèses mais du Comité central des laïcs catholiques allemands (ZdK), ont été créés pour les femmes enceintes en difficulté.

***
Les chrétiens en Allemagne

Parmi les 82 millions d’Allemands, on compte 26 millions de catholiques et autant de protestants.

Des différences géographiques qui s’estompent : historiquement, le nord de l’Allemagne était plutôt protestant, le Sud catholique. Dans l’ex-RDA très déchristianisée, les croyants, généralement d’origine protestante, ne représentent que 5 à 6 % de la population. Le brassage de population qui a eu lieu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et s’est accéléré après les années 1970 avec la mobilité professionnelle, favorise toujours plus la mixité confessionnelle, qui est historiquement celle des Länder du centre de l’Allemagne.

Les catholiques sont répartis en 27 diocèses. Le catholicisme allemand se caractérise par un fort engagement des laïcs : le Comité central des catholiques allemands (ZdK) regroupe 140 associations et institutions catholiques représentant en tout des millions de membres.

Les protestants allemands : L’Église évangélique en Allemagne (EKD), qui s’étend sur l’ensemble du territoire, réunit 23 Églises protestantes régionales qui étaient originellement de dénomination réformée, luthérienne ou unie. L’EKD fédère 27 millions de protestants et assume les tâches qui lui sont conférées par les Églises régionales. Autres communautés protestantes : des luthériens qui n’ont pas intégré l’EKD (39 000 membres), les baptistes (87 000), les méthodistes (65 000), les évangéliques, piétistes et charismatiques (50 000).

Les orthodoxes sont peu nombreux dans le pays. La Commission des Églises orthodoxes en Allemagne, organe de collaboration, a été créée en 1997.

À lire :

– Théologie œcuménique. La quête de l’unité des Églises chrétiennes, de Peter Neuner (Cerf, 513 p., 54€). Un ouvrage de référence qui fait le point sur les avancées œcuméniques
– Lire La Croix du 7 juillet 2005.
beatrice.France
00Saturday, January 21, 2006 8:00 AM
Dans le FIGARO du 21 Janvier
«Deus caritas est», l'encyclique de Benoît XVI

Hervé Yannou

[21 janvier 2006]

BENOÎT XVI a mis un point final à des mois de tergiversations. Il a lui-même annoncé publiquement que sa première encyclique serait enfin publiée le 25 janvier, alors qu'il clôturera une semaine dédiée à l'oecuménisme.
Attendue depuis son élection il y a près de dix mois, sans cesse annoncée et toujours reportée Deus caritas est («Dieu est amour») est un texte programmatique, mais pas un programme de gouvernement stricto sensu. Benoît XVI veut mettre au coeur de son pontificat l'enseignement chrétien sur l'amour et la charité. Sa première encyclique doit «illuminer et aider la vie chrétienne».

Elle commence par une citation de la première lettre de saint Jean : «Dieu est Amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui.»

En cinquante pages et en deux temps, le Pape veut expliquer «le concept de l'amour dans ses diverses dimensions» et face aux débordements actuels.
En publiant un texte plus court que les 14 ency cliques de son prédécesseur, Benoît XVI ne se départit pas de sa réputation de grand théologien, spécialiste de saint Augustin et de saint Bonaventure. Son entrée en matière manie les concepts grecs. Il insiste sur «l'agape», l'amour fondé dans la foi, l'amour chrétien sans lequel «l'éros», l'amour passion et païen, finit par être «abaissé au simple sexe», devient une marchandise pour un homme mercantile. Une occasion pour lui de rappeler les fondements de la famille et du mariage.

Exercice pédagogique

«Cette conception de l'amour comme don de Dieu a des conséquences pour la vie de l'Eglise, car la charité doit inspirer son action jusque dans les questions d'organisation», a-t-il lui-même expliqué.

C'est justement de responsabilité sociale dont traite la seconde partie de la 294e encyclique de l'histoire moderne. Un texte plus pragmatique, inspiré par Jean-Paul II qui avait demandé à son propre service caritatif de travailler sur le sujet.
Le Pape y fait l'éloge du partage, de la solidarité et de la justice, rend hommage à l'activité et à l'indépendance partisane et idéologique des institutions et organisations caritatives chrétiennes. A la vérité, tout au long des célébrations de fin et de début d'année, le professeur Ratzinger avait petit à petit abordé chacun des thèmes de son encyclique.

