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@Nessuna@
00Saturday, December 24, 2005 3:10 AM
Noël, une invitation à «monter en enfance»
La joie ! A l'approche de Noël, mon coeur est surtout envahi par la joie. «Un enfant nous est né !» ; j'ai le sentiment que la famille humaine tout entière est réjouie par l'accueil de cet enfant, venu pour réveiller notre espérance et nous apprendre l'art d'aimer.
La source de cette joie passe par un retour à la vérité du mystère de Noël. Ecartons une compréhension moralisante de la figure du Christ pour contempler dans la chair de cet enfant «l'image du Dieu invisible». Tant de peintres le montrent posé, nu, sur la terre ; en lui le ciel a touché la terre.
C'est un point que saint Irénée de Lyon sait mettre en valeur : la chair du Sauveur est la nôtre. Il cite longuement un passage où saint Paul atteste que c'est par la chair de notre Seigneur et par son sang que nous avons été sauvés.

Nous savons que, dans la dureté de bien des vies, ce jour peut devenir une parenthèse nostalgique, la recherche des émotions de jadis. On retrouve son enfance... mais parfois on risque de retomber en enfance. Je préfère inviter plutôt à «monter en enfance». Il y a montée en enfance quand on éprouve l'humilité de l'enfant, cette incapacité à se suffire.


L'esprit d'enfance est l'accueil d'une vie qui nous est donnée en toute gratuité. Il y a montée en enfance quand on se simplifie. L'enfant est sans filtres, sans raisonnement obturant ; il saisit intuitivement l'essentiel.

Il y a montée en enfance quand on trouve l'audace et la limpidité du témoignage. Le martyre de Blandine à Lyon témoigne d'une incroyable confiance en Celui qui est maître de l'impossible.

Cette histoire continue ! J'ai l'impression que les otages d'Irak, l'an dernier, sont remontés d'un seul coup jusqu'à leur enfance quand on leur a proposé de renier leur baptême. Ils ont dit non sans hésiter. Et, lors des Journées mondiales de la jeunesse de Cologne, j'ai vu de belles foules de jeunes décidés à répondre à l'appel du Christ : «Vous serez mes témoins».


Il y a montée en enfance quand on suit Jésus qui «croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes», une croissance pour le service des hommes et pour la gloire de Dieu, inséparablement.

Je bénis le Seigneur pour les familles qui gardent le cap de la prière, au quotidien. Quand la mémoire des enfants s'enrichit des prières et des textes de la Bible qui seront une force intérieure pour toute la vie, quand parents et enfants s'adressent ensemble à un même Père, l'Eglise se fortifie.

Prier, dit-on, n'est rien d'autre que devenir «désir de Dieu». Mystérieuse formule... qui me fait d'abord penser à la Vierge Marie. Elle est, pour ainsi dire, la coupe ouverte du désir, dans laquelle la vie devient prière et la prière devient vie. Le quatrième évangile ne nomme jamais Marie par son nom, il l'appelle «la Mère de Jésus».


Elle a abandonné, écrivait le cardinal Ratzinger, ce qui est personnel pour n'être plus qu'à la disposition de Jésus, et c'est justement par là qu'elle est devenue une personne. Qui ne voit la fécondité sociale et même politique d'une telle attitude ?

La prière dispose le coeur à l'oubli de soi et à l'amour fraternel. Un amour offert à tous les enfants d'un même Père, sans distinction de race et de culture.

Certes, mon propos ne va pas dans le sens des vents dominants qui visent à présenter Noël comme une fête des enfants. Je trouve qu'il y a là un double glissement de sens. D'une part, on voudrait occulter la singularité chrétienne de cette fête : Noël n'est pas la célébration de la naissance d'un enfant de plus, mais la manifestation dans la chair du Fils éternel de Dieu.

Ici la rigueur des traditions liturgiques, d'Orient comme d'Occident, les «deux poumons» avec lesquels doit respirer l'Eglise, comme le demandait Jean-Paul II, nous prémunit contre la sensiblerie.


D'autre part, j'ose me demander si cette fête des enfants ne camoufle pas le fait que nos vieux pays d'Europe n'aiment pas trop les enfants. On peut en indiquer quelques signes.

Il est devenu sacrilège de rappeler le drame de l'avortement. Notre démographie est si pauvre qu'à l'évidence, l'enfant est pour beaucoup un risque, un problème, voire une menace. Nous nous habituons à voir presque la moitié d'une classe d'âge grandir sans la présence et l'appui d'un père et d'une mère.

Nous n'aimons pas sérieusement les enfants puisque, trop souvent, nous ne les conduisons pas à la pleine liberté de l'adulte, capable de prendre des responsabilités. L'idéalisation adolescente de l'enfance est... une gaminerie !


Il faudrait que les adultes soient des adultes, heureux de faire découvrir à la génération montante le patrimoine spirituel, moral et intellectuel qui lui revient. Dans la nuit de Bethléem, les anges annoncent aux bergers que leur est né un Sauveur. Petits et grands, tous ont à être sauvés.

J'aime entendre Benoît XVI répéter, depuis avril, que l'Eglise est en ce monde «la servante de la joie». La nôtre peut trouver son inspiration dans la joie de Marie devant l'Enfant. Marie, la femme forte au coeur d'enfant, le coeur limpide d'une fille d'Israël, capable d'un oui réfléchi et sans réserve, un coeur intrépide qui ira jusqu'à l'extrême de l'amour.

* Archevêque de Lyon.

TERESA BENEDETTA
00Saturday, December 24, 2005 3:25 AM
C'EST UNE CIRQUE HONTEUSE
Chere Sylvie -
Je ne voudrais meme pas addressee cet non-issu dans la section anglaise, parce-que "la, il n'y a rien du tout"!

Voici que l'article dit:


Selon l'un des avocats des plaignants, un courrier adressé en mai 2001 par Benoît XVI aux évêques du monde entier prouve qu'il a tenté de cacher les agissements du séminariste colombien.

Dans cette lettre, Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, explique que les crimes "graves" tels que les abus sexuels sur mineurs seront pris en charge par sa congrégation et que les agissements des tribunaux spécialement créés par l'Eglise catholique pour ces affaires seront sujets au "secret pontifical".


Ce que ces avocats sans scrupules non disent - et que la presse est trop paresseuse - ou, meilleur dit, ne voit pas le besoin - de controler ce que les avocats disent - c'est que la lettre du Cardinal Ratzinger a decrit seulement des proces canoniques, c'est-a-dire, investigations et processus internes a l'eglise-
par "les tribunaux ecclesiastiques de l'Eglise latine et les eglises catholiques orientales" - rien a faire avec les proces juridiques externes
, parque-il s'agit de ces offenses en tant qu'offenses commis contre la loi canonique! Le "secret pontifical" a toujours ete la norme aux enquetes canoniques. Et ce n'etait pas que la lettre a ete dirigee a quelque cas particulier, comme ces avocats pretendent.

Une fois deja, j'ai poste le suivant au forum francais du RFC:

LA PRESSE ET LES AVOCATS SANS SCRUPULES ONT FAIT DES MENSONGES ET DE DEFORMATION EXPRÈS SUR TOUS CELA. IL S’AGIT D’UNE LETTRE ÈCRITE PAR LE CARDINAL RATZINGER EN QUALITÉ DE PRÉFET DU CDF EN MAI 2001 POUR DISSEMINER AUX EVÊQUES LES INSTRUCTIONS DU PAPE JEAN-PAUL SUR DES CRIMES COMMIS PAR DES PRÊTRES ET COMMENT L’ÉGLISE DOIT FAIRE LES ENQUÊTES INTERNES – RIEN À FAIRE AVEC DES PROCÈS JUDICIAUX EXTERNES.

A ce temps-la, un blog americain avait commente extensivement et soigneusement a l'histoire de ces charges qui avait apparu dans un journal brittanique le 25 avril 2005 - plusieurs semaines avant que la presse americain avait agrandi l'histoire, sans controler ce que la lettre de Ratzinger dit actuellement! Bref, les avocats ont trouve une chance de "faire sensation" en embrouillant le nouveau Pape dans leur histoire!

Une fois deja, avant que Ratzinger est devenu Pape, un juge americain a exclu comme "hors de propos" la lettre de Ratzinger que des autres avocats ont presente comme "evidence" en une autre cas d'un pretre charge des offenses sexuels contre un mineur.

J'ai une traduction en anglais de la lettre, qu'etait ecrit en latin. Peut-etre tu peux chercher dans l'Internet une traduction en francais. La lettre est datee le 18 Mai 2001.
sylvie.france
00Saturday, December 24, 2005 2:22 PM

Je ne voudrais meme pas addressee cet non-issu dans la section anglaise, parce-que "la, il n'y a rien du tout"!


Tu as raison TERESA, mais comme ce sujet n'avait pas été traité ici, dans la section française, il est utile , parfois de montrer à quel point il y a de grosse erreurs d'interprétation.

Ils ressortent ce même sujet régulièrement et les lecteurs peuvent penser qu'il s'agit d'une nouvelle affaire .
Merci pour toutes ces explications complémentaires.
beatrice.France
00Saturday, December 24, 2005 6:13 PM
Dans le FIGARO MAGAZINE du 24-12, Jean Sévilla (*) livre une critique de deux excellents livres sur Benoît XVI.



(*) Voir ICI, bas de la page
beatrice.France
00Monday, December 26, 2005 9:54 AM
Du quotidien "Présent"


Je ne sais pas si l'information a déjà été mise sur le forum sous cette forme. J'ignorais qu'il y eût une fondation

TERESA BENEDETTA
00Monday, December 26, 2005 3:27 PM
Bea- Oui, j'ai poste une traduction de l'allemand dans NEWS ABOUT BENEDICT et aussi dans POPE-POURRI le 22 Decembre, et
j'ai aussi ajoute une note sur la Fondation a le rapport italien poste par Ratzigirl dans le forum principale.

beatrice.France
00Monday, December 26, 2005 3:29 PM
Angelus du 26 décembre
Source: Agence Reuters

Le Pape Benoît a rappelé aujourd'hui que l'Histoire de l'Eglise est constellée de martyres, et que la foi chrétienne, dans de nombreuses parties du monde, requiert encore l'héroïsme du martyre.

"Comment ne pas reconnaître que, encore de nos jours, professer la foi catholique requiert l'héroïsme du martyre? ", a dit le Souverain Pontife lors de la récitation de l'Angélus Place Saint-Pierre.
"Comment ne pas dire aussi que partout, y compris là où il n'y a pas de persécutions, vivre l'Evangile avec cohérence requiert un lourd tribut à payer? ", a ajouté le Pape en ce jour de la fête de Saint-Etienne, le premier martyre.

"Un lien particulier", a dit Benoît XVI, "unit Noël à la fête de Saint-Etienne, et la référence à son martyre ne doit pas sembler hors-sujet dans l'atmospère de joie de Noël."

"En effet - a expliqué le Pape - sur la mangeoire de Béthléem, on voit déjà s'étendre l'ombre de la Croix."


Photo Chris Helgren/Reuters

"Déjà à l'origine du christianisme", a observé Papa Ratzinger, beaucoup ont témoigné leur foi par l'effusion de leur sang".
"Aux premiers martyres - a t'il dit, retraçant l'histoire de l'Eglise - , d'autres ont succédé aux cours des siècles, et jusqu'à nos jours."
Le Pape a conclu en invitant les fidèles à prier, pour demander "la grâce de vivre notre foi avec cohérence".

[Modificato da beatrice.France 26/12/2005 15.32]

beatrice.France
00Monday, December 26, 2005 4:31 PM
Le Noël de Benoît XVI vu par "LA CROIX"

Lumières de Noël, espoirs de paix

«Éveille-toi, homme du troisième millénaire !» C'est l'appel lancé par Benoît XVI aux fidèles dimanche 25 décembre, du balcon de la basilique Saint-Pierre de Rome. Il a appelé de ses voeux un réveil spirituel sans lequel l'homme «risque d'être victime des succès mêmes de son intelligence»

Le pape s'adresse aux milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre de Rome, avant la bénédiction urbi et orbi, dimanche 25 décembre


Une petite flamme, derrière laquelle se détache la silhouette blanche.
Samedi 24 décembre, en fin d’après midi, quelques heures avant la célébration de Noël, les fidèles rassemblés pour la veillée de prière, place Saint-Pierre, lèvent la tête. Au troisième étage du palais apostolique, le pape apparaît derrière la fenêtre, et allume lentement un cierge, avec l’aide de son secrétaire, Mgr Georg Gaenswein.

La lumière vacillante éclaire faiblement son visage. Benoît XVI fait un signe de croix, et se retire, sans un mot. Au même moment, c’est la même bougie qui était allumée à Bethléem, devant la grotte. La lumière, symbole de paix, en Terre sainte et dans le monde.

Une Terre sainte que Benoît XVI évoque, quelques heures plus tard, lors de la messe de minuit dans la basilique : « Nous voulons prier pour la paix en Terre sainte : regarde, Seigneur, cette région de la terre qui, étant ta patrie, t’est si chère ! Fais que ta lumière y brille ! Fais que la paix y advienne ! », lance le pape (pour lire l'homélie du pape, cliquez ici), concluant son homélie sur un vibrant plaidoyer pour la paix, invitant les croyant à devenir des « porteurs de la paix », pour que « là où règne la haine jaillisse l’amour ! Là où dominent les ténèbres surgisse la lumière ! ».

Dimanche 25 décembre à midi, Benoît XVI reprend cette invitation aux «hommes de bonne volonté», lors de la traditionnelle bénédiction urbi et orbi, dans un message d’une particulière densité (pour lire le message du pape, cliquez ici) : «Que l’humanité n’hésite pas à faire entrer le Sauveur dans ses maisons, dans ses villes, dans ses nations et en tout point de la terre», s’exclamait-il, exhortant «l’homme du troisième millénaire», «de l’ère technologique», à ne pas se laisser prendre «par une atrophie spirituelle».

Car, « sans le Christ, la lumière de la raison ne suffit pas à éclairer l’homme et le monde ». Plus précisément, Benoît XVI invite les chrétiens à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques », citant ensuite divers points de la planète : Afrique et Darfour, Terre sainte – encore –, Irak, Liban, péninsule coréenne…

Le pape a médité sur la vraie signification de Noël

Malgré la pluie qui s’abat depuis le matin de Noël sans discontinuer, devant la basilique une foule compacte, serrée sous des parapluies de toutes les couleurs, écoute, attentive, puis applaudit.
Les Romains se sont donné le mot : ils sont venus de toute la ville, en famille, poussette à la main ou bambini sur les épaules, groupe de jeunes mal remis d’une nuit blanche de festivités ou touristes chinois, caméscopes vissés à l’œil.

Tous sont là pour recevoir la bénédiction de Benoît XVI.
Ravis, ils saluent l’effort du nouveau pape pour parler en diverses langues (32 au total), du chinois au suédois en passant par l’arabe ou le géorgien, sans oublier le japonais.

Rome n’a donc pas manqué le rendez-vous fixé par son évêque pour son premier Noël ; dimanche, mais aussi samedi soir, la place était pleine, et la basilique archicomble pour la veillée. À l’image d’ailleurs de ces huit derniers mois, où les colonnades du Bernin ont vu, chaque semaine, de nouveaux records d’affluence pour les audiences pontificales.

Pour la messe de minuit, les billets d’entrée s’étaient arrachés plusieurs semaines à l’avance. Dehors, dans la nuit, des grands écrans ont permis de retransmettre la célébration pour tous ceux qui, bravant le vent glacial, avaient choisi de venir en glaner quelques moments. À l’intérieur, plus de 9 000 personnes ont assisté à la première messe de Noël du pape, qu’il a célébrée entouré d’une trentaine de cardinaux.

Dans son homélie, Benoît XVI a repris le thème déjà développé lors des Journées mondiales de la jeunesse de la « révélation historique » de Noël, qui « seule peut offrir la clé de lecture du mystère silencieux de la création ». Il s’est livré à une méditation sur la vraie signification de Noël, où « l’aujourd’hui éternel de Dieu est descendu dans l’aujourd’hui éphémère du monde et il entraîne notre aujourd’hui passager dans l’aujourd’hui éternel de Dieu ».
Deus est Caritas, sa première encyclique sera présentée mi-janvier

« Dieu est si grand qu’il peut se faire petit », a-t-il poursuivi, invitant à contempler le signe de Dieu sur chaque enfant, « même sur celui qui n’est pas encore né ».
Une douzaine de petits enfants, de tous pays, sont venus devant l’autel fleurir la statue du nouveau-né, pour mettre en lumière l’universalité du message de Noël. De même, la célébration s’est déroulée en plusieurs langues : italien, latin, mais aussi espagnol et anglais pour les lectures. Quant aux intentions de prière, outre le français, elles ont été dites en allemand, swahili, philippin, polonais, portugais.

Premier Noël, donc, pour lequel Benoît XVI a semblé un peu fatigué, après il est vrai plusieurs mois particulièrement éprouvants pour lui, et riches pour l’Église.
La mort de Jean-Paul II, au sujet duquel, quelques jours auparavant, devant la curie, il avait en des termes émouvants évoqué « la bénédiction muette du dimanche de Pâques, au cours de laquelle, à travers toute la douleur, nous avons vu resplendir la promesse de la résurrection, de la vie éternelle ».