Sa publication officielle est le sommet d'un exercice pédagogique et l'organisation, en début de la semaine prochaine, d'une rencontre internationale au Vatican sur la charité lui laissera encore l'occasion de présenter lui-même le premier document clef de son règne.
Benoît XVI a présenté des excuses pour le retard accumulé dans la publication de ce texte qui marque traditionnellement le début d'un pontificat. Il travaille sur son encyclique depuis cet été. Pointilleux, il l'a amendée, corrigée, selon les commentaires des théologiens et surtout de ses anciens collaborateurs du Saint-Office. Ceux-ci n'ont pas hésité à lui renvoyer sa copie. ????????????

Traduire sans trahir

Le premier jet a été rédigé en allemand. Il a ensuite fallu le traduire en latin et faire de cette version officielle des transpositions en italien, français, anglais, portugais, espagnol et allemand. C'est là que tout se corse. Le latin d'Eglise a son jargon théologique qu'il est parfois difficile de traduire sans trahir. Les traducteurs se sont fait «taper sur les doigts» jusqu'en milieu de semaine dernière.

Après ces ratés, les rotatives de l'imprimerie officielle du Saint-Siège tournent désormais à plein régime pour que tout soit prêt mercredi. Il reste à savoir de quel jour Benoît XVI aura finalement daté symboliquement son encyclique, annoncée trop vite à Noël. Les observateurs attentifs y perdent leur latin.

beatrice.France
00Sunday, January 22, 2006 8:49 AM
Pour illustrer l'article ci-dessus
Belle photo, dans la version papier du FIGARO...
Quel est ce bureau?



[Modificato da beatrice.France 22/01/2006 14.19]

@Nessuna@
00Monday, January 23, 2006 6:55 PM
Madrid : Congrès mondial de télévisions catholiques


ROME, Vendredi 20 janvier 2006 (ZENIT.org) – La capitale espagnole accueillera en octobre prochain un congrès mondial de télévisions catholiques pour approfondir le thème de la « catholicité » et créer des réseaux d’échange et de dialogue.

Dans cet entretien à Zenit, Leticia Soberón, membre du comité d’organisation du congrès et membre du Conseil pontifical pour les Communications sociales explique les principaux objectifs du congrès.

Zenit : Quel est le but de ce congrès ?

L. Soberón : Ce congrès vise à approfondir ce que signifie la « catholicité » d’une présence dans les moyens de communication tout en conservant l’énorme diversité de styles, de charismes, des formes de présence, de genres visuels qui peuvent exister dans la constellation des situations de la télévision catholique.

Un autre objectif du congrès est celui de découvrir le nouveau panorama que nous ouvre la technologie et qui est en train de transformer profondément les coûts et les moyens de faire de la télévision. Il faut se préparer car les changements sont déjà en cours.

Zenit : La logique évangélique n’est pas compatible avec la logique commerciale. Et pourtant, on est contraint de créer des produits qui s’autofinancent. Comment peut-on faire ?

L. Soberón : Il s’agit sans aucun doute d’un défi, et il ne semble pas exister de formule magique pouvant nous donner une solution. La qualité professionnelle des initiatives, le dialogue avec les différents secteurs d’usagers, la créativité pour choisir les thèmes et les formats qui trouvent un bon écho dans le public, et surtout la profondeur et la pertinence des contenus de fonds, sont des éléments très importants.

En dépit de ce que l’on peut dire, le public perçoit et apprécie la bonne qualité des produits de télévision. Le congrès étudiera ces aspects, et d’autres aspects, de la dimension d’entreprise de la télévision.

Zenit : Quel devrait être le premier objectif d’une télévision catholique ?

L. Soberón : Que chacune, dans sa spécificité, se propose sérieusement de servir avec amour et vérité les personnes concrètes et la société à laquelle elle s’adresse, selon l’Evangile.