Souvenir, aussi, de son élection, où, a-t-il confié dans le même discours, il a ressenti une « grande crainte » : « Un tel devoir ne faisait certainement pas partie de ce que j’aurais pu imaginer comme étant ma vocation », a-t-il rappelé, manière de signifier combien une telle charge pouvait lui peser parfois, à 78 ans.

De fait, en huit mois, les événements n’ont pas manqué, des Journées mondiales de la jeunesse à Cologne, dans son pays natal, au Synode des évêques sur l’Eucharistie. Benoît XVI s’est aussi attelé, depuis plusieurs mois, avec semble-t-il un soin tout particulier, à la rédaction de sa première encyclique.

Celle-ci sera présentée à la mi-janvier, a indiqué samedi le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, à une agence de presse italienne. Un texte extrêmement attendu, d’une cinquantaine de pages, au titre significatif : Deus est Caritas (« Dieu est Amour »).

Isabelle de GAULMYN, à Rome

sylvie.france
00Wednesday, December 28, 2005 4:33 PM
insolite :
étrange information que je n'ai trouvée, hélas, nulle part ailleurs

"Sa Sainteté Jean-Paul II, même s’il était à l’agonie(..)en lui envoyant en 2004(...) "
à l'agonie en 2004 ?

************

www.aujourdhui.ma/culture-details42425.html

Le Pape Benoît XVI admire Doukkali

Après le défunt le Pape Jean-Paul II, c’est au tour du nouveau chef suprême du Vatican, Benoît XVI, de distinguer le chanteur marocain Abdelouahab Doukkali.
Une distinction, une de plus, qui vient ainsi confirmer la valeur et le mérite indéniables du «Messager de l’amour».
Abdelouahab Doukkali est aux anges.

Le Vatican, la plus Haute Autorité de la religion catholique, aura bien voulu qu’il le soit.
Le «Messager de l’Amour», figurez-vous, a trouvé grâce aux yeux de deux papes.
Sa Sainteté Jean-Paul II, même s’il était à l’agonie, n’a pas oublié de rendre hommage au grand chanteur et musicien marocain en lui envoyant en 2004 une médaille d’Or très symbolique.
La même année, mais cette fois du côté de Matignon, le ministère de la Culture français a décerné à l’artiste une médaille du Mérite et du Dévouement.

Visiblement, le compositeur et interprète de «Souk Al Bacharia» (Grand Prix du Festival du Caire) n’en revenait pas, tant il était accablé par ces honneurs.

Mais patience, le grand «Abdel» ne savait pas, on le sentait hier en tout cas, que le nouveau pape Benoît XVI allait à son tour le gratifier d’une nouvelle distinction tout aussi symbolique : une médaille d’Or.

Surpris par la nouvelle, c’est à peine s’il a trouvé hier les paroles pour nous exprimer sa réaction. «C’est une joie inédite que je ressens à l’instant, je ne peux vous en dire plus», a-t-il répondu, d’un ton haché, avant de se ressaisir.

«C’est une fierté pour tous les Marocains et pour tous les artistes du monde», a-t-il lancé, avec un brin d’humilité qui force le respect.
Abdelouahab n’est évidemment pas sans saisir l’enjeu de pareille reconnaissance, car au-delà de l’individu, cet acte récompense l’action d’un artiste qui a témoigné à plusieurs reprises son dévouement à la cause humaniste.

Contacté par «ALM», Antonio Vinci, un militant italien à l’origine de plusieurs initiatives sociales au Maroc, a précisé que cette distinction est une façon de «remercier Abdelouahab Doukkali pour sa participation à une soirée de solidarité organisée, en février 2003 au Théâtre municipal d’El Jadida, par quelques acteurs sociaux italiens en faveur des enfants handicapés et démunis du Maroc».

A cette soirée, avaient également pris part des personnalités marocaines du monde du sport, dont les athlètes Nezha Bidouane et Hicham El Guerrouj. Le ténor italien, Luciano Pavarotti, n’a pu participer à cette opération marquée par la distribution de plusieurs tonnes de jouets. En cause, l’attitude de quelques «responsables» d’El Jadida qui auraient oublié, à l’insu de leur plein gré ( !), de s’acquitter des frais de transport du grand Pavarotti, qui s’en serait d’ailleurs pas mal passé. Comme Antonio Vinci, A. Doukkali a bien regretté que l’attitude de nos «responsables» n’ait pas été à la hauteur d’une tâche à vocation humaniste, porteuse pourtant d’une symbolique d’autant plus forte qu’elle manifeste un geste de solidarité très significatif de la part de nos amis italiens en faveur des enfants marocains en difficulté. L’attitude mesquine et pitoyable que les autorités d’El Jadida confirme une certaine idée que quelques décideurs se font de l’art et du rôle indéniable qu’il peut jouer dans le rapprochement des peuples et l’enracinement des valeurs de fraternité et de solidarité. C’est un message qui se dégage nettement, d’ailleurs, à travers l’action humanitaire entreprise par les initiateurs italiens de la soirée de février 2003, mais aussi à travers le geste de reconnaissance témoigné par deux grands papes à l’égard d’un artiste marocain qui, en plus de ses qualités artistiques, a démontré que l’art est avant et après tout une question de valeurs. Et qu’un artiste est à la fin des fins un humaniste.


Le 27-12-2005
Par : M’Hamed Hamrouch
TERESA BENEDETTA
00Wednesday, December 28, 2005 7:12 PM
Sylvie - J'aimerai connaitre quel type de chant fait M. Doukkali, et s'il y sont de ses disques disponibles. Je me souviens d'entendre des enregistrements de la grande chanteuse egyptienne Um Khaltoum la premiere fois que j'ai visite un pays arab (Liban, au cas) et de rester collee a la radio tout le jour
pour la plaisir de l'entendre ses chants melancoliques (presque incantations religieuses, que peut-etre ils sont, au fait)....
sylvie.france
00Wednesday, December 28, 2005 8:14 PM
ABDELWAHAB DOUKKALI.
Je ne le connais pas du tout .
J'ai trouvé ceci sur le net :

Medi 1 - Musique
Accueil > Musique > Chansons arabes. ABDELWAHAB DOUKKALI. A D E H J K L M R S T Y.
S. SOUK AL BACHARIA. © 2002 MEDI 1 - Réalisation Lnet Multimedia ...
www.medi1.com/musique/liste_titres. php?t=&chanteur=ABDELWAHAB_DOUKKALI

www.medi1.com/musique/liste_titres.php?t=&chanteur=ABDELWAHAB_DOUK...

clic sur : "SOUK AL BACHARIA "

[Modificato da sylvie.france 28/12/2005 20.15]

beatrice.France
00Thursday, December 29, 2005 9:59 AM
Calomnies, haine...


http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/



Cela devrait se passer de commentaires. Mais c'est consternant. En mettant ces articles en ligne, je veux simplement témoigner à notre cher Pape qu'ici, du moins, nous le soutenons à 100%
Faut-il que les ennemis de l'Eglise catholique aient peur de ce qu'elle représente pour se livrer à des attaques d'une telle bassesse!
Il peut être intéressant de savoir que "Le Courrier international" (recension d'articles de presse du monde entier traduits en français et commentés) est publié par le même groupe de presse que LE MONDE, et LA VIE (ex-catholique), qui publie aussi TELERAMA.
Il est dirigé par Alexandre Adler, qui fut militant Trotskiste avant de collaborer régulièrement au FIGARO
Voir fiche du journal ICI

[Modificato da beatrice.France 29/12/2005 10.00]

beatrice.France
00Thursday, December 29, 2005 9:40 PM
Encyclique
Nous n'attendons rien, car nous savons que s'il prend son temps, c'est que notre Pape a ses raisons, mais depuis le temps qu'on en parle, cette fois, c'est peut-être la bonne.



http://infocatho.cef.fr/


[Modificato da beatrice.France 29/12/2005 21.40]

beatrice.France
00Friday, December 30, 2005 8:12 PM
La CROIX du 30/12: ils se recopient tous!!
Et on peut le déplorer!! Dans LA CROIX du 30/12, ce n'est pas vraiment négatif, au contraire, l'auteur de l'article, Isabelle de GAULMYN, qui semble suivre Benoît depuis le début, et peut-être même l'apprécier, est bien obligée de dire ce que tout le monde peut VOIR, mais elle n'affiche aucune rupture avec les media hostiles, voire, elle sert de relai complaisant à leurs mensonges ...