Zenit : Comment peut-on établir de meilleures relations entre les télévisions ?

L. Soberón : L’objectif du congrès est de répondre au souhait de nombreuses télévisions et producteurs de télévision catholiques de faire partie d’un ensemble, d’offrir ce qu’ils possèdent et de pouvoir bénéficier de ce que possèdent les autres en suivant l’image de la « table commune », de plus en plus facilitée par l’évolution de la technologie mais qui nécessité de la détermination et de la persévérance pour définir des formules concrètes.

Zenit : Qui pourra participer à ce congrès ?

L. Soberón : Le congrès rassemblera surtout les télévisions catholiques et le nombre de places sera nécessairement limité. Sinon, ce serait impossible à gérer et il est important qu’il ait une forte dimension de rencontre, de dialogue avec la possibilité de définir des pistes pour la collaboration. Les télévisions souhaitant participer au congrès devront écrire au Conseil pontifical pour les Communications sociales (PCCS).

Nous savons que cette initiative suscite de l’intérêt lors des réunions dans les différents continents qui préparent des thèmes et nomment des délégués pour assister à ce congrès.




sylvie.france
00Monday, January 23, 2006 8:48 PM
zenit

[SM=g27823] merci pour ta gentille collaboration ;
mais ZENIT a son propre site, et ici, tout le monde est abonné .

J'attends tous les jours leurs nouvelles avec impatience, car elles sont remarquablement bien présentées, et complètes .

Alors essayons de trouver de l'inédit, pour ne pas surcharger le forum de simples copier-coller [SM=x40794]

@Nessuna@
00Tuesday, January 24, 2006 1:02 AM
ok, ma je te demande des excuses.
La prochain foi je ne vas pas commetre le même erreur [SM=g27818]
sylvie.france
00Tuesday, January 24, 2006 1:51 AM
[SM=x40792] ce n'est pas grave, tu es toujours la bien venue

[SM=x40800]


ROME, Vendredi 20 janvier 2006 (ZENIT.org) – La capitale espagnole accueillera en octobre prochain un congrès mondial de télévisions catholiques pour approfondir le thème de la « catholicité » et créer des réseaux d’échange et de dialogue.



Comme j'avais dit :
j'espère que KTO va pouvoir tenir jusque là et trouver une solution !
existe-t-il d'autres chaines, uniquement catholiques, dans d'autres pays ? [SM=g27833]

@Nessuna@
00Tuesday, January 24, 2006 4:22 AM
Merci [SM=g27822] .
Je sais que aux Etàit Unis il y a EWTN,
Ici je te donne le site:www.ewtn.com
beatrice.France
00Wednesday, January 25, 2006 4:42 PM
Henri Tincq parle de l'encyclique
Dans LE MONDE du 25 janvier...
Le ton est plutôt admiratif, malgré quelques petites piques que j'ai soulignées. Benoît XVI surprend les "vaticanistes"... et c'est bien.
En plus, l'article est illustré d'une superbe photo (AFP/Vincenzo Pinto), peut-être pas inédite chez nous, mais inattendue ici!!




L'amour, sujet de la première encyclique du pape
LE MONDE | 25.01.06 | 13h10 • Mis à jour le 25.01.06 | 16h14

La première encyclique d'un nouveau pape est un rite toujours attendu.
Benoît XVI n'a pas battu des records de vitesse en publiant ce document intitulé Deus caritas est (Dieu est amour), mercredi 25janvier à Rome, neuf mois après son élection.
Venant de l'ex-cardinal Josef Ratzinger, autrefois si prolifique, cette encyclique surprend par sa relative brièveté (45 pages). Au lieu d'un discours-programme comme le veut la tradition, Benoît XVI propose plutôt une méditation, de haute volée philosophique, sur le thème de l'amour humain.


Ces derniers jours, dévoilant lui-même le sujet de son encyclique et de ses contours, le modeste Benoît XVI s'était employé à dissiper tout effet de surprise. Il ne sera jamais un pape de coups d'éclat comme l'était son prédécesseur Jean Paul II, qui, dans Redemptor hominis (Rédempteur de l'homme) – première encyclique publiée juste après son élection de 1978 – avait surpris en fixant à l'Eglise le cap de la lutte pour les droits de l'homme dans un monde encore dominé par la menace des pays communistes.