Benoît XVI, un pape de silence

En huit mois, le nouveau pape a imposé un style, qui est aussi une certaine conception du rôle de l'évêque de Rome. Sa prudence dans les décisions déçoit ceux qui attendaient un rapide changement des modes de gouvernement«Laissons-nous prendre par le silence de saint Joseph ! »…



L’invitation faite par Benoît XVI lors de l’Angélus du dernier dimanche de l’Avent, le 18 décembre, pourrait bien s’appliquer au pape lui-même. Depuis huit mois, Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, a réussi à imposer au Vatican une véritable cure de silence. Au risque de décevoir ceux qui, en vain pour l’instant, attendent un signe significatif des orientations du nouveau pontificat.

Sans doute fallait-il, après les journées d’avril, où la plupart des cardinaux reconnaissent eux-mêmes avoir été dépassés par l’émotion soulevée dans le monde par le décès de Jean-Paul II, que le calme revienne entre les colonnades du Bernin. Sans doute aussi peut-on voir dans ce silence, comme l’y invite par exemple l’historien et journaliste Giancarlo Zizola, le moyen pour Benoît XVI d’assurer une « douce discontinuité » à la tête de l’Église, en marquant sa différence par rapport à son prédécesseur.

Mal à l’aise au début avec la foule – « à Cologne, il fallait sans cesse lui rappeler de saluer les jeunes », se souvient un responsable – le pape se montre aujourd’hui plus détendu. Et il n’est plus rare de le voir s’interrompre, lors des Angélus, pour une remarque humoristique. Cependant, il ne semble pas rechercher outre mesure ces prestations publiques.

Ainsi, le nouveau pape ne préside plus lui-même les célébrations de béatification. Benoît XVI a supprimé les visites aux nonces après les audiences et il évite, s’il le peut, de recevoir des groupes trop importants. Ainsi, pour Noël, il devait s’en tenir à la messe de minuit et à la bénédiction urbi et orbi. « Le pape n’est plus le seul célébrant de l’Église », se réjouit un membre de la curie.

Benoît XVI est un homme qui, s’il écoute beaucoup, décide seul

Quant à sa production écrite, Benoît XVI a annoncé, dans un entretien en octobre à la télévision polonaise, qu’elle serait moins importante que son prédécesseur. Les voyages pontificaux sont un autre signe. Même si l’ajournement de la visite en Turquie n’est pas son fait, en 2005, son seul déplacement à l’extérieur aura été l’Allemagne.

Et en Italie, il n’a quitté Rome que pour Bari. Il a fait savoir qu’il voyagerait moins. L’âge – 78 ans – n’y est certes pas pour rien. Mais cette conception plus modeste de la fonction pontificale marque aussi une vision ecclésiologique : la volonté de retrouver une dimension plus conforme au rôle de l’évêque de Rome dans l’Église universelle.

Silence, enfin, par rapport à l’entourage. Personne ne connaît, au fond, les intentions du pape. Une anecdote voudrait qu’à un cardinal venu lui présenter sa démission pour raison d’âge, il ait répondu simplement : « Je vous remercie », avant de le reconduire, sans plus d’explication. Benoît XVI est un homme qui, s’il écoute beaucoup, décide seul. Et, pour l’instant, agit peu : en huit mois, il a opéré seulement quatre changements.

Après la nomination en mai du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr William Joseph Levada, il a fallu attendre le 1er décembre pour celle du nouveau théologien de la Maison pontificale, le dominicain polonais Wojciech Giertych.

À la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, il a remplacé en novembre le secrétaire, Mgr Domenico Sorrentino par Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige Don, et il avait confié le 20 octobre la charge de l’organisation de ses voyages, jusqu’ici assumée par Mgr Renato Boccardo à Alberto Gasbarri, directeur technique de Radio-Vatican.

Mais sa politique et sa diplomatie restent gérées par deux hommes choisis par Jean-Paul II : le secrétaire d’État Angelo Sodano, et le secrétaire pour les rapports avec les États Giovanni Lajolo.

Le silence de Benoît XVI remplit la place Saint-Pierre

Le rythme de l’Église n’est pas celui de la politique. Pour autant, en huit mois, Jean XXIII avait convoqué un concile, et Jean-Paul II promulgué sa première encyclique. D’où certaines déceptions : « On reste dans les mêmes incohérences que la fin du pontificat précédent, se plaint ainsi un responsable de curie : empiétement des services, manque de coordination. Personne n’a d’idée précise de ce qu’il doit faire… »

Pourtant, s’il parle plus rarement, ce pape parle fort. Moins sur les questions diplomatiques, pour lesquelles il se tient en réserve, que sur les questions de société (éthique, politique). Plus largement, il tisse, au fil des Angélus, des lettres envoyées à l’occasion de tels événements, et de certains discours, une vision de l’homme et de son rapport à la vérité.

Les textes de Cologne, celui pour la Journée de la Paix ou encore pour l’inauguration de l’année universitaire au Latran, sont denses et exigeants. Dans un monde qu’il juge sans boussole, et contre toute tentation de relativisme, Benoît XVI prône une vérité fondée sur le Christ, dont il ne cesse de rappeler la centralité dans l’Église.

Au fond, le geste le plus fort de Benoît XVI, depuis le début de son pontificat, reste… l’heure d’adoration eucharistique, qu’il a « imposée » au milieu du synode, aux évêques : une heure de prière, en silence, face au Saint-Sacrement, entouré de cardinaux et évêques du monde entier, l’image n’est pas banale. « Le pape préfère convaincre que séduire », confie un cardinal.
Cette exigence ne rebute pas, au contraire. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que cette « cure de silence » attire de plus en plus de monde : 20 000 personnes, chaque mercredi, assistent aux audiences, une affluence jamais égalée par son prédécesseur. Le silence de Benoît XVI remplit la place Saint-Pierre.

Isabelle de GAULMYN

***

Les grands chantiers du pape pour 2006

- La première encyclique.
Le pape l’aurait signée le 8 décembre, ou la nuit de Noël. Avec comme titre Dieu est amour, elle porterait sur le don que Dieu nous a fait à travers le Christ : pas un « programme de gouvernement », donc, mais le rappel, par le pape, de la centralité du Christ, fils de Dieu venu sur terre. « Pour lui, le mystère du Salut est essentiel au christianisme, et il faut se préserver de présentations déistes », explique un cardinal.

- La réorganisation de la curie.
Certains évoquent un grand plan d’ensemble, qui permettrait aussi de supprimer des services devenus inutiles. Sans aller jusque-là, des changements devraient intervenir à la curie, ne serait-ce que pour des raisons d’âge. Pour l’instant, le pape a choisi de conserver le secrétaire d’État, le cardinal Angelo Sodano (78 ans). On attend aussi avec intérêt le premier consistoire où le pape, en élevant à la pourpre cardinalice certains évêques, devrait apporter sa propre touche au Sacré Collège.

- L’œcuménisme.
C’est l’une des priorités de Benoît XVI : les choses avancent avec les orthodoxes et, depuis son élection, les relations se sont détendues avec Moscou. La Commission internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe va se réunir en 2006 en Serbie, après cinq ans d’interruption. Le travail portera sur la synodalité et la primauté dans l’Église. Et si le dialogue avec les protestants est moins avancé, le pape a reçu les responsables méthodistes, anglicans et luthériens.

- Le dialogue judéo-chrétien.
« C’est sans doute la première fois qu’un pape se montre aussi sensible aux relations avec le judaïsme », note un observateur. Benoît XVI ne manque pas une occasion de rencontres : synagogue de Cologne, réception des grands rabbins, du comité juif international, du président de l’État d’Israël. Le pape semble vouloir aller vers un dialogue théologique, même si aujourd’hui, ces relations sont obscurcies par le désaccord concernant le statut de l’Église catholique en Terre sainte.

- L’Asie.
Même si les choses évoluent lentement, un accord ne semble plus impossible avec la Chine : Pékin a salué l’élection de Benoît XVI, mais interdit à quatre évêques chinois de se rendre au synode. Et si Rome assure que rien ne s’oppose à la suppression de la nonciature de Taïwan, les évêques chinois, nommés par l’Église officielle, ont désormais aussi quasi officiellement, l’accord du Saint-Siège. Moins spectaculaire, le Vietnam est aussi sur la voie de la normalisation : fin novembre, 57 prêtres ont été ordonnés à Hanoï par le cardinal Crescenzio Sepe, envoyé spécial du pape.

- Les voyages.
Si aucun n’a encore été annoncé officiellement par le Vatican, le pape devrait au moins se rendre en Pologne au printemps prochain et en Bavière en septembre. Il pourrait aussi aller en Espagne, en juillet 2006, pour la 5e rencontre mondiale de la famille qui aura lieu à Valence. Enfin, Istamboul reste un souhait du pape.font>




[Modificato da beatrice.France 30/12/2005 21.19]

sylvie.france
00Saturday, December 31, 2005 2:16 AM
Benoît XVI remet d’équerre ce qui est bancal et qui risque de chuter
www.chretiente.net/breve.php3?id_breve=1240

Article intéressant de :
"CHRETIENTE.INFO" Coopérateurs de la Vérité

Benoît XVI remet d’équerre ce qui est bancal et qui risque de chuter
30 décembre 2005

Le pape Benoît XVI a rappelé à l’ordre un mouvement de l’Eglise catholique, le Chemin néocatéchuménal, qui célèbre la messe le samedi, communie autour d’une table et va même jusqu’à confier les prédications aux laïcs, ce qui est formellement interdit.

Dans une lettre publiée cette semaine par des médias spécialisés dans l’actualité du Vatican, le préfet de la Congrégation pour le culte divin, Mgr Francis Arinze, a signifié "les décisions du Saint-Père" aux dirigeants de ce mouvement.

Le pape leur demande d’abandonner les innovations jugées non conformes aux règles liturgiques de l’Eglise si le Chemin néocatéchuménal veut être pleinement reconnu par le Vatican.

Il leur est rappelé que "le jour du Seigneur est le dimanche", et non le samedi, et qu’ils devront "au moins un dimanche par mois" participer à la messe de leur paroisses mêlés aux autres fidèles.

Le Vatican leur interdit aussi de confier à un laïc les prédications ou homélies qui doivent rester du ressort des prêtres, et demande que les éventuels commentaires prononcés par des fidèles soient "brefs".

Quant à la pratique de recevoir la communion assis autour d’une table placée au centre de l’église, s’inspirant de la "cène" (le dernier repas du Christ), le mouvement a un délai de deux ans pour l’abandonner.

Créé à la fin des années 1960 par les Espagnols Francisco (Kiko) Arguello et Carmen Hernandez dans un bidonville de Madrid, le Chemin néocatéchuménal se veut un mouvement d’initiation chrétienne et d’éducation à la foi catholique.

La lettre du cardinal Arinze, citée par Il Giornale et par le National Catholic Reporter, a été publiée intégralement par le vaticaniste italien Sandro Magister sur son site internet Chiesa.
beatrice.France
00Saturday, December 31, 2005 8:54 AM
Un socialiste touché par la grâce, EN FRANCE ?????
Info lue sur le forum catholique:

beatrice.France
00Saturday, December 31, 2005 9:11 AM
sylvie.france
00Saturday, December 31, 2005 11:37 PM
Entrevue avec le cardinal Ouellet
lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2005/12/20051230-203...

30/12/2005 20h42


Entrevue avec le cardinal Ouellet

«On allait voir Jean Paul II, on écoutera Benoît XVI»

La mort de Jean Paul II et l'élection de son successeur Benoît XVI font parti des événements les plus marquants de l’année 2005.
Le conservatisme du successeur de Jean Paul II a soulevé une certaine désapprobation chez plusieurs fidèles qui espéraient qu’un vent plus libéral souffle sur le Vatican.

Toutefois,le cardinal de Québec, Marc Ouellet, qui est très proche de Benoît XVI, croit que le nouveau pape est en voie de confondre les sceptiques.

«Je crois qu'il y a eu là (dans l’élection de Benoît XVI) un acte très audacieux parce qu'il n'était pas facile de prendre une décision qu'on prévoyait ne pas être des plus populaires au premier abord», explique le cardinal.

Selon lui, le choix était bon parce qu’il assure une continuité avec la philosophie de son prédécesseur. «C'est un homme de pensée. On allait voir Jean-Paul II et maintenant, on va écouter Benoît XVI. Je peux vous dire que les foules ont augmenté à Saint-Pierre de Rome.»

Marc Ouellet est très près du Pape, personnellement et liturgiquement, mais il refuse de dire s’il s’attend à avoir des fonctions plus élevées au sein de l’Église. «Le Pape m'a demandé d'être à Québec et je suis très heureux d'y être. Je ne rêve pas à autre chose.»

À propos du sacerdoce des femmes, il dit souhaiter que la tradition soit maintenue, c’est à dire de réserver la prêtrise aux hommes. Il croit que la femme ne sera jamais acceptée dans cette fonction.

Pour l’année 2006, le cardinal Ouellet souhaite «que les foyers expérimentent la paix, la paix du coeur, la paix dans les relations, et que l’on soit de plus en plus accueillants pour les enfants et pour les immigrants.»


sylvie.france
00Sunday, January 1, 2006 2:35 AM
samedi 31 décembre 2005
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=11905&2138
www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=11905&2138

samedi 31 décembre 2005, mis à jour à 21:47
Benoît XVI referme 2005 en évoquant Jean Paul II
Reuters


Faisant le bilan de l'année écoulée, le pape Benoît XVI a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, Jean Paul II, décédé en avril.


© Reuters
Le pape, qui célébrait son premier Te Deum de fin d'année depuis son élection, s'est réjoui de l'approfondissement du dialogue avec les autres confessions.

Il a par ailleurs réaffirmé son attachement à la famille traditionnelle qui, a-t-il dit, est en crise.

L'ex-cardinal Joseph Ratzinger a rappelé un discours prononcé le 6 juin, au cours duquel il a condamné les unions homosexuelles, qui sont selon lui l'expression d'une "liberté anarchique" menaçant l'avenir de la famille.
Il a aussi condamné le divorce, le contrôle des naissances par des moyens artificiels et les mariages à l'essai.

"La famille a toujours été au centre de l'attention de mes vénérés prédécesseurs, en particulier de Jean Paul II", a déclaré Benoît XVI au cours des vêpres à la Basilique Saint-Pierre.

"Il a soutenu en de nombreuses occasions que la crise de la famille nuit gravement à notre civilisation (...) Moi aussi, j'ai souhaité apporter ma contribution", a dit Benoît XVI.

L'édition de dimanche de l'Osservatore Romano, organe du Vatican, publie en une un article intitulé "Un chemin partagé, un regard vers l'avenir", présentant 2005 comme un pont entre deux pontificats.

Il rappelle que Jean Paul II avait qualifié le cardinal Ratzinger d'ami dans lequel il avait toute confiance et il souligne à quel point les deux hommes étaient totalement dévoués à l'Eglise.

"Je pense, avec un sentiment profond et spirituel, à il y a douze mois lorsque, comme ce soir, le bien-aimé Jean Paul II a parlé pour la dernière fois au nom du peuple de Dieu afin de remercier le Seigneur des nombreux bienfaits accordés à l'Eglise et à l'humanité", a dit Benoît XVI.

C'est maintenant à moi qu'il incombe de rendre grâce à la fin de 2005 et à la veille de 2006, a-t-il ajouté.

Le pape célèbrera dimanche une messe du Nouvel An, dont l'Eglise catholique a fait la Journée mondiale de la paix.
La prochaine cérémonie importante prévue pour la période de Noël sera la messe de l'Epiphanie, le 6 janvier.
Début janvier, le pape dit aussi publier sa première encyclique portant sur la relation personnelle avec Dieu.
beatrice.France
00Sunday, January 1, 2006 2:14 PM
Cela fait infiniment plaisir!!!


http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/
beatrice.France
00Monday, January 2, 2006 8:06 PM
Du Forum Catholique: intentions de prières pour 2007


http://www.leforumcatholique.org/forum.php
beatrice.France
00Tuesday, January 3, 2006 4:12 PM
Article de Patrice de Plunkett
Très belle réflexion de Patrice de Plunkett, l'auteur de "Benoît XVI, ou le plan de Dieu" (dont le titre est tout un programme, et tranche avec le conformisme de beaucoup de biographies ou études -hâtivement- publiées en France) dans son blog trés bien tenu et constamment mis à jour sur Benoît XVI.

http://plunkett.hautetfort.com/

Il y a notamment une fine analyse du rapport des media avec la religion catholique, rejoignant nos impressions, sur ce forum, à la lecture de la presse récente.

On trouvera l'ensemble de l'article ICI.
J'ai pour ma part détaché les parties qui m'ont semblé les plus significatives (les caractères gras et soulignements sont de moi), ou les plus proches de ce que nous avions déjà exprimé ici-même...


Vœux 2006 aux médias français
... avec un louable effort pour adopter, envers eux, la Positive Attitude...
Les chrétiens accusent souvent les grands médias de dysfonctionner dans le domaine des actualités religieuses.
Ce n’est pas un fantasme : l’existence de ces dysfonctionnements est indiscutable.