L'ex-professeur Ratzinger préfère le dialogue avec la culture contemporaine. Il y est plus à l'aise.
Ce thème de l'amour, qu'il a choisi comme préface de son pontificat, est à la fois peu surprenant sous la plume d'un auteur chrétien, mais très actuel.
Le terme "amour" est l'un des plus "galvaudés", écrit-il d'entrée. "La façon d'exalter le corps à laquelle nous assistons aujourd'hui est trompeuse. L'éros rabaissé au simple sexe devient une marchandise, une simple chose que l'on peut acheter et vendre. Plus encore, l'homme lui-même devient une marchandise." Cette encyclique est une mise en garde anxieuse adressée au monde.


"OUI, L'ÉROS VEUT NOUS ÉLEVER EN EXTASE VERS LE DIVIN"


Le pape réfute les thèses de deux philosophes – deux Allemands comme lui – qui ont nourri l'antichristianisme moderne et sont à l'origine de la crise de la foi : Nietzsche (1844-1900) qui, dans Par-delà le bien et le mal, reprochait au christianisme d'avoir "empoisonné l'éros".
Et Marx (1818-1883) qui mettait en cause la "charité" de l'Eglise historiquement coupable, à ses yeux, d'avoir "soustrait les riches à leur devoir de justice et laissé leur conscience en paix".
Le pape dément avec fermeté, rappelle le progrès pour l'humanité qu'a représenté, par rapport à la philosophie grecque et sa "fausse divinisation" de l'éros, la conception de l'amour humain développée par le judaïsme et le christianisme sous le nom d'agapê. Pour lui, il ne doit pas y avoir de césure entre éros et agapê, mais continuité, unité menant à l'amour de Dieu.

On est frappé par la multitude des références à la tradition juive sur ce thème, comme si l'auteur sentait que la "dégradation" de l'amour humain était un enjeu de taille pour les deux monothéismes.
Mais, puisant dans la grande tradition qui va de saint Augustin (souvent cité) à Jean Paul II, il s'attache surtout à démontrer que le christianisme n'est pas l'ennemi de l'éros, de l'amour charnel, du désir et du corps : "La foi chrétienne a toujours considéré l'homme, écrit-il, comme un être dans lequel esprit et matière s'interpénètrent et font l'expérience d'une nouvelle noblesse. Oui, l'éros veut nous élever en extase vers le divin, nous conduire au-delà de nous-mêmes. Mais c'est précisément pourquoi est requis un chemin de montée, de renoncements, de purifications et de guérisons."

Deuxième partie de sa réfutation : bien loin de cautionner les injustices de l'histoire, la "charité", autre mot galvaudé, est le complément indispensable à l'action politique.
L'activité des Eglises, des organisations humanitaires et caritatives est puissamment encouragée. Elle ne doit pas disculper les hommes politiques de leur responsabilité première en matière de justice sociale. "La justice est la mesure intrinsèque de toute politique", souligne-t-il avec insistance. Et de même qu'il n'y a pas de véritable amour en dehors de l'union entre éros et agapê, de même la politique, piégée par les considérations de pouvoir, ne se suffit pas à elle-même.


En ce sens, les fidèles catholiques sont appelés à maintenir la tradition caritative de l'Eglise, dont le pape craint la dissolution dans les grandes modes compassionnelles : "La charité n'est pas pour l'Eglise une sorte d'assistance sociale qu'on pourrait laisser à d'autres, mais elle appartient à sa nature. Elle est une expression de son essence même, à laquelle elle ne peut renonce."


Cette encyclique de Benoît XVI sur l'amour ne ressemble pas aux documents normatifs qu'avaient publiés ses prédécesseurs, Paul VI et Jean Paul II, sur le sexe et la morale du couple. Non pas que le pape soit en rupture avec eux, mais il suppose que leur enseignement est connu. Il ne révolutionne rien, mais le vocabulaire n'est plus le même. Résolument philosophique et spirituel, il se situe à un haut niveau de principes et de profondeur.