Mais pourquoi ce phénomène ? Sans doute y a-t-il une différence radicale entre l’univers de l’Eglise et celui de l’Info. L’Eglise vit selon un rythme multiséculaire, lent, patient, cherchant la permanence et le consensus ; alors que l’Info (grande machinerie) fonctionne dans l’éphémère, la surenchère et la rapidité.
A cet égard il y aura toujours un décalage entre « l’Eglise et les médias ». Et l’Eglise en est consciente, comme le montre la tactique de prudence inaugurée par Benoît XVI qui sait, depuis Vatican II, que les fuites sont le carburant de la désinformation.

Cela dit, cette désinformation en matière religieuse a [d'] autres causes :

... Le discours de l’Eglise étant étranger au circuit médiatique, ce dernier a le réflexe de traduire les événements religieux dans un langage plus familier aux salles de rédaction : celui de la politique, des faits divers, des ‘‘nouvelles moeurs’’, etc.

D’où un foisonnement de contresens.

Par exemple dans un article de Libération (26 décembre), qui croyait résumer les huit premiers mois du pontificat en disant ceci :


« L’ex-cardinal Joseph Ratzinger, qui fut le plus proche collaborateur de Jean-Paul II, a jusqu’ici mené un pontificat en demi-teinte, gérant ‘‘de façon notariale la continuité’’, comme le déplorent nombre de vaticanistes italiens qui n’hésitent pas à critiquer son ‘‘immobilisme’’… Philosophe nourri de saint Augustin et d’un pessimisme sur l’homme et le monde, (il) accentue encore un rigorisme doctrinal qui inquiète une partie du monde catholique. Il dénonce encore plus durement la contraception que l’homosexualité et il a rappelé, lors du dernier synode des évêques, la règle du célibat des prêtres… »

Ces lignes de Libé sont un échantillon du prêt-à-penser médiatique en matière religieuse. On y relève plusieurs lieux communs :

- le perpétuel grief d’ « immobilisme », reflétant l’incompréhension des médias devant un gouvernement qui opère sans bruit et n’a pas besoin des journaux (et plus encore, l’incompréhension des médias envers la nature des dossiers dont traite ce gouvernement) ;

- le mythe des « vaticanistes », experts fantômes dont on aurait beaucoup de mal à trouver l’adresse dans Rome, mais dont l’autorité fictive sert de couverture aux journalistes parisiens (plus habitués aux sujets people qu’à l’étude des faits religieux) ;

- le « pessimisme » prêté à saint Augustin… Ce Père de l’Eglise était le contraire d’un pessimiste, mais les journalistes n’ont jamais lu une ligne de lui, et croyant que citer son nom impressionne les foules, ils ressassent depuis avril, en copié-collé, la bourde sur le « pessimisme de saint Augustin ». (Qui l’a mise en ligne le premier ? Golias, comme d’habitude ?)

- le « rigorisme doctrinal », censé « inquiéter » une « partie » du monde « catholique ». (Mais la presse verrait du « rigorisme inquiétant » jusque dans le Credo.
Et beaucoup de ceux qu’elle appelle « catholiques » n’adhèrent pas à la foi chrétienne).

[..]

Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que Libé (mentionnant la future encyclique) conclue : « Nombre de croyants espèrent y voir enfin plus clairement ce que veut ce pape qui n’aime ni voyager ni se mettre au premier plan »...

Se « mettre au premier plan » est peut-être exigé du pape par les médias, mais non par les croyants. Et pour se demander « ce que veut » Benoît XVI, il faut ne pas savoir où sont les priorités de l’Eglise catholique... Genre d’ignorance moins répandu chez les croyants que chez les journalistes – y compris ceux que le hasard a chargés de couvrir les événements religieux.

31/12/2005



J'aime bien la référence à Saint-Augustin. J'avoue ne pas connaître davantage sa doctrine que les journalistes (qui pourraient quand même faire leur métier correctement, et se documenter, par respect pour les lecteurs), mais la fausse érudition étalée à la louche, outre qu'elle est exaspérante, se révèle un des vecteurs les plus efficaces de la désinformation, car elle touche finalement la partie la moins inculte du public (ceux qui ont entendu parler de...: les autre sont de toutes façons innaccessibles).

[Modificato da beatrice.France 03/01/2006 18.20]

sylvie.france
00Tuesday, January 3, 2006 7:51 PM
Programme de janvier à fin avril 2006
excellent article de "Apic" :

www.kipa-apic.ch/meldungen/sep_show_fr.php?id=2768


Rome: Publication du programme liturgique de Benoît XVI de janvier à fin avril 2006
Benoît XVI renouera avec certaines traditions

Rome, 2 janvier 2006 (Apic)
-Le pape Benoît XVI présidera, dans la basilique Saint-Pierre, une messe pour les travailleurs le 19 mars 2006 et une célébration pénitentielle le mardi 11 avril 2006.
-Il effectuera en outre sa deuxième visite en paroisse à Rome, le 26 mars 2006, indiqué le calendrier liturgique pontifical rendu public pour les mois de janvier, février, mars et avril prochains.
Benoît XVI aura un programme liturgique chargé durant les quatre prochains mois, commençant par
-la célébration de l'Epiphanie le 6 janvier 2006 et se concluant le 16 avril, jour de son anniversaire, par celle de Pâques.
Le nouveau pape reprendra certaines traditions abandonnées par Jean Paul II malade durant les dernières années de son pontificat, notamment lors de la semaine sainte.

Après la messe du dimanche 1er janvier 2006, fête de sainte Marie Mère de Dieu et 39e Journée mondiale de la paix, le prochain rendez-vous liturgique de Benoît XVI est celui de l'Epiphanie, le 6 janvier prochain.
A cette occasion, il présidera une messe dans la basilique Saint-Pierre à 9h30.
Elle sera suivie, comme lors des jours de fête solennelle pour l'Eglise catholique, par la récitation, à midi, de l'Angélus.

-Deux jours plus tard, le dimanche 8 janvier, fête du baptême du Seigneur, le pape célébrera à 10h la messe et le baptême de quelques enfants dans la chapelle Sixtine.

-Le 25 janvier 2006, fête de la conversion de saint Paul, Benoît XVI se rendra à la basilique majeure de saint Paul hors-les-Murs pour y célébrer les vêpres à 17h30.
Il y était déjà allé le 25 avril 2005 afin de se recueillir sur la tombe de l'apôtre. Comme le veut la tradition, son prédécesseur s'était rendu dans cette basilique patriarcale pour la fête concluant la semaine de l'unité des chrétiens - commençant chaque année le 18 janvier pour se finir le 25 -, pour la dernière fois le 25 janvier 2003. C'est aussi là que Jean XXIII annonça, le 25 janvier 1959, le Concile oecuménique Vatican II, et que Jean Paul II, lors de l'année mondiale de la paix de 1986, invita toutes les religions à promouvoir une réunion spéciale de prière pour la paix à Assise.

Le mois de février 2006 sera plus calme pour Benoît XVI.
Sur son agenda liturgique figure une messe dans la basilique vaticane le 2 février, à 17h30, pour la fête de la présentation du Seigneur. Selon la tradition, le pape bénira les bougies des fidèles en procession dans la basilique et présidera la messe célébrée pour les religieux en cette Journée annuelle pour la vie consacrée.

Temps du carême
Les mois de mars et d'avril, caractérisés par le temps du carême et de Pâques seront plus intenses pour le pape.

Reprenant les habitudes de ses prédécesseurs abandonnées par Jean Paul II à la fin de son pontificat en raison de sa santé défaillante, Benoît XVI se rendra à la basilique sainte Sabine, sur la colline de l'Aventin, pour la messe du mercredi des cendres le 1er mars 2006. Le carême s'ouvrira à 16h30 par une procession partant de l'église saint Anselme, voisine de sainte Sabine. A 17h, le pape célébrera la messe dans la basilique tenue par les dominicains, qui sera marquée par la traditionnelle bénédiction et imposition des cendres.

Puis, le dimanche 5 mars, le pape lancera, dans la chapelle Redemptoris Mater du palais apostolique, les exercices spirituels pour la curie romaine. Comme chaque année, ils prendront fin une semaine plus tard.
C'est le pape qui y mettra un terme le samedi 11 mars à 9h, dans la même chapelle.

Le 19 mars 2006, 3e dimanche de carême et fête de saint Joseph, saint patron de Joseph Ratzinger et patron des travailleurs, Benoît XVI présidera une messe à leur attention à 9h30, dans la basilique vaticane. A cette date, Jean Paul II avait autrefois l'habitude de rencontrer les travailleurs à Rome.

Une semaine plus tard, le 26 mars, 4e dimanche de carême, le pape se rendra à la paroisse romaine de Dieu père Miséricordieux, où il célébrera la messe à 9h30. Il s'agira de sa 2e visite en paroisse. Jean Paul II ne s'y était jamais rendu, cette église récente n'ayant été consacrée qu'en octobre 2003.

A la mémoire de Jean Paul II

Le lundi 3 avril 2006, Benoît XVI célébrera à 17h30 une messe dans la basilique vaticane, à la mémoire de son prédécesseur et ami, décédé dans la soirée du 2 avril 2005. Il s'agira du premier anniversaire annuel de la mort de Jean Paul II.

Le 9 avril suivant, dimanche des rameaux, le pape présidera la messe Place Saint-Pierre, à 9h30.
Il bénira les rameaux portés en procession, traditionnellement par les jeunes, en cette Journée mondiale de la jeunesse. Puis, le mardi saint 11 avril, le pape présidera une célébration pénitentielle à 17h30 dans la basilique vaticane. Cette nouvelle initiative sera caractérisée par le 'rite pour la réconciliation des plus pénitents', accompagné de la confession et de l'absolution individuelle. Jean-Paul II avait pour sa part l'habitude de descendre le vendredi saint dans la basilique afin d'y confesser quelques fidèles.

Le 13 avril, jeudi saint, Benoît XVI présidera la messe chrismale à 9h30 dans la basilique Saint-Pierre. Puis, à 17h30, l'évêque de Rome se rendra à la basilique saint Jean de Latran, cathédrale de Rome, pour y célébrer la messe de la Cène du Seigneur.
Le lendemain 14 avril, vendredi saint, il présidera dans la basilique vaticane la célébration de la passion du Christ à 17h, avant de se rendre au Colisée, à Rome, pour le traditionnel chemin de croix commençant à 21h15. L'an dernier, le cardinal Ratzinger en avait écrit les méditations tandis que Jean Paul II, presque mourant, n'avait pu s'y déplacer pour la première fois de son pontificat. Le 15 avril, samedi saint, Benoît XVI présidera comme l'an dernier, - où en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi il avait supplée à l'absence du pape -, la veillée pascale à 22h dans la basilique vaticane.

Enfin, le dimanche 16 avril, jour de Pâques, le pape présidera la messe solennelle avec le rite du 'Resurrexit' à 10h30 place Saint-Pierre.

Puis, en ce jour où il fêtera ses 79 ans, il donnera sa 3e bénédiction 'Urbi et Orbi' (sur la ville de Rome et dans le monde, ndlr) depuis la loggia centrale de la basilique vaticane, à midi. (apic/imedia/ar/pr)
02.01.2006 - Apic
TERESA BENEDETTA
00Wednesday, January 4, 2006 1:15 AM
Le Paques, c'est aussi son 79eme anniversaire
...il faut l'ajouter aux notes de 16 avril!
beatrice.France
00Wednesday, January 4, 2006 11:17 AM
Dans le journal italien "Libero"
Article paru dans le journal "Libero" ( http://libero-news ) du 2/1/2006, mis en ligne par Emma3, puis par Dipl, sur le forum italien, traduit en anglais par Teresa sur la section anglophone

Très beau texte, qui rend justice et hommage, même physiquement, comme nous le faisons ici, à la personne du Pape, à la spiritualité dont elle rayonne, au témoignage de la foi qu'elle nous offre par son seul sourire.
Renato Farina donne une portée hautement symbolique à la rencontre avec Oriana Fallaci (en quelque sorte porte-drapeau des chrétiens-athées, si cette juxtaposition de mots a un sens, à qui le Pape envoie le message de faire le "pari" que Dieu existe).

Les ennemis de "l'option - Ratzinger"
("Libero", page 13, 2/1/06)
Renato Farina

Parmi les grands de ce monde, en cette période de l'année, il y a une seule personnalité qui se démarque. Le Pape.
Nous en avons perdu un (mais seulement jusqu'à un certain point, nous le verrons), et à présent, il y a Benoît.
Que fera t'il? Voilà une question qui convenait particulièrement pour Wojtyla. A chaque fois, il bouleversait le monde, en voyageant, en implorant, ou simplement en mourant.

Ratzinger...J'ai compris cela: c'est un mystère candide, une promesse enchanteresse. Le fait que cet homme existe suffit pour faire naître et conserver l'espoir.
C'est pour cela qu'Oriana Fallaci est venue, et lui l'a reçue dans son bureau. Ils se cherchaient.
Beaucoup d'ennemis obscurs s'approchent et nous essaierons de comprendre comment ils vont s'y prendre. Chaque chose en son temps, pourtant.
A midi, hier, quand il est apparu à la fenêtre de son bureau, au troisième étage du Palais Apostolique, de sa calotte s'échappait une mèche blanche, quelque chose d'à la fois rebelle et délicat. Pour le reste, durant les deux messes retransmises par les télévisions du monde entier, il a été égal à lui-même, se comportant comme un enfant de choeur bien sage, ses gestes étaient circonscrits comme d'habitude dans les limites strictes de la correction.
Il fait tout sur la pointe des pieds, Benoît XVI. Mais cette mèche et ces yeux ont quelque chose d'indomptable, de plus fort que les philosophie, et même que les mots, quelque chose de la sauvagerie d'un chat au repos, mais les chats sont toujours inquiets quand ils aiment.
Et Ratzinger a cette passion intérieure.
Wojtyla l'avait déjà, elle irradiait de lui au travers de gestes puissants: le Polonnais ouvrait grand ses bras sur le théâtre du monde, et le monde paraissait tout petit.
Avec Ratzinger, tout se passe dans le calme du protocole. C'est la puissance de la joie pure. C'est pour cela qu'ils sont si nombreux à accourir vers lui: on le voit, c'est le fait même qu'il nous regarde qui nous communique cette joie. Ce n'est pas un phénomène irrationnel, mais humain. Le regard serait irrationnel? Non, c'est l'essence des rapports entre amis, entre amants, entre un père et ses enfants.
Ratzinger communique par un regard à la fois calme et inquiet, parce qu'il brûle d'un feu qui ne s'éteint pas.
Personne ne tient compte de cela, en évoquant Joseph Ratzinger: il a la certitude d'une Autre Présence parmi nous.
En fait, quand il dit "Nous ne sommes pas seuls, personne n'est seul" (il l'a répété trois fois à la messe de début de Pontificat, le 24 avril, désignant ensuite un ami, Jésus), il raconte une vérité dont il fait lui-même l'expérience. C'est de cela que naît sa pensée, contre le relativisme et le nihilisme, contre le fanatisme religieux qui engendre le terrorisme.
Le fanatisme est la religion qui refuse la vérité de la raison et de l'expérience. Le relativisme et le nihilisme sont la vraie pauvreté des hommes d'aujourd'hui, qui sont malheureux à cause de cela.
La nuit de la Saint-Sylvestre, pendant la Messe où l'on chante le Te Deum, il a rappelé à notre souvenir les pauvres de ce monde, les sans-abri. Mais en prononçant ces mots, il ne dressait pas seulement une liste d'oeuvres de charité, il pensait aussi "aux personnes les plus pauvres et abandonnées, ceux qui ont perdu tout espoir sur le sens de leur propre existence".
C'est là le mal qui ronge l'Occident. Ce n'est pas tant de ne pas trouver un sens à sa vie, que de penser qu'il est inutile d'en chercher un, car il n'en existe pas. Et même de s'en vanter!
Lui, au contraire, témoigne d'une autre possibilité.
C'est pour cela qu'Oriana Fallacci est venue le voir. Elle aime la liberté et la vie. Elle ne peut pas les livrer à l'islam. Elle se refuse à les envelopper du scepticisme des intellectuels. Et elle a rencontré ce sourire planté dans un roc de certitude.
La vie est compliquée, elle sera dure, mais il est facile de se comporter comme les bergers, à Béthléem, si on voit une lumière, il faut courir vers elle, avec ses maladies, sa rage, ses attentes: pour la contempler.
Dans cette existence sans ouverture vers l'infini, quelque chose d'imprévisible: le regard bon et inquiet d'un Pape sur une athée qui croit en la beauté.
L'alternative, alors n'est pas entre l'islam et le nihilisme; entre la négation de la liberté et sa transformation en une joute stupide.

Il y a une autre possibilité. L'option - Ratzinger.
Giulio Andreotti a offert à Ratzinger pour Noël un chat argenté, commandé à un artisan des Abruzzes, et copié de la photo du chat Chicco publié par notre journal (Libero).
Sur la boîte, il a fait dessiner les armoiries pontificales. J'étais avec lui quand il a reçu ce chat. Andreotti a eu un moment de surprise. Il a caché de sa main le museau du chat de métal, et il a dit "Ce sont les yeux du Pape".
Les problèmes du monde actuel sont graves, et il y en a de plus sérieux que de parler des yeux et des cheveux du Pape, le nouveau Pape qui nous arrive en 2006. Jusqu'à présent, on s'est surtout préoccupé de ce qu'il pense, jusqu'à quel point il est "de droite", mais les gens remarquent son visage, voient ses sourires, découvrent ses certitudes. Benoît XVI a été la grande nouveauté de 2005. Et ce sera aussi celle de 2006, sans aucun doute.