Henri Tincq

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Encyclique

MAGISTÈRE. Une encyclique — du grec enkuklios, "circulaire" — est une lettre du pape, théologique ou politique, qui a le plus haut degré d'autorité. Son titre — ici, Deus caritas est — est toujours formé des premiers mots en latin (l'incipit).

RYTHME. Jean Paul II, en plus de vingt-six ans de pontificat, n'en a publié que quatorze. Léon XIII (1878-1903) et Pie XII (1939-1958) gouvernaient plus par encycliques, et en ont écrit des dizaines.

PUBLIC. Cette lettre est destinée au clergé, mais, depuis Jean XXIII (1958-1963), l'usage a voulu que les encycliques s'adressent à "tous les hommes de bonne volonté", croyants ou non.

[Modificato da beatrice.France 25/01/2006 16.46]

beatrice.France
00Wednesday, January 25, 2006 4:52 PM
Sur le Forum Catholique...
Splendide idée!!! Voilà des gens qui ne manquent pas de courage...



http://www.leforumcatholique.org/forum.php

[Modificato da beatrice.France 25/01/2006 17.35]

beatrice.France
00Wednesday, January 25, 2006 10:08 PM
Sur le Blog de Patrice de Plunkett


http://plunkett.hautetfort.com/

On ne sera pas surpris de lire sur ce site ami une lumineuse présentation de l'encyclique, avec un plan détaillé, et une "première" analyse déjà très approfondie.
A lire d'urgence, et à consulter souvent, car Patrice de Plunkett nous promet des développements ultérieurs...

[Modificato da beatrice.France 25/01/2006 22.13]

beatrice.France
00Thursday, January 26, 2006 2:41 PM
L'encyclique au JT de TF1
A 20h....
15 secondes en tout. C'est presque du subliminal... Et je ne parle pas du black-out scandaleux des media audiovisuels. [SM=g27812] [SM=g27812]
Enfin, on se contentera de ces très furtives mais belles images...

VIDEO A VOIR ICI

[Modificato da beatrice.France 26/01/2006 14.42]

sylvie.france
00Sunday, January 29, 2006 4:30 PM
communication
diocesedegap.over-blog.com/article-1408923.html

Vendredi 16 Décembre 2005

Journées chrétiennes de la communication

Mgr Jean-Michel di FALCO LEANDRI, évêque de Gap et président du Conseil pour la communication vient de publier un message pour les prochaines Journées chrétiennes de la communication qui se dérouleront du 30 janvier au 5 février 2006 et dont le thème est : "Communiquer c'est être proche". Proche de Dieu, proche des hommes...

Proche de Dieu, proche des hommes

La 1ère Lettre de Paul aux Corinthiens est très explicite : annoncer l’Évangile, c’est partager et vivre la proximité avec les hommes dans un esprit de service.
Saint Paul propose une démarche : s’acquitter de la charge que Dieu me confie, être serviteur de tous, partager la faiblesse des plus faibles.
Tout cela au nom de l’Évangile.

Jésus médiateur

Dieu est communication. Dieu est en se donnant. Venu dans le monde, sa parole se fait homme. C’est une proximité et une communication actives. Il répond à une longue attente et rejoint l’homme dans sa vie, dans ce qui est le plus proche de lui.
Toutes les situations, toutes les conditions, toutes les activités sont l’occasion pour Jésus de créer une médiation, une relation, une accroche. La communication n’a pas besoin de mots.

La loi de proximité

L’admiration pour Jésus s’explique en partie par sa capacité à répondre aux attentes. En parlant à la belle-mère de Simon, il s’adresse à une personne identifiée, vivant dans une ville, enracinée dans une région. Le rattachement à une culture locale, à des origines est très important, il faut être au plus proche pour communiquer.
C’est une loi de sagesse humaine, de service et d’humilité. On est plus réceptif à des faits, à des événements qui se produisent dans le moment présent.
L’actualité prévaut sur le passé et l’opinion publique s’intéresse à ce qui est nouveau.
Tout ce qui concerne l’être humain dans ses dimensions fondamentales suscite la curiosité : l’amour, la vie, le plaisir, la mort, la violence…

Vivre, témoigner et communiquer

La grandeur de la foi chrétienne, mais aussi sans doute sa fragilité, est de baser la transmission du message sur des témoignages.
Saint Paul écrivait des lettres, voyageait, il utilisait les moyens de communication de son époque. Il témoigne que la transmission se fait par le vécu, le partage et la célébration. Il rappelle sans cesse à nos communautés que plus le lien est intense avec le Christ, plus étroit sera le lien entre nous.
« L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » (Paul VI, Annoncer l’Evangile aujourd’hui, n°41).