Ses ennemis les plus récents ont cherché à faire de Ratzinger un personnage d'un roman à la Dan Brown, le transformant en roi noir d'un complot de l'Opus Dei. Comme si, par surcroit, l'Opus Dei était aux mains du diable. Et ils en rajoutent sur cette fable macabre. La riposte est venue de la foule, qui l'étreint avec affection. Vox populi, vox Dei.

En recevant un prix littéraire à New-York, Oriana Fallaci a dit que nous entrons dans une période d'ouverture religieuse. Surtout, ne pas la confondre avec la dévotion ou la piété. La religiosité est le désir de l'infini. Regarder la mort, et espérer ne pas mourir. L'année passée, ce fut le Cardinal Ratzinger qui expliqua au monde l'impuissance de la mort, dans ses homélies retransmises à la télévision lors des obsèques de Don Luigi Giussani (24 février) puis de Jean-Paul II (8 avril).
Depuis, le Pape est devenu une sorte de "réclame" pour cette issue de secours contre l'ennui que représente la foi.
Il l'a fait avec des raisonnements qui sont là pour être débattus, ce ne sont pas des reliques à placer sur l'autel. De Dieu, on doit parler comme on mange des pommes de terre frites, ou comme on boit un verre de vin.

Pourtant, chez nous, cette magnifique échappatoire à la banalité a été étoufée par les débats sur les rapports entre l'Eglise et l'Etat, entre laïcité et religion. Toutes choses importantes, certes. Mais franchement mineures. Et que l'on agite souvent pour détourner l'attention de l'unique question vraiment décisive.
Le défi de ce Pape est pédagogique, il se joue sur la capacité de communiquer le sens de la vie aux jeunes quel que soit leur âge. S'il existe une réponse à notre soif, ou si c'est une illusion de la désirer.
La puissance symbolique de cette rencontre entre le Pape et Oriana met en relief précisément cette essence de la religiosité.
Ratzinger dit: "j'ai une réponse pour toi, Oriana, même si tu ne crois pas, essaie de vivre comme si Dieu existait. Et pas le Dieu des philosophes, des francs-maçons ou des rois mérovingiens, celui-là dort dans les nuages, mais le Dieu qui nous vient de la tradition".
Ratzinger a préparé une encyclique sur ce Dieu. Elle s'intitule "Dieu est amour". Un amour qui s'est incarné.
Et qui nous regarde, vous et moi. Comme un chat, comme un Pape.



Quelle plus belle illustration pour l'article?
(couverture du livre "La révolution de Dieu", édition Bayard)

[Modificato da beatrice.France 04/01/2006 13.02]

beatrice.France
00Wednesday, January 4, 2006 1:47 PM
L'esprit du Concile
Présent est un quotidien catholique français, proche, disons, des traditionalistes.
Depuis le début (c'est-à-dire depuis le 19 avril), il a été d'une loyauté sans faille envers notre Pape, le soutenant de toutes ses forces contre les critiques des autres media. Voir sur ce site le compte-rendu de l'élection fait par l'envoyé spécial à Rome pour l'occasion, Olivier Figueras (post 139).
Le directeur du journal, Jean Madiran, revient ici sur l'homélie prononcée par Benoît XVI devant la curie romaine peu avant Noël. L'article est reproduit in-extenso par le forum catholique , ICI .

En voici quelques passages significatifs.

Benoît XVI libère la Foi

Il récuse le soi-disant « esprit du Concile » cause depuis 40 ans des censures et interdits

 Benoît XVI est parfaitement explicite dans sa désignation de ce qu’il met en cause, discute, récuse : c’est l’esprit qui, sous le nom d’« esprit du Concile », a dominé la vie de l’Eglise depuis quarante ans....

 Ce soi-disant « esprit du Concile » imposait une « discontinuité », et finalement une rupture entre une « Eglise préconciliaire » et une « Eglise post-conciliaire ». En France peut-être davantage qu’ailleurs, nous avons subi cette rupture. ...

Brusquement, tout ce qui était antérieur au Concile était disqualifié et interdit dans les diocèses : par exemple, tous les catéchismes. Interdits et jamais remplacés. La suppression du petit catéchisme catholique a été radicale. La messe traditionnelle fut également interdite.

Un tel esprit a « engendré la confusion », déclare Benoît XVI, et la contestation qu’il en fait porte « à la racine ».
Le prétendu esprit du Concile a considéré Vatican II comme une sorte d’assemblée constituante démocratique qui « élimine une vieille constitution [de l’Eglise] et en crée une nouvelle ». Impossible d’admettre cela, dit Benoît XVI :
« Les Pères [du Concile] n’avaient pas un tel mandat et personne ne le leur avait donné. »
Il dit aussi pourquoi :
« Personne, du reste, ne pouvait le donner, car la constitution essentielle de l’Eglise vient du Seigneur. »

Le soi-disant esprit du Concile, esprit de rupture avec ce qui est antérieur à Vatican II, « a pu compter, observe Benoît XVI, sur la sympathie des mass media et également d’une partie de la théologie moderne ».



On trouvera le texte complet du discours du Saint-Père aux membres de la Curie sur le site de l'Agence Zenit:
http://www.zenit.org/french/

[Modificato da beatrice.France 04/01/2006 14.10]

beatrice.France
00Sunday, January 8, 2006 9:01 AM
Photos dans OGGI n°1 de l'année 2006
Numéro "spécial", avec une rétrospective des évènements marquants de l'année écoulée.

Avril:


Août:



Décembre:
beatrice.France
00Sunday, January 8, 2006 9:09 AM
Les fidèles accourent pour voir Benoït XVI
Article de Présent. Les informations ne sont pas inédites, sinon dans la presse française.

sylvie.france
00Sunday, January 8, 2006 2:56 PM
audiences

" c'était la première fois depuis son élection que Benoit XVI tenait son audience générale à couvert au Vatican"

[SM=g27833]
éh non ...
mercredi 3 aout, 10 aout, 24 aout, il la tenait où ? [SM=g27818] au frais, dans la même salle. [SM=g27823]

<< Pope Benedict XVI waves pilgrims after the general audience in the Paolo VI hall, today 03 August 2005 in Vatican City. >>
www.catholicpressphoto.com/daily.htm

[Modificato da sylvie.france 09/01/2006 14.42]

beatrice.France
00Sunday, January 8, 2006 5:01 PM
8 janvier: dix nouveaux-nés baptisés par le Pape à la Chapelle sixtine
Agences AGI, ANSA 8 janvier




- Oui à la vie, oui à la vérité, à la justice, à l'action responsable, il faut crier fort "non à la culture dominante de mort".

C'est ce qu'a dit le Pape lors de l'homélie prononcée dans la Chapelle Sixtine, à l'occasion de la célébration eucharistique accompagnée de l'administration du sacrement du baptême à 10 enfants, poursuivant ainsi la tradition initiée par Jean-Paul II,à l'occasion de la fête du baptême du Seigneur, le 1er dimanche après l'Epiphanie.
Pour Benoît XVI, les exemples de cette culture de mort ne manquent pas: comme "la fuite dans la drogue, dans le faux bonheur, qui nous montre le mensonge, l'injustice, le mépris des autres. ".
C'est aussi "la sexualité qui devient un pur divertissement, sans aucune responsabilité", et "qui fait de l'homme une marchandise". Il a utilisé le terme "cosazione" (néologisme qu'on pourrait traduire par "chosification") de l'homme, pour parler de l'homme réduit à un objet, à une chose, à une denrée commerciale.

L'occasion d'en parler, il l'a tirée du rite du baptême, où l'on proclame les trois "non", le renoncement à Satan, aux tentations, au péché, et où l'on proclame au contraire la profession de foi.
"Tant de fois nous avons entendu ces renoncements, c'est peut-être pour cela qu'ils ne nous disent plus grand'chose, alors qu'on devrait approfondir le sens de ces trois "non" et de ce "oui", a rappelé Ratzinger, "il faut comprendre à quoi l'on dit "non" et ainsi on réalise mieux à quoi on dit "oui".



"Dans le baptême, a ajouté Ratzinger, lors de l'homélie improvisée (a braccio), l'enfant est inséré dans 'la famille de Dieu', qui ne l'abandonnera jamais, et qui porte en elle la promesse de l'éternité"

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