Développer nos moyens de communication

Les Journées chrétiennes de la communication nous donnent l’occasion d’être plus attentifs aux manières de communiquer entre nous et avec les autres.
Nous nous apercevons que ceux qui sont les plus lointains sont parfois les plus proches physiquement.
La communication n’est pas une question de distance.
Elle est une question de choix, d’engagement et de témoignage.

Dialoguer, transmettre, c’est aussi parler le langage de nos contemporains, parler la langue de Dieu dans le langage des hommes.
Chacun de nous est un acteur potentiel. Chacun de nous est appelé à participer activement à la dimension collective de la communication, ainsi qu’à soutenir celles et ceux qui, dans nos paroisses, nos doyennés, nos diocèses contribuent à informer pour mieux communiquer.

Que ces Journées soient l’occasion de faire connaissance et de nous familiariser avec les moyens de communication mis à notre disposition, et de les faire connaître.
Ce temps s’offre à chacun de nous pour accueillir, partager et communiquer « sur Dieu, sur l’homme, sur le sens de la vie » (Jean-Paul II, La Mission du Christ rédempteur).


Mgr Jean-Michel di FALCO LEANDRI
Évêque de Gap
Président du Conseil pour la communication
publié par AS dans: Actualité
beatrice.France
00Tuesday, January 31, 2006 9:49 PM
Documents: les "Unes" du 26 janvier"
Au lendemain de la publication de la 1ère encyclique, le quotidien catholique et le quotidien vespéral "de référence" consacrent leur première page à l'évènement, sans animosité!


La "une" du MONDE, qui consacre 2 pages intérieures à l'Encyclique


la "une" de LA CROIX


L'éditorial de la directrice de la rédaction, Dominique Quinio, en 1ère page de LA CROIX
beatrice.France
00Sunday, February 5, 2006 3:25 PM
Angelus du 5 Février: la défense de la vie est une priorité pour Benoît XVI
Le Pape: respect pour la vie humaine, contre l'hédonisme de la Société du bien-être.

(D'après agence Reuters)



AP Photo/Gregorio Borgia

Le respect de toute vie humaine doit prévaloir sur l'hédonisme qui caractérise la Société du bien-être.
C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui le Pape Benoît XVI aux fidèles rassemblés Place Saint-Pierre pour l'Angelus.

"Nous savons bien que cette vérité risque d'être remise en cause par l'hédonisme diffus dans ce que l'on nomme la Société du bien-être: on exalte la vie tant qu'elle est source de plaisir, mais on ne la respecte plus quand elle devient malade ou handicapée", a ajouté le Pontife, à l'occasion de la journée mondiale pour la Vie.



Saluant les fidèles laïcs présents , accompagnés du Cardinal Camillo Ruini, le Pape a exprimé son "estime pour l'oeuvre qu'ils accomplisent, pour faire en sorte que la vie soit accueillie comme un don, et entourée d'amour".


Les ballons verts du mouvement "Pro-Life"

Benoît a confié à la Sainte Vierge "les femmes qui attendent un enfant, les familles, les travailleurs dans le secteur sanitaire, et les volontaires, qui s'engagent de différentes façons au service de la vie, et a invité à prier particulièrement pour les personnes en difficulté.

AP Photo/Gregorio Borgia


[Modificato da beatrice.France 05/02/2006 20.41]

beatrice.France
00Sunday, February 5, 2006 4:14 PM
Une belle analyse de l'Encyclique
Dans "Action Française", périodique royaliste: http://www.actionfrancaise.net/

